
HOT CHIP – One life Stand
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:Electro-pop, EMI, groupe anglais, Hot Chip, One Life Stand
Catégorie: des disques...
Groupe anglais / Electro – pop / EMI
Quatrième album pour le quintet electro-geek. Quatrième virage, quatrième réussite, certes moins évidente pour le péquin moyen mais terriblement efficace.
Un seul groupe sait aujourd’hui réunir et réconcilier les exigeants porteurs de lunettes à grosses montures d’avec les fans d’électro Ed Banger accessible dès les premières notes : Hot Chip. Si vous allez jeter un œil sur la toile des blogs français, ils vous assèneront, sans arguments aucun, que ce nouveau disque est mauvais, que seuls les single valent la peine qu’on s’y attarde. Un peu de justification n’a jamais fait de mal à personne, bien au contraire, et c’est ce que je compte faire ici, contrairement à ces rustres à court d’arguments pour expliquer leur point de vue, nous rappelant ainsi des journaleux ayant tourné très vieux cons.
Hot Chip est un groupe solide, voilà dix ans qu’ils tournent et produisent, en plus du travail de groupe, des albums solo particulièrement soignés (notamment celui de Joe Goddard sorti fin 2009). Et ils ont le mérite par-dessus tout, de ne pas produire des albums copies conformes les uns des autres.
Oui, One Life Stand est un disque aussi ambitieux que les autres, simplement il est plus difficile d’accès. Si l’on ne se concentre pas, il est aisé de se laisser à penser qu’il ne s’agit que d’une électro-bling bling, un peu eurodance putassière de bas-étage. Dès les premiers accords de Thieves in the Night, on comprend qu’on ne va pas abandonner le disque de sitôt. Son electro-pop est entraînante, quasi jouissive et se termine de la même manière avec Take it In.
L’album est très pop, qu’elle soit joyeuse (Hand Me Down your love, Alley Cats) ou plus tristounette (Slush), reposant sur des choeurs, des orchestrations un peu kitsh et un tas de petits sons auxquels il faut savoir prêter attention. Premier piège dès le troisième titre, I Feel Better peut paraître baclé à la première écoute, mais si l’on se concentre il regorge de pépites dance distillées dans une electro bien structurée et magnifie les voix d’Alexis et Joe, créant un contraste entre l’apparente simplicité du morceau et le raffinement de la production. Même topo pour One life stand, un des morceaux les moins intéressants de l’opus à l’accroche un peu abrupte et qui se décline ensuite dans la droite lignée des titres de Ready for the Floor.
Rien qu’avec Brothers, titre mélancolique et terriblement émouvant, cet album passe le contrôle qualité haut la main. Que ce soit les lignes de synthé ternaire et de batterie binaire, les chœurs ou les paroles elles-mêmes, on n’a pas signé témoignage plus synthétique et humble de ce que peut être l’amour fraternel, lien extrêmement puissant qui ne se manifeste la plupart du temps que lors des coups les plus durs. Ce titre résume tout ce qu’on n’exprime pas mais qu’on devrait dire plus souvent à ses frères (et sœurs). Ce morceau va de paire avec le plus énergique We have love qui rappelle que peut importe les aléas de la vie, il reste l’amour coûte que coûte. Un message universel trop souvent spolié et dénaturé par des traductions musicales pop dégoulinantes. Ecueil soigneusement évité ici.
On ne peut que déplorer que certains ne se sentent plus *** à l’écoute d’albums aussi classiques et sans valeurs ajoutées de groupes comme les Fuck Buttons, The Horrors, Passion Pit ou le dernier Yeah Yeah Yeahs et se permettent de critiquer aussi vertement et sans aucun effort de justification le nouvel opus d’Hot Chip, un groupe qui, ne serait-ce que par sa longévité et sa capacité de renouvellement et prise de risque, ne peut pas entrer dans la même catégorie que des « groupes hype du moment ». Mettez vos aprioris de côté, à commencer par ne pas regarder la pochette, vissez-vous un casque au crâne et écoutez ce bijou, vous verrez, vous appuierez sur repeat sans même vous en rendre compte !
