NOAH AND THE WHALE – The First Day Of Spring

Pop-folk / Grande Bretagne / Young and lost club Records – Coop /2009

Un peu plus d’un an après leur premier album (Peacefull the world lays me down) qui m’avait fait chavirer le cœur, le quatuor de Noah and the Whale (en référence au réalisateur Noah Baumbach) poursuit son exploration des « musiques filmogéniques ».

Environ quarante minutes de douces balades pop-folk qui vous propulsent sur les sentiers champêtres britanniques. Les balades en forêt, l’odeur du sous-bois, le réveil de la faune après l’hiver, les premiers rayons de soleil venant dévorer la nuque… Les mélodies de The First Days Of Spring racontent tout cela avec toujours cette mélancolie à la Virgin Suicide qui imprègne tout les titres. Les violons sont mélancoliques, jamais pleureurs ; les rythmiques sont dynamisantes et structurantes, jamais étourdissantes ; et par-dessus tout cette voix un peu cassée qui pourrait provoquer un réchauffement climatique à elle toute seule. Les sujets traités sont toujours ceux qui restent chers à ces adorables jeunes hommes : l’échec amoureux, les difficultés de réussir à entretenir « une flamme »… etc.

Et une fois de plus, c’est réalisé avec une telle délicatesse qu’on ne peut que succomber. Le débit de paroles est plus lent, le tout est plus posé, mûrit, les fougues et ses élans adolescents s’estompent (It’s time to leave those feelings behind – Blue Skies) pour laisser place à plus de réflexion doublé d’une théâtralisation assez tordante. Ainsi Love of an Orchestra comprend des cœurs d’opéra rappelant Shakespeare. Nouveauté également, les deux titres instrumentaux d’une minute trente qui rythment le disque, sortes de respirations dans cette exploration du « comment vivre avec quelqu’un / comment savoir si c’est la bonne personne ». L’album se termine sur un consensus que l’on retrouve de plus en plus dans nos sociétés : la porte entrouverte. Il n’y a plus de partenaire officiel, chacun est libre de revenir ou non. Morceau à la guitare sèche probablement le plus triste de l’opus, ça fait mal au cœur de voir que Noah and the Whale renonce à une pointe d’optimisme. Il est encore de possible d’y arriver, de s’accrocher un peu. Sur l’autel d’un monde toujours plus pressé, plus stressé, plus exigeant et impatient, il ne faut pas y sacrifier les sentiments.

Un très bel opus qui accompagnera divinement n’importe quel film sur la perte de confiance en soi, l’abandon, la rupture brutale (affective ou amoureuse). Et toujours cette incroyable capacité de mettre les larmes aux yeux tout en étant extrêmement reposant.

Note : 8,5/10

Sortie le 21 septembre

2 comments on “NOAH AND THE WHALE – The First Day Of Spring”

  1. This is an amazing Review Mauve !

  2. On se croisera au Café de la Danse vendredi soir ! Et sinon, effectivement, joli post qui m’a donné envie d’aller écouter l’album. Pas gagné car perso je n’avais pas vraiment été convaincu par leur premier production… Merci donc ;)


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