
ICELANDIC TRIP 2 : et la lumière fut…
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:Apparat Organ, Bang Gang, Hugleikur Dagsson, Islande, Musée National, piscine, Reykjavik, voyage
Catégorie: Ce que je regarde
Lensoleillement maximal de la journée
C’est le petit matin, il est quelque chose comme 6h00 et je suis super en forme, je regarde par la fenêtre pour constater que la lune brille toujours autant. Moi qui pensais que l’obscurité ambiante m’aiderait à dormir, c’est râpé ! Histoire de ne pas s’arrêter au milieu du chemin des chamboulements de mon quotidien, pour la première fois depuis quatre ans, je dévore un vrai petit-déjeuner fait d’œufs brouillés, fromage et crudités.
On décide d’arpenter un bout de la ville à pied jusqu’à un énorme centre commercial, histoire de trouver des trucs à rapporter de cette île. Il fait -2 degrés et force est de constater que, contrairement à la Suède, la voiture est ici reine et l’on peine à se trouver un chemin sur pour marcher. Mais l’on finit par y arriver et je peux ainsi dévaliser Topshop qui ne nous a toujours pas fait le plaisir de venir s’implanter en France. Je tente de relancer l’économie islandaise en achetant des disques du coin : Apparat Organ et Bang Gang ; des livres d’Hugleikur Dagsson (dont je vous recommande chaudement les comic-books les plus cyniques de Scandinavie : Avoid us, Fuck us, Buy us, Bury us…) ou de l’artisanat local (décos de noël en laine, bonbons au réglisse…). Ce qui est curieux dans ce pays, c’est qu’il n’y a pas un seul produit soumis au même pourcentage de taxes qui vont de 5 à 25% (les taxes sont remboursées pour les étrangers).

Eglise luthérienne : béton et absence de fioritures de rigueur...
La journée est sans nuages, et vers 11h on a le privilège d’assister à un lent lever du jour. Le soleil est bas comme en fin de journée. L’après-midi, nous faisons une ballade de la ville en mini-bus avec une guide sarcastique tout à fait objective sur la situation économique de son pays. Elle nous ballade dans le centre historique (petit port de pêcheurs aux maisons en bois colorées et port où l’on continue de chasser les baleines) ; nous laisse entrer dans la plus grande église d’Islande tout en béton et très… dépouillée car luthérienne, où le chœur répète pour Noël (ils chantent un Ave Maria en islandais, c’est magnifique) ; nous raconte que le sport national est la natation – ils font trempette tous les soirs après le travail car les piscines (toutes extérieures) sont ouvertes jusqu’à 22h. Partout la ville porte les marques de la crise qui l’a gravement touché du jour au lendemain : immeubles vides, chantiers en friches, maisons bourgeoises à vendre… Mais les islandais sont de nature optimiste, ils mettront des décennies à s’en remettre mais ce ne sera pas la première ni la dernière crise qu’ils traverseront. Le Musée National d’Islande retrace 1200 ans de culture de façon plutôt dynamique et intéressante. La dernière partie consacrée à l’Islande contemporaine et indépendante et l’époque médiévale luthérienne sont les plus intéressantes et complètes. Le joug danois s’est levé récemment et la rudesse du climat les a longtemps desservis (maintenant ils ont des super technologies qui leur permettent d’avoir des fringues chaudes et ils maitrisent la géothermie pour se chauffer) Des enfants se baladent en costume traditionnel c’est assez troublant. Je savais bien que je n’aimais pas les visites guidées, on ne peut pas prendre notre temps, tout est chronométré et c’est usant. J’ai l’impression d’être dans un de ces groupes d’asiatiques qui « visitent » l’Europe en 10 jours.
Il nous reste quelques heures (dans le noir) pour faire une petite visite des boutiques et cafés du centre. Avant la crise, les islandais sortaient tous les soirs pour écouter de la musique, maintenant ils restent chez eux, du coup l’ambiance est plutôt glaciale. Est-ce un effet de la crise, les magasins ne ferment pas à 17h mais 19h (pas comme en Suède ou au Danemark !). Arrêt au Kaffeta qui propose des « cafés et pâtisseries de Noël équitables », comprenez « café issu du commerce équitable + chocolat + cannelle + sirop de caramel + crème fouettée… le tout accompagné d’un carrot-cake de 15 cm de haut » et la serveuse me demande si je veux de la chantilly en plus ! C’est dans ce café qu’on découvre le plus mignon bébé du monde qui a le bon gout d’avoir des yeux Blue Lagoon et un pull assorti à celui de son père.
De retour à l’hôtel, on ne manque pas le rituel de la piscine, mais l’eau à 35 degrés pour nager, ce n’est pas mon truc, j’ai l’impression d’être le homard qui finira dans mon assiette le lendemain – admirez l’effet de suspens pour l’épisode de demain
. Finalement, la visite guidée et le climat (ensoleillé mais froid) auront eu raison de moi, je m’écroule à 21h30 et m’endort en moins d’une minute.

Tel père tel fils... tel pull !
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