
HARRY POTTER (THE HALF-BLOOD PRINCE) – David Yates
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:aventure, Daniel Radcliffe, David Yates, Emma Watson, fantastique, film américain, Harry Potter, Helena Bonham Carter, Hermione Granger, Le Prince de Sang Mêlé, Ron Weasley, Rupert Grint, Tom Felton
Catégorie: des films...
Film anglo-américain / Aventure Fantastique / 2009
Lorsque paraît la saga Harry Potter en 1997, je suis déjà trop vieille pour m’identifier comme il se doit aux personnages créés pour grandir au rythme des enfants découvrant le monde fantastique de l’adolescence en prime d’une école de magie et d’un tas de problèmes qu’ils n’imaginaient pas. Et lorsque les films adaptés des romans paraissent, je les regarde avec curiosité et… grande déception. Harry Potter au cinéma ou comment flinguer un personnage de fiction qui avait tout pour réussir.
Mis à part le pari plutôt excitant de choisir des enfants pré-ados et de les voir grandir sur les écrans épisode après épisode et de pouvoir bénéficier des derniers joujoux de la haute technologie pour avoir des effets spéciaux capables de vous faire trembler dans votre petit siège de velours rouge, adapter Harry Potter au cinéma ne présentait pas plus d’intérêt que ça.
Alors certes on ne pouvait pas savoir que les acteurs interprétant Draco Malfoy (Tom Felton) ou Harry Potter (Daniel Radcliffe) perdraient tout charme, talent et intérêt en grandissant. Cela faisait partie du coup de poker. Casting heureusement rattrapé par une Hermione Granger (Emma Watson) et un Ron Weasley (Rupert Grint) au top de leur forme qui redoublent d’ingéniosité et d’humour.
On ne pouvait pas non plus en demander beaucoup plus aux différents réalisateurs qui ont fait un travail d’unification de leurs styles assez grandiose. Si l’adaptation par Mike Newell (épisode 4) reste ma favorite, Chris Colombus (épisodes 1 et 2), Alfonso Cuaron épisode 3) et David Yates (tout le reste) s’acquittent plutôt bien de la tâche confiée.
Cependant la qualité créative de Yates décline sérieusement à chaque épisode. D’un Ordre du Phoenix prometteur (s’essoufflant cependant avant la fin), on a glissé vers 2h30 de film monotone et dénué de toute tension dramatique plausible, frisant parfois le ridicule, notamment lorsque Dumbledore-Gandalf se fait assaillir par des créatures aquatiques-Golum.
Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé est l’opus du basculement : Severus Snape révèle enfin son appartenance aux forces du mal et Dumbledore s’en va rejoindre ses prédécesseurs, laissant Harry et ses amis devoir gérer la situation. Le film préfère se concentrer sur les tourments amoureux d’ados et l’intrusion des forces du mal dans l’Ecole de Magie. Sauf que cela avait déjà été exploité dans les épisodes précédents de façon plus poussée et de ce fait plus intéressante, en tête la mémorable scène de bal dan La coupe de feu. Draco Malfoy permettra le passage des Death Eaters dans le château, mais tout suspens est avalé dès les premières minutes du film puisqu’on nous le montre entrain de monter son coup. Draco apparaît toujours seul alors que ce personnage est campé comme un chef de meute poltron toujours entouré de ses fidèles serviteurs. Les Death Eaters n’effraient même plus tant ils nous sont montrés comme des guignols s’amusant à mettre le feu à des baraques. Seule Helena Bonham Carter est crédible puisqu’elle a Burton dans a peau et qu’elle incarne un personnage un peu fantasque…. Et on pourrait ainsi énumérer bon nombre de fautes de goût et de construction flagrantes et fatigantes. Si l’on pouvait reprocher aux opus précédents de parfois manquer de fluidité, certains raccords se faisant un peu trop sentir, on a ici le problème inverse : le film nous coule entre les doigts, pas d’intrigues, pas de rythme…
Un épisode qui n’augure rien de bon pour la suite lorsqu’on sait que Yates a décidé de le faire en deux épisodes. Le véritable problème de Yates est de ne pas savoir sur quel pied danser (ou de ne pas savoir les coordonner) : la noirceur d’une époque et de personnages directement inspirés de l’époque Nazie ou le fantaisiste et la beauté de monde féériques ? Confiés à Tim Burton, les épisodes auraient certainement eu plus de panache…
Note : 5/10
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à moitié d’accord…à moitié car un “Harry Potter” ne me semble pas du tout du monde de Tim Burton (johnny depp remplacerait il daniel radcliffe? lol). cet épisode est mou et il manque certes et comme d’habitude beaucoup de détails et d’explications du livre mais il met en place la bataille finale.. le calme avant la tempête?
passerait on de Harry Potter a Harry Poster..?