Note : 8/10 (petite pénalité pour la pochette…)
Sortie le 1er février 2010
Autre chronique sur Sound of Violence



Ouais? Si tu as apprécié c’est tant mieux. Vu qu’ils l’ont calibré pour les anglaises au cerveau tuméfié par l’alcool, je te conseille d’aller les voir en live du côté de Manchester, tu devrais kiffer…
Perso, j’ai pas aimé. Aucun travail (Enfin j’exagère, il y a qd même un gros boulot de documentation sur l’EuroDance des années ’90). C’est plat. Mou. Fadasse. Frisant parfois le Jean Michel Jarre. Vocodé à mort. Nul. Inutile. Pourtant je l’ai écouté plusieurs fois (cette merde), parce que j’aime bien ce groupe. Mais plus ils avancent, moins ils sont bon.
Je me suis fais une raison…
8/10 ? wahh… Avec Casque en plus ? Dommage puisque, d’après toi, leur prod est exceptionelle, ça mériterait une écoute normale, non ?
2ben (péquin moyen ou blog’r beauf, selon l’humeur…)
1) Je ne bois pas d’alcool donc tu peux éliminer ce critère tout de suite
2) La chronique du concert privé du 26/01 à la Maison de la Radio arrive, c’était très bon. Ils ont pris le risque de retravailler tous les titres avec une orientation nineties et… ça a plu finalement !
3) Où as-tu lu “prod exceptionnelle” ? Pas chez moi en tout cas, j’ai dit qu’elle était raffinée, ce qui n’a rien à voir (compare avec le dernier Calvin Harris, il y a une sacré différence…). Attention au manque de rigueur
Toujours pas de justification de ta part. Je préfère quand tu écris que “tu n’aimes pas” plutôt que “c’est de la merde”, pas parce que c’est plus politiquement correct (on n’est pas là pour ça) mais parce que c’est un début d’argumentation.
Je tape allègrement contre les connards de la presse écrite qui écrives 3 pages avec pour seul message “c’est d’la merde”, par soucis d’équité, il n’y a pas de raison que je ne relève pas les billets ras-de-plancher de mes collègues blogueurs…
C’est pas mon genre, mais bon, là, tu nous cherche vraiment. Alors voilà ce que je pense :
1. Ecouter des albums au casque ….Selon moi, une aberration pour quelqu’un qui prétend justement se « concentrer « sur l’écoute des albums…Impossible au casque d’avoir une idée précise de l’image sonore, de « sentir » le groupe. Alors évidemment, on est d’accord, sur une chaîne de supermarché, c’est pas possible. Mais je ne doute pas de la qualité de ton installation…puisqu’à la différence de nous, rustres blogueurs beaufs, tu es une vraie mélomane !
2. Noter les disques, mais surtout, leur mettre des « petites pénalités pour la pochette »….c’est consternant ! Tu nous la joue maîtresse ? S’il y’a des coquilles dans le livret, tu fais quoi, tu convoques les parents ?
3. Je réagis un poil vivement car je me sens directement concerné, comme Ben. Oui, sur MyGoodZik, nous avons évoqué Fuck Buttons, Yeah Yeah Yeah et j’ai personnellement bien aimé Passion Pit. Mais que veux-tu, les goûts et les couleurs…
Nous justifier ? Expliquer point par point pourquoi nous n’aimons pas un album ??
What the fuck !!! Et puis quoi encore. Pour mémoire, nous sommes des amateurs, fiers de l’être, nous ne cherchons justement en aucun cas à ressembler à des « journaleux ayant tourné très vieux cons ». et ne prétendons en aucun cas changer de statut. J’ai envie de citer Dana Hilliot « la distinction de l’amateur et du professionnel nous paraît consister surtout en une démarcation sociale : le professionnel fait un choix que l’amateur ne fait pas – celui de consacrer la part la plus importante de sa vie à sa passion, et de s’avancer ainsi dans le champ social. L’amateur, de ce point de vue, est un dilettante, c’est-à-dire celui qui se délecte, qui prend plaisir – et notons au passage qu’à l’origine le dilettante est sous la plume de Charles de Brosses (heureux dilettante lui-même) (1740) celui qui se délecte de musique italienne, musique légère et gaie. La connotation péjorative ne s’attache au mot dilettantisme que plus tard, dans l’ambiance moralisante du XIXième siècle, fustigeant les dandys qui ne s’adonnent qu’au jouir et ne font rien sérieusement. Sa jouissance s’inscrit dans le champ de ce qu’on appellera bien plus tard « les loisirs ».
4. en écrivant ces lignes, je repense à ta chronique sur Rock En Seine et à tes critiques sur Birdy Nam Nam que tu qualifiais de singes si mes souvenirs sont bons. Et je m’interroge. De nous deux, qui est le péquin moyen ?
