SEVERIN – Cheesecake

Artiste parisien / Pop-rock rétro / Cinq-7 /2009

En voilà un qui a trouvé le bon plan… Suite à la séparation d’avec sa compagne avec qui il avait le groupe ONE-TWO, le bonhomme s’est entouré de quatorze voix féminines pour… se consoler. Bonne chair et bonne bouffe, en général ensuite ça va mieux.

Les quatorze femmes qui ont prêté leur voix ne sont pas toutes chanteuses mais Séverin a su se concentrer sur la mise en valeur de leur timbre, ce qui rend l’album beaucoup moins pénible que les disques de midinettes qui fleurissent depuis l’avènement des jeux télévisés. Ainsi Elvire Bonduelle (dans la série nom et prénom ingrats…) propose un chant sans la moindre intonation, comme un échantillon témoin, c’est décalé et ça fonctionne parfaitement – pour un titre du moins, on n’imagine pas un album complet de cette manière. L’orchestration est quant à elle est minimaliste, produisant un résultat… synthétique. Années 80 en veux-tu en voilà. Plusieurs textes sont plutôt piquants comme Johnny (Constance Verluca) ou Wasted Life (Lippie).

On a ainsi l’impression d’écouter un gros sampler qui aurait une ligne directrice. Pochette acidulée comme autant de bonbons à croquer… ou cracher. Cela permet d’avoir envie d’en savoir un peu plus sur quelques-unes, comme Marie Flore ou Martina Björn (au parcours foutraque : architecte, basketteuse…) ; et d’en réécouter d’autres, comme Marina de Bonde de Role. Malheureusement on se lasse très vite des synthés et des boites à rythmiques monotones. Et certains titres plombent le disque, comme Ti adin (Natalia et son snobisme pseudo-russe), The Edge of a Sunday (Nadège Winter) ou You run again (Mai, qui massacre la belle langue anglaise).

Il existe deux sortes de cheese-cake. Le premier dans sa version italienne est à base de ricotta fouetté, il est donc léger tout en sachant vous délivrer ses 3000 calories. Le second est une version américaine des émigrés juifs : splendide à regarder mais lorsque vous l’avalez, c’est un peu indigeste. Séverin appartient plutôt à la seconde catégorie d’amateurs de cheese-cake : tout dans le paraître, c’est beau à regarder mais on se lasse très vite de l’écouter.

Note : 6,5/10

Sortie le 28 septembre

One comment on “SEVERIN – Cheesecake”

  1. pour ce qui est de marie-flore, je te confirme qu’elle vaut le détour, j’ai d’ailleurs pas mal de trucs sur elle par chez moi :-)

    mais j’avoue qu’en dehors du titre qu’elle chante, je me suis tenu à l’écart de ce disque là


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