
GUSH & GASPARD ROYANT @ Scopitone
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:concert, Folk, Gaspard Royant, Gush, Marie Flore, rock, Scopitone
Catégorie: des concerts...
Groupes français / Folk – Rock / 12/01/2010
Arrivée volontairement un peu en retard car je ne pensais pas être intéressée par la première partie de Gaspard Royant, j’ai quitté la Scopitone en ayant eu quelques surprises : d’abord Gaspard Royant n’avait pas encore joué, en prime je m’en serai voulu d’avoir raté cette prestation de mon nouveau petit chouchou, enfin Gush a livré un spectacle de très grande qualité.
J’avais croisé le patronyme de Gaspard Royant par hasard sur Deezer, mon attention ayant été retenue parce qu’il présentait un duo avec Marie-Flore. Je ne pensais pas aimé autant sa carrière solo également. D’abord le jeune est plutôt mignon, habillé sagement et armé de sa guitare et quelques boucles rebelles. Puis il y a cette voix, ni prétentieuse, ni trop trvaillée, mais parfaitement juste, avec ce qu’il faut de coffre et doté d’une énergie charmante. Un acolyte l’accompagne au piano, très à l’écoute et ultra-souriant ce qui est réellement agréable dans un lieu comme le Scopitone, que l’on a connu « Paris Paris » coincé, hautain et junkie. Gaspard Royant ne jouera que quelques titres, des ballades folk toutes de qualité. On ne peut que regretter l’absence de Marie Flore, malheureusement malade ce soir-là. M’étant procuré l’EP vous pourrez lire prochainement plus de choses à son sujet.
Entracte. Salle comble pour un concert privé. Les quatre Gus de GUSH se font un peu désirer. Mais l’attente en valait la peine. Mise en scène soignée malgré l’étroitesse de la scène, un jean rouge à boots, un jean turquoise à bretelle et deux barbus presque hirsutes font leur entrée. Ils sont de bonne humeuret pleins d’énergie et cela devient très vite communicatif. La salle ultra-réceptive oscille doucement du corps, dodeline parfoisde la tête, chante par intervalle. Comparés aux versions sur disque, les titres des GUSH sont bien meilleurs en live (et pourtant l’album est bon, cf. chronique de Everybody’s God à venir). Oscillant entre pop sixties (Killing My Mind), hommage aux Beatles (Let’s Burn Again) ou balades folk, leur talent saute aux oreilles comme une évidence. Il faut en particulier souligner le travail du batteur, qui joue debout, sautille et chante d’une voix claire à faire vaciller toutes les idées sur les sopranos mâles… Petite dédicace à Mano Solo qui était dispensable pour In the Sun. Sur Vondelpark, le public se déchaîne, GUSH en rajoute donc une couche et le batteur manque de tout casser. Leur spectacle est très bien travaillé, les quatre gaillards ont pris beaucoup d’assurance depuis trois ans (vu dans ce même lieu trois ans auparavant, leur musique n’a plus rien de comparable…). Le final a Capella est sublime (Jealousy), le public et le groupe font chorale, c’est bon enfant, ça fait du bien.
Deux groupes en G (ça change des groupes en « the ») à suivre donc, car fichtrement bons. Partie pour une soirée plutôt banale, je suis rentrée chez moi comblée… seules les imbéciles ne changent pas d’avis !
Chronique initialement rédigée pour Le HibOO
Crédits photos : Le HibOO



Ca c’est vraiment une belle affiche