5. Je reprends le titre de ton blog : rigolotes chroniques futiles et insolentes. Personnellement, sur ce coup, je te trouve ni rigolote, ni insolente. Méprisante, à la limite. Boursouflée par un égo démesuré, certainement !
…
Je n’ai pas dit que tu buvais, mais que cet opus est calibré pour les anglaises au cerveau tuméfié par l’alcool, nuance.
(voilà pour ma part d’ attention au manque de rigueur)
“Raffinée” (pardon)… Cette prod me fait penser à qqs soirées écossaises des plus “raffinées”. Tu auras eu, au moins, le mérite de bien me faire rire avec ta correction.
En fait, un album ras-de-plancher- mérite une chronik ras-de-plancher, tout comme un disque de merde mérite le qualificatif “merde”… Tu saisis ?
N’y vois aucune grossièreté de ma part.
Intéressantes, en tout cas, ces conversations à sens unique.
Ça nous a donné l’occasion de faire connaissance…
2b (ras-de-plancher-style)
Hein mais on a pu le droit de dire qu’un disque c’est juste de la merde ??? Faut argumenter maintenant ??? et on fait quoi de tout ce mauvais esprit à revendre ???
Sinon j’ai longuement chroniqué le Hot Chip (je publierai au moment de la sortie officielle de l’album), mais je suis un peu moins enthousiaste que toi. Le groupe a toujours du talent mais ne l’exploite pas toujours au mieux
RomINK, tu t’engages sur une pente très glissante :
!). Je suis donc plutôt pas trop boursoufflée finalement…
]. Sauf que précisément, lorsqu’on parle de quelque chose qui nous passionne, c’est qu’on peut en parler encore et encore, qu’on est capable d’argumenter toujours plus pour défendre un point de vue. Et précisément vous faites l’exact inverse pour Hot Chip (et bon nombre d’autres disques) : du billet telex 5 lignes sans aucune explication.
1) Oui écouter un disque au casque fait partie de ma batterie de critères permettant d’apprécier un disque, au même titre que l’écoute sur chaîne, l’écoute en shuffle ou l’écoute décroissante de pistes. Cela permet de ne pas rédiger un billet à la va-vite. Comme pour les chaînes, il existe d’excellents casques qui permettent d’apprécier comme il se doit toutes les « images sonores » et de « sentir » le groupe. Je fais de la radio et donc je commence à avoir l’habitude du montage sonore, tu me feras signe où tu connaîtras un technicien du son qui n’utilise pas de casque, c’est pour ainsi une étape obligée pour vraiment bien travailler (et d’ailleurs ils les enregistrent comment leurs disques ?)
2) Maîtresse d’école avec des notes ? Le débat commence à être redondant, il existe un site pour ça où la question est justement en cours, je t’invite à aller en débattre là-bas. Tu dois mépriser et connaître bon nombre de maîtres et maîtresses d’écoles vu la proportion de magazines, blogs ou webzines qui ont recours aux notes…
3) et 5) Tu réagis plus que vivement, tu réagis comme un gosse de cinq ans, comme Yuksek sur un article il y a quelques mois : à côté de la plaque. Il ne s’agit pas de toi, pas même juste de votre site My (Good) Zik, d’autres blogueurs ont fait la même, c’est puéril de réagir comme ça.
Ne t’aventures pas sur les commentaires du titre de mon blog car je me sens obligée de te faire la même :
My GOOD Zik, tu peux me rappeler quel est le sens de « good » ? Non parce que si good ça veut dire « on chronique les disques qu’on trouve merdique » je ne vois pas bien la cohérence hormis une contradiction aberrante entre ce à quoi votre site peut prétendre (à la seule lecture du titre) et son contenu… Et (Good) entre parenthèses, ça veut dire « My Zik » mais si tu n’aimes pas, ce n’est précisément pas « ta zik », donc encore une fois, c’est un paradoxe. Là où tu te trompes c’est qu’il n’y a pas de mépris dans mes propos. Jamais. De la condescendance éventuellement, du désintérêt et je m’en-fous-tisme à la rigueur, de l’insolence parfois, mais pas de mépris, c’est un non-argument de faibles et je suis encore capable de me défendre. « Boursoufflée par un égo démesuré » par exemple est une phrase méprisante dans les règles de l’art, qui n’a donc aucune portée dans le débat.
