20e/PREMIERE – 20E PROMOTION DU CNAC @ La Villette
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:20e promotion, cirque, CNAC, Georges Lavaudant, Jean-Claude Gallotta, La Villette, Paris
Catégorie: du cirque...
Cirque moderne / CNAC / France / 15/02/2009
Comme chaque année, La Villette accueillait le spectacle de la dernière promotion du Centre National des Arts du Cirque. Ayant connu une légère perte de vitesse liée à la qualité décevante des mises en scène des promotions des dernières années, le CNAC prouve à nouveau que cette école est de qualité.
Pour cette 20e promotion, on avait fait appel à Georges Lavaudant – grand metteur en scène s’il en est dont mon jeune âge me permet seulement de me souvenir d’une belle mise en scène de La Cerisaie au Théâtre de l’Odéon) et Jean-Claude Gallotta – chorégraphe contemporain digne élève de Merce Cunningham. Et le résultat est très positif.
D’abord la scène a été épurée au maximum, réduit à l’expression simple d’une piste de cirque et de ses agrès mobiles. Chacun s’approprie l’espace à sa manière, à sa mesure. Les disciplines sont elles aussi réduites au plus simple à transporter / transposer : ce qui est rapidement réducteur en terme d’opportunité de jouer pour les compagnies de cirque, c’est de trouver un espace capable d’accueillir les agrès aérien mobiles ou nécessitant de la hauteur : trapèze ballant, trapèzes volants… Là on a seulement des mâts chinois et un drap fixe… donc le spectacle est facilement adaptable à une scène de théâtre ou de danse. Soulignons néanmoins l’introduction d’une discipline plus rare et assez fascinante : le mât pendulaire, très bien adapté ici. On peut aussi louer l’introduction d’un V-jing en arrière-piste montrant les mêmes artistes lors des répétitions au même moment du spectacle.
Pour le reste, l’accent a été mis sur la danse et les chorégraphies, plus travaillées qu’à l’accoutumée. Et même si le solo de danse peine parfois à trouver cohérence dans cet ensemble – bien qu’il soit très réussi – il est une virgule bienvenue dans tout spectacle. Les élèves repartent aussi avec des évolutions de carrière plus large que les promotions précédentes : moins techniques, moins éblouissants, ils n’ont pas acquis que leur seule discipline favorite de cirque. Les chorégraphies et les costumes rappellent fortement l’univers de Merce Cunningham, les artistes portent tour à tour des costumes très pratiques (simples shorts en lycra et chaussons), colorés (justaucorps complets bleu, jaune, vert ou rouge), folkloriques (mariée orientale, mariée européenne…) ou rappelant le cabaret (costumes veste-pantalon, garçon de piste, complet et cane…). L’univers sonore est aussi très influencé par la danse contemporaine, mélange d’extraits de dialogues en japonais et de composition de piano assez déstructurées.
Un spectacle de très belle facture et des artistes en devenir à qui l’on souhaite un maximum de réussite… sur une piste de cirque ou ailleurs.
Note : 8,5/10



je reconnais bien là l’univers de galotta et lavaudant que tu fais bien vivre.
C’est parce que j’ai pensé à toi et à la maison en l’écrivant maman