MORSE (Låt den rätte komma in) – Tomas Alfredson

By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord

fév 09 2009

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Catégorie: des films...

1 Commentaire

Film suédois / fantastique / 2009

Banlieue de Stockholm dans les années 80, c’est l’hiver, il fait froid, Oskar (Kare Hedebrant), 12 ans, s’ennuie et souffre des persécutions de trois garçons de sa classe. Il va alors faire la rencontre d’Eli (Lina Leandersson) sa nouvelle voisine, spécialiste du RubixCube… Ils sont dehors dans le froid, il fait nuit et elle est en tee-shirt et sent bizarre. La neige se confond avec leurs deux visages livides. Eli est un vampire et comme lui, la jeune fille (d’apparence du moins) souffre de sa condition. L’union fait la force ?

Oubliez les scénarios à l’américaine d’histoires d’amour niaiseuses entre un mortel et un être surnaturel, l’adaptation du roman de John Ajvide Lindqvist est à 100 lieues de cela. Pas de collier d’ail, pas de scènes grandiloquentes où le vampire majestueux fend le ciel avant de fondre sur une proie, pas d’hémoglobine à profusion, pas de dialogues tout droit sortis des Harlequin. Non. Eli est un vampire et souffre de sa condition. Elle préfère mourir de faim plutôt que de se jeter au cou d’humains (elle va d’ailleurs jusqu’à essayer de manger des bonbons). Et lorsqu’elle ne contrôle plus ses pulsions, elle prend le soin de tuer ses victimes afin qu’ils ne deviennent pas comme elle : ni morte ni vivante, ni femme ni homme (garçon castré).

On peut souligner la qualité d’interprétation des jeunes acteurs. Les dialogues sont désarmants de naturel – lorsque le fragile Oskar demande à Eli si elle veut être sa copine et qu’elle répond non, il ne se met pas la rate au court-bouillon, il comprend. Le rythme de narration est tout aussi modeste : vous êtes en Suède avec des personnes calmes et réfléchies, pas de vagues, pas d’affolement inutile. La bande-son va aussi dans ce sens, pas d’accès stridents mais de douces mélodies classiques, essentiellement au piano. C’est reposant et l’effet produit à une conséquence directe : on ne peut pas classer ce film dans la catégorie épouvante comme le sont tous les films américains traitant du sujet, mais bien dans un genre bien plus noble rappelant un genre littéraire longtemps méprisé et néanmoins grandiose : le fantastique.

Alors certes, certaines scènes sont réalisées avec peu de budget et cela se sent, en particulier lors d’apparition de chats qui hérissent le poil à l’approche des vampires. Mais pour le reste, c’est impressionnant de simplicité et crédibilité. Les vampires ne sont pas morts mais doivent être invités à entrer, il faut les accepter pour leur donner un peu de vie, les autoriser à entrer (Låt den rätte komma in), à partir de là, tout est possible… y compris se parler en morse.

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Note : 8,5/10

 

One comment on “MORSE (Låt den rätte komma in) – Tomas Alfredson”

  1. Oui c’était beau. Moi aussi je préférerais être un vampire plutôt qu’un cyborg.


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