Et pour quelqu’un qui a un égo démesuré, je vous indique quand même en lien référence vers d’autres blogs que je trouve intéressants, la réciproque n’est pas vraie (ce qui ne vous empêche pas de recommander PlaylistSociety, un blog bourré de notes
Je reviens à présent sur ta citation, voilà que nous partageons un point, je suis d’accord avec cela. [petit aparté : là, si j’étais méprisante, je t’expliquerai tout le mal que je pense des expressions comme « j’ai envie de te dire », « j’ai envie de citer »… mais je ne le fais pas tu vois, car je ne suis ni méprisante, ni prof
Là où nous différons, c’est que je ne prends justement pas la peine d’écrire sur un disque qui ne me touche pas, je préfère perdre du temps à défendre quelque chose qui m’intéresse (du coup les notes de mon blog sont en grande majorité positive).
4) Ce qui m’amène à la question du live report de Rock en Seine. Oui il est essentiellement négatif. Non ce n’est pas une coutume chez moi, simplement de l’honnêteté intellectuelle. J’ai été invitée, donc exonérée pour ce festival, en échange je devais produire du contenu sur le sujet (comme tous les festivals auxquels je suis invitée). Je ne suis pas du genre à faire des ronds de jambes juste pour m’assurer d’être réinvitée. Je suis honnête, j’écris ce que j’en pense et j’exprime aussi ma déception : cf. le titre « un festival qui fait de la peine » et non « un festival qui fait pitié », ce qui est loin d’être le même registre, le premier est désolé d’être déçu mais a le courage de le dire, le second est simplement méprisant justement !
J’arrête là, ça ne modifie en rien le fait que j’ai toujours lu vos chroniques et que je les lirai encore. Bonne soirée.
P.S : Dictionnaire l’anecdote de Talleyrand et Augereau : Péquin daterait de la fête de la Fédération, suivant le dire d’un général qui y assistait, dire transmis de bouche en bouche jusqu’à la personne qui m’en a fait part : à cette fête, il y avait des délégués militaires, et des délégués des cantons ; ces derniers, on les nomma par abréviation des cantons ; la plaisanterie vit dans « cantons » la ville de la Chine et y substitua le nom de la capitale, Pékin.
Péquin = tout ce qui n’est pas militaire = tout ce qui manque de rigueur (par extension).
Je préfère ce ton de 2Ben à celui de RomINK, plus pondéré, moins premier degré, comme mon blog finalement
Ben et mi sommes encore deux personnes distinctes, donc chacun ecrit ce qu’il veut, comme il veut hein…Et moi je suis susceptible, donc ton billet (et les commentaires sur MGZ me fatiguent.
Définitivement, nous ne sommes pas d’accord !
1.Mais on parle d’écouter un album, pas de le mixer ! Rien ne vaut une chaîne avec de bonnes enceintes, ça j’en démords pas.
2.Oui maîtresse d’école. Pas la peine de te défausser en évoquant les autres blogueurs qui donnent des notes aux albums ou de revenir sur la redondance du débat (j’ai d’ailleurs posté une modeste contributuion sur Débatons-nous.fr. Pour on info, la première question que j’ai posé à Benjamin F lors de notre première rencontre était : « comment peux-tu noter un album ? ». Sincèrement, je ne comprends pas l’idée.
3.je réagis comme je veux. Essaie 2 secondes de te mettre à la place des autres, tu comprendras…On appelle ça l’empathie. Tu as déjà entendu parlé du concept ? Quand tu viens sur mon blog et que tu me dis « passe ton chemin », comprends que c’est un peu comme si tu venais dans mon salon, que tu arrêtais ma chaîne pour me mettre le dernier Madonna en me disant « c’est ça que tu dois écouter, ton rap, c’est pour les ados ».
4.Sur le sens de MyGoodZik : good est entre parenthèse car on parle de musique, et donc, forcement, notre contenu est subjectif. Inutile de critiquer nos articles de 5 lignes, on fait ce qu’on veut, on est encore libre bordel ! On fait ce qu’on veut, comme on veut. C’est aussi vrai pour les liens. On ne se sent absolument pas obligé de te mettre dans notre blogroll. La réciproque est vraie ! Essaie de comprendre qu’on fait ça POUR LE FUN, on est pas là pour se faire allumer.
5.MGZ, c’est un salon entre potes, ouvert à tous les curieux. On a pas plus d’ambition que ça.
