
JP NATAF @ La Boule Noire
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:Folk, Innocents, JP Nataf, La Boule Noire, rock
Catégorie: des concerts...
Artiste français sur le retour / Folk-rock / 23/11/2009
Il est des communiqués de presse qu’il ne vaut mieux pas lire. Lorsque j’ai lu « Ancien des Innocents », j’ai immédiatement bazardé le premier album de JP Nataf dans un coin pour ne pas l’écouter. Et finalement, un titre est passé dans le poste de radio, j’ai trouvé ça amusant, et à l’écoute du disque de l’ex des Innocent, l’envie saugrenue m’a prise de vouloir à quoi ressemblait le bonhomme sur scène. Triste déception.
JP Nataf s’est refait un look, à mi-chemin entre Sébastien Tellier et Herman Düne : grosse barbe et lunettes noires sur scène. Plusieurs musiciens l’accompagnent, une jeune claviériste, un batteur routard et un guitariste entre deux âges. Donc, visuellement ça ressemble à des groupes bien, musicalement il peut retourner passer son examen. Si l’on peut accepter de la part de jeunes groupes qui rodent leurs premières scènes quelques cafouillages (larsens, problèmes de branchements, voix pas toujours très juste…), on a évidemment pas la même tolérance vis-à-vis d’un artiste qui a une carrière derrière lui. Certes sa carrière n’était pas solo et était d’un autre style. Il n’empêche que JP Nataf avait déjà perdu la moitié de mon estime en s’arrêtant au beau milieu de son premier titre pour le recommencer car il s’était enfin rendu compte qu’il chantait aussi bien qu’une casserole et jouait de la guitare aussi bien qu’avec un manche à balai. L’enchaînement de cancanages sur scène avec ses musiciens est tout aussi agaçant, dans un micro un artiste s’adresse à son public, à la rigueur aux techniciens de la console en cas de soucis, mais certainement pas pour faire des réflexions aussi privées qu’inintéressantes à ses musiciens. La palme de l’aberration était probablement de proposer un concert à la Boule Noire assis, oui vous avez bien lu assis ! Il y avait une trentaine de chaises tout au plus, disposées de manière telle que tout le reste du public debout était dans une situation particulièrement inconfortable et compressé comme des haricots dans un bocal.
Ce public assis d’ailleurs est particulièrement vieillot, constitué pour l’essentiel de fans des Innocents qui ont vieilli et ont oublié qu’un concert peut s’apprécier debout sans digérer lourdement – j’ai compté trois personnes endormies. Ils oscillent de la tête comme des pantins, boivent toutes les paroles du chanteur comme si elles étaient saintes et applaudissent mollement chaque morceau. Morceaux qui se ressemblent tous beaucoup trop et sont lénifiants au plus haut point et paroles aussi intelligibles et passionnantes que Delerm ou Bénabar…
Il est rare qu’il existe un si grand écart entre l’intérêt qu’on peut porter à un disque folk et la prestation scénique. En admettant que le dernier point d’aménagement de la salle ne lui appartenait pas, tout le reste du spectacle de JP Nataf faisait peine à voir, dans ces cas là on ne s’attarde pas, on claque la porte pour rentrer lire un bon polar.
Note : 4/10



Je viens de le REvoir. Ils avaient bazardé la plupart des chaises par rapport à la 1ère fois il y a 15 jours, c’était plus fun.
Personnellement, si j’avais été un peu déçu par l’écoute de l’album, je le trouve transcendé par le live. Il y a certes un petit côté concert amateur, mais j’ai l’impression que tout ceci n’est que mise en scène.
Bon, je vais pas analyser outre mesure, moi qui parle de concerts c’est aussi crédible et passionnant que ma mère qui parle de Lars von Trier.
Mais je crois qu’en février, j’y reretourne.
Critique de merde…
Madame, je pense que votre plume est plus adaptée aux concerts de Cabrel et consorts. La France possède en JP Nataf un des meilleurs songrwiter de son temps. Le coté artisanat, donc art vous a visiblement un peu dépassé. Révisez vos classiques et arrêtez “d’écrire” s’il vous plait.
Merci Ray pour votre réflexion si constructive,
vous avez choisi un très bon pseudonyme : celui d’un vieux schnoque antisémite qui n’a pas sa place sur un média contemporain, à savoir le web.
J’emprunte les mots qui suivent à votre ami Cabrel qui, pour une fois, trouve sa pertinence sur ce blog de chroniques musicales indépendantes :
“Cool [pépé] cool
C’est pas parce que ton rêve s’écroule
Qu’il faut que tu tires dans la foule autour de toi.
Ta fille se shoote
Ton fils fait la route
Ta maîtresse reçoit
Y’a tes héros qui sautent
Y’a des mendiants qui votent
Y’a ta femme qui boit
Y’a plus de cathédrales
Y’a des stars en sandales”
Que voulez-vous Monsieur, le monde n’est plus ce qu’il était, soyez gentil foutez-nous la paix !
n”ayant pas vu le concert je me garderais bien de polemiquer, mais ,qu’on m’explique depuis quand artisanat implique art…?
Ça me donne soudainement envie d’avoir détesté ces concerts, tiens. Bravo, Ray.
Pas d’avis sur le concert (à part celui de mon co-rédacteur qui lui a beaucoup apprécié le concert lyonnais du même JPN) et encore moins sur les disques qui ne sont vraiment pas ma tasse de thé.
Par contre, je défends avec véhémence l’un de mes amours d’adolescence en les personnes des Innocents. Ok c’était commercial. Ok c’était un peu niais parfois même. Mais dieu que j’ai aimé ces chansons (contrairement à Cabrel par exemple), dieu que j’ai pu les chanter en long, en large et souvent en plus rapide aussi. Vieille manie de grateux… Enfin, je vote pour que l’on redore les blasons de ces Innocents coupables de pas grand chose, sauf d’avoir fait la musique qui leur correspondait à l’époque et, pas de bol, cela tombe dans la catégorie variétoch’ française. En Angleterre, ils auraient pu s’appeler Coldplay…
Ah mais je n’ai jamais aimé Cabrel,
!
pas plus que Coldplay d’ailleurs
Franchement, Violette, ce soir là, vous étiez “indisposée”… ne perdez plus de temps dans ce type de concert, et laissez la place à ceux qui apprécient. Contentez-vous de la salle Pleyel, de l’opéra. Ne seriez-vous pas un peu maso pour rester à un concert qui vous déplait autant ?
Moi, j’ai assisté au dernier concert de novembre de JP à la boule noire : il avait toujours autant de swing, échangeait avec son public, était à l’aise et a permis à son public de passer une soirée très agréable.
Comme Rob, je pense que le concert dépassait l’album.
Vivement le prochain concert de JP Nataf, pour ceux qui ont manqué la date supplémentaire à la boule noire.
Cher Dom,
ce soir là j’étais peut-être fatiguée, éventuellement de mauvaise humeur, mais certainement pas indisposée, ce mot est, pour la gent féminine, réservé à autre chose voyez-vous…
Rob qui a vu 2 des nombreux concerts à la Boule Noire a reconnu que les premières dates étaient moins intéressantes que les suivantes,
je suis simplement mal tombée peut-être et l’artiste était indéniablement au raz des pâquerettes ce soir là.
C’est le principe d’un live contrairement au disque, on ne sait jamais à quoi s’attendre…
j’y étais la semaine suivante, les chaises ne m’ont pas gêné et surtout le concert était vraiment beau (en dehors d’un des titres des Inno repris en rappel, qui m’a saoulé).
en revanche quand tu parles de son premier album solo, tu veux sans doute parler de “plus de sucre”, sorti en 2004 sous un tonnerre d’applaudissement critique
disque assez différent des Innocents, pour le coup, et ni “plus de sucre” ni “clair” ne sont souvent rigolos, donc je crois que dès le départ il y avait erreur d’aiguillage et que tu avais peu de chances d’aimer au final.
mais bon, je comprends, parfois on y va quand même pour “voir ce que ça donne”