
YUKSEK – Away from the sea
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:Away from the sea, chronique, disque, electro, France, premier album, reims, remixes, Yuksek
Catégorie: des disques...
Dj français / électro / 2009
Ahah on l’attendait au virage lui… et il s’en sort honorablement. Yuksek ou l’histoire du mec à qui on ne peut rien envier de prime abord (vivre à Reims et s’appeler Pierre-Alexandre Busson, ça n’a rien d’excitant)… de prime abord seulement. Après le succès de son maxi Tonight et de ses multiples remixes de ShitDisco, Zombie Nation, Chromeo, Naast, Detect, Teenage Bad Girl et Adam Kesher, Yuksek sort enfin son premier album.
La pochette d’abord, on n’en attendait pas moins du rémois : tel un livre d’enfants, vous découvrez que derrière les yeux oranges du visage se cache une photo d’un Yuksek affalé dans un pouf 70’s devant une photo ultra cliché de couché de soleil caribéen. Sur la droite est posé à l’envers un carton de présentation de Yuksek… il semble bouquiner en attendant que ce soit son tour de mixer tout simplement. Alors forcément ça donne envie d’ouvrir le troisième volet tout en noir et turquoise et de découvrir un livret comportant une petite histoire qui en une seule (très longue) phrase résume et relie tous les titres de l’album. L’album, tout comme sa présentation, est progressif, très scolaire mais pas chiant.
La musique est à l’image de la pochette, jouant de titres ultra-rabachés disco, funk et pop. Quelques bits classiques par dessus et des rythmes énervés accompagnés d’un soupçon de break, le tout produit une petite mixture explosive, terriblement efficace et incroyablement belle. Dès le premier titre (Break Ya) on est au milieu du dancefloor, avec la pêche et l’envie d’en découdre, comme savent le faire Brodinski ou Danger. Tonight confirme que le titre est un tube incontesté et avec A certain life, ça y est vous ne voulez plus sortir du club (mélange Jackson Five, Brodinski, le tout posé et avec un texte scandé). Notons le délicieux So Far Away From The Sea où Yuksek ressuscite Grandaddy, Architecture in Helsinki et autres groupes de psyché-pop de la même veine. A la moitié de l’album (I Could Never Be a Dancer), les paroles s’estompent peu à peu ou deviennent très géométriques et laissent place à des titres de minimal très construits. Les titres qui oscillaient entre 3’01 et 3’42 s’allongent graduellement (de 4’16 à 7’39). A plusieurs reprises, on ne peut s’empêcher de penser au duo de Justice (So Down surtout), mais la version Yuksek est plus chaloupée, comme possédant une touche Afro. L’album se termine sur un titre pop-rock basique (voix-guitare-batterie).
Alors oui, pour un premier album qui a su se faire désirer (trois ans d’EP et remixes), le premier opus de Yuksek est à la hauteur (comme son nom l’indique en turc). Yuksek ne sera peut-être jamais un danseur et vivra toujours loin de la mer dans les terres froides, mais il va sans aucun doute continuer de faire se remuer un bon nombre de petits corps dégingandés… y compris sur la plage sous les tropiques après une journée de surf.
Note : 8/10
Prestations de Yuksek en concert ?
Chronique de Yuksek à la Cigale (09/04/2009)
Chronique de Yuksek au Point FMR (12/10/2009)



Mouais, pas très convaincu, à part pour “So Far Away From The Sea” comme tu le dis.
Bisous
http://www.playlistsociety.fr/2009/02/yuksek-away-from-sea-610.html
Du peu que j’ai supporté en écouter (au moins 2 écoutes en diagonale de tout l’album quand même) c’est de l’adaptation de la noisy-house french touch 2.0 pour les masses avec un bon sens de la mélodie… Allez un petit article sur Buraka Som sistema, Diplo, Radioclit, Sinden, ou Brodinski…
Ce n’est pas parce que c’est pour les masses que c’est mauvais,
Justice est clairement pour les masses et pourtant personne n’y trouve rien à redire…
En revanche d’accord pour Brodinski (Record Makers les indétrônables), moins pour Diplo dont les lives sont géniaux mais pas l’album…