6.Je ne te répondrai pas sur les autres points, de toute façon ça ne servirait à rien, tu es beaucoup trop têtue pour qu’on puisse réellement échanger et je sens bien que l’on ne sera jamais d’accord de toute façon. Ah si, quand même, sur Rock en Seine : quand tu écris « je devais produire du contenu sur le sujet », je trouve ça ahurissant. Tu as signé un contrat ? En quoi es-tu obligée d’écrire ? Tu as peur de ne plus être dans leurs petits papiers ?
7.Enfin, oublie 2 secondes mes fautes de français prof, ca te détendra un peu
Tout ça me fait penser que Marcel organise une boom dans le bar PMU de Francis la semaine prochaine à Bourcefranc le chapu. Si vous voulez de l’image sonore, Marcel est à l’image sonore ce qu’Avatar est au cinéma quoi. Enfin bref, heureusement Thérèse a dit qu’elle viendrait alors ça a beau s’annoncer comme un concert de merde, il faut croire qu’il faut y aller. Non pcq Marcel il enregistre toujours ses cassettes au casque. C’est qu’il s’y connaît le Marcel ! Il sait bien que sinon il a le bruit de son put*** de jack tout pourri qui vient couvrir la voix.
Bon, vous croiserez bien une affiche ou deux. C’est Marcel aussi qui les fait. Dans genre artiste pluridisciplinaire…
Comme ça moi aussi j’y serrais allé de mon commentaire à la Pernaut…
Vive la musique et achetez la cassette de Marcel S’ous plait !
Le second degré avec toi Mauve, c’est un sport de combat en même temps. Je n’ai pas envie de jouer le père la morale, mais franchement, je commence à trouver tes attaques et tes sautes d’humeur abusives. Comment tu peux t’en prendre aux gens ou dénoncer des choses chez eux que l’on ne peut que te reprocher tout le temps ?
De te voir te la ramener sur Twitter et sur Facebook pour nous montrer que tu as tapé sur des gens de la blogosphère, que Yuksek t’a répondu violemment ou nous rappeler une dernière fois – au cas où quelqu’un l’aurait loupé – que tu as filé une claque à Philippe Manoeuvre n’a rien d’héroïque, de légitime.
Tu ne mérites que ce que tu sèmes. Tu est parfois odieuse – si, si, odieuse, méprisante, férocement critique – et tu dois pouvoir accepter que les gens ne soient pas d’accord avec toi sans en faire des affaires d’état. Tu ne te remets même pas en question, c’est le plus triste. Tu es tellement persuadé d’utiliser les bons mots, de posséder les règles de la courtoisie et du non-mépris, que tu n’arrives même plus à comprendre les réactions des gens (cf Yuksek). Maintenant, c’est au tour – entre autres – de My(Good)Zik, et je regrette qu’ils aient pris le temps de te répondre. Ce n’est qu’encourager ton côté peste à continuer d’exister. Mais je le répète, si tu obtiens des réactions aussi virulentes, c’est que quand même, tu y es pour quelque chose.
Je ne sais pas si c’est le plaisir de provoquer ou de se plaindre, une question d’égo ou une question de caractère, mais si tu es dans la vie comme tu l’es quotidiennement sur ton blog, ça doit pas être simple de te supporter.
On a déjà eu les trolls débiles de chez Benjamin F, les débats stériles avec LesVraisIndépendants, si tu en rajoutes en plus une couche, on est pas sorti de l’auberge …
Bye,
Thibault F.
PS: J’ai écrit vite, sans me relire, comme toujours. J’espère respecter le plus possible les règles du Bescherelle et avoir été irréprochable au moins au niveau de l’orthographe. Je ne voudrais pas avoir à lire une prochaine chronique dans laquelle tu enverrais des piques à tous les blogueurs dont la grammaire et l’orthographe laissent à désirer.
J’adore.
C’est toi qui parle de pondération et de second degré ?
Ha ha ha… excellente celle là violette, vraiment. Tu m’éclates.
Parce que comme entrée en matière, ton commentaire sur ma critique d’Hot Chip n’était pas vraiment pondéré, je cite : “Bah débouche-toi les oreilles et réécoute au casque, tu verras que c’est loin d’être de la m*** ce disque… Après si tu n’aimes pas l’electro-pop passe ton chemin !” Encore plus que le début, j’aime surtout la fin…
Dire ça sur le blog de quelqu’un… Très subtil.
Maintenant, au plaisir de te revoir sur notre blog de beaufs (là encore, très pondérée violette…)
@+
Ton article taille un costard à des blogueurs et dit beaucoup de bien du dernier Hot Chip. