
MAJOR LAZER – Guns Don’t Kill People… Lazers Do
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:Diplo, Djs, electro, Guns Don’t Kill People… Lazers Do, Major Lazer, Switch
Catégorie: des disques...
Djs américains / Electro Booty-shaker / Downtown – Cooperative Music
Si l’on continue notre panorama musical des arrivages estivals 2009, alors nul doute que votre petit corps se déhanchera très prochainement sur Major Lazer. Et si ne suis pas particulièrement adepte des gros lascars et de leurs sons « move your booooooty », je vous rejoindrai cette fois sans peine au milieu du dancefloor.
Des titres électro ragga dancehall remuant en veux-tu en voilà, du vulgaire un peu avilissant avec des sirènes, des voix de gros lascars, des flingues, du fric qui pue la dope, des corps qui caramélisent sous le soleil californien, des pouffes qui ondulent leurs corps plus que de mesure et font monter la température alors qu’on crevait déjà de chaud… Voilà ce qu’évoquent ces titres à la première écoute… pas ma came et pourtant… le second coup d’oreille révèle bien des surprises.
Il y a d’abord la qualité et la richesse des titres mixés. Derrière les Major Lazer se cachent les talentueux Diplo et Switch. Du coup, c’est tellement bien foutu qu’au lieu de zapper, on réécoute. En 12 titres, vous avez déjà fait 3 fois le tour du monde des ghettos ensoleillés : Favela pas chics, Africolor, Merengue, West-coast US, Deep India… Leur talent n’a d’égal que leur bon gout qui permet à chaque titre de ne jamais sombrer dans le vulgaire, le redondant ou le barbant mais bien de surfer sur tant d’influences stimulantes que les codes habituels sont détournés et ravissent les corps et les esprits : Mary Jane est tordant lorsqu’on l’écoute au 5e degré, Keep It Going Louder vous propulse illico au milieu d’un bidonville de Bombay où seules des Pussycats siliconées croiseraient votre chemin, Baby est aussi court que kitsh…
Une grande partie de rigolade, je gesticulais seule dans mon appart sous les yeux ébahis des teenagers qui ont fini par venir me demander ce que j’écoutais car « ça tabasse ». Je me suis déhanchée au sens littéral : pu*** ça fait mal quand l’os rentre dans l’articulation qui lui appartient… Pas besoin de prendre une balle perdue, la danse des Lazers opère bien mieux. A se procurer d’urgence pour égayer vos après-midi de volley à Paris Plage
Une mention spéciale à la pochette, digne des comics de notre enfance.
Note : 7,5/10
Sortie le 29 juin


