
ICELANDIC TRIP #1 : à la recherche du sommeil
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:Apparat Organ, chronique, Islande, Reykjavik, Sigur Ros, voyage
Catégorie: Ce que je regarde
Les terres froides dIslande sous les derniers rayons de soleil
Après quatre heures de voyage en avion avec un soleil éclatant au-dessus d’une Ecosse qui semble avoir massivement investi dans les champs marins d’éoliennes (splendide vu d’en haut), on arrive dans la plus nordique des capitales européennes dans un pénombre déjà bien entamée. Récupération des bagages, saut dans un car et vingt minutes plus tard, on est dans l’endroit le plus merveilleux qu’il m’ait été donné l’occasion de connaître, le Blue Lagoon.
Réfléchissez aux cartes postales idylliques où une bombasse en maillot rouge (type Alerte à Malibu) se baigne dans une baie bleu turquoise sous un ciel sans nuage. He bien il s’agit du même lagon, mais dans notre cas il fait nuit noire – la lune a remplacé le soleil et resplendit, légèrement voilée du fait du vent neigeux – le mercure flirte avec le zéro et une tempête de neige fondue vous fouette le visage. Vous pensez que je n’entrerai pas dans l’eau ? Non seulement on entre, mais on y reste 45 minutes. Dans la nuit, l’eau apparaît blanche, elle est très salée et tapisse les roches d ‘un dépôt siliceux blanc au toucher ultra-doux. A vos pieds du sable, mais surprise lorsque vous en remontez à la surface : c’est du basalte. Un panneau vous explique que la flotte dans laquelle vous baignez (37-39 degrés) vient de 2000 mètres de profondeur (où elle est alors à 240 degrés). Vous barbotez paisiblement en bravant la tempête de neige et tombez sur une cascade… d’eau chaude ! Un peu plus loin après être passé dans une grotte, on vous propose un enveloppement du visage aux boues purificatrices. Effet immédiat, au bout de cinq minutes, la peau du visage est plus soyeuse que les plus précieux tissus et débarrassée du moindre bouton ! On termine l’aventure par un sauna suivi d’un bain de vapeur et on ressort avec un pêche d’enfer, prêt à braver tous les vents de la terre.
Après quarante minutes de bus où il ne manquait qu’un fond sonore relaxant (Apparat Organ ou Sigur Ros par exemple, à la place, on a eu droit à du reggae islandais je vous laisse imaginer le carnage…), on arrive dans le Grand Hôtel LoftLeidir où nous attend une chambre avec trois petits lits… et un open bar café. Au restaurant (avec vue panoramique sur un aéroport pour jet) nous attend un buffet de Noël. Tous les hôtes sont en habits de fête – mais pourquoi donc ? – et s’empiffrent de harengs et saumons cuisinés d’une dizaine de manières différentes (avec des pommes, de la crème, des herbes… et même en croute !). Côté viandes au tournebroche et pommes de terres, il y en a aussi pour tous les goûts (frit, bouilli, sauté, vapeur…). Pour les desserts, je jette mon dévolu sur un gâteau aux pommes caramélisées à la cannelle, recouvert de noix et amandes broyées et de mousse crémeuse avec un coulis de framboises
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Après cette soirée riche (en émotion, en exercice et en calorie) je pense pouvoir profiter de la pénombre permanente pour pouvoir m’écrouler de fatigue. Et non ! L’obscurité ambiante (de 16h à midi environ) renforce mes difficultés à dormir… Alors je me plonge dans un polar du coin par Arnaldur Indridason (La femme en vert) et je me dis que la nuit donne des idées tordues aux auteurs ici. La mentalité islandaise est bien particulière, sorte de synthèse entre un héritage colonial danois ultra-austère et une coolitude scandinave pleine d’humour noir.



Merci de partager ce voyage !
je suis très jaloux. Vraiment c’est un pays qui m’intéresse. Ne serait ce que parce que c’est celui de Sigur Ros…
mis a part le reggae islandais, ça delmarre comme un voyage merveilleux!!