FREDO VIOLA – The turn

By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord

mar 25 2009

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Catégorie: des disques...

1 Commentaire

Chanteur américain / pop / Because

Inconnu à mes oreilles il y a quelques mois seulement, Fredo Viola est devenu rapidement un de mes disques de chevet du moment. Rien de transcendant, rien de vraiment original, mais un opus pop frais et très agréable à écouter. Un disques pour les nostalgiques de la britpop des 70’s ? Pas seulement…

De la pop assurément. Et interprétée comme il faut. Claquement de doigts et de mains assurant la rythmique, cœurs dynamiques, flûte et carillon joyeux, orchestration classique (piano-voix-synthé,) et parfois un peu kitsch… Son timbre de voix fait tour à tour penser à Sigur Ross ou Peter Von Poehl (Friendship Is…, Robinson Crusoe), aux Beatles et Beach Boys (Red States, Moon after berceuse), voire à Mika (Puss).  Le premier titre The turn, qui a aussi donné son nom à l’album, est assurément le plus agréable, s’inscrivant dans la tradition un peu tombée en désuétude des Flying Pickets, impulsant un rythme assez lent et reposant, agrémenté de diverses sonorités vacancières : un café où l’on discute, des goélands guettant le retour de chalutiers…

Mais l’intérêt du disque est d’être régulièrement entrecoupé de titres plus inhabituels comme K thru 6, qui joue de distorsions de sons un peu angoissantes, ou les plus graves Death of a Son et Umbrellas rappelant les requiems et les chants traditionnels du nord de l’Angleterre.

Fredo Viola, dont le nom rappelle ce vieil instrument à vent, produit un très bel opus qui réalise une belle synthèse de héritage musical sur lequel se fonde la pop actuelle : musique de chambre du XVIIIe siècle, chœurs liturgiques médiévaux, mélodies planantes et entrainantes, sonorités aquatiques…

Et ce n’est pas tout, car il faut mentionner le splendide objet qu’est ce disque, accompagné d’un Dvd de montages vidéos de l’artiste tous plus réussis les uns que les autres, rappelant une fois de plus un temps révolu où l’on avait recours à des kaléidoscopes et autres rubans de photos pour créer le mouvement. A noter une très belle interprétation de ‘Silent Night’ avec le baryton norvégien Nils Christian Fossdal. Le livret n’est pas en reste, très soigné, orné de différents dessins rappelant le travail des moines copistes du XIIIe siècle.

Vous l’aurez compris, Fredo Viola est un artiste complet, qui tel un chevalier, a attendu the (right) turn pour nous conquérir… Reste à vérifier que la prestation scénique sera à la hauteur de cet opus.

Note : 8,5/10

One comment on “FREDO VIOLA – The turn”

  1. Hey,

    Perso, j’ai trouvé l’album vraiment intéressant, mais je trouve l’écoute vite fatiguante. Au bout d’un moment, ça fait un peu cheap toutes ces sonorités, et finalement trop kitsch pour moi. J’ai eu un peu le même ressenti qu’avec les albums de Architecture In Helsinki ou ces autres groupes aux sonorités expérimentales. Il n’empêche que j’aime aussi quelques chansons de ce disque.

    Bye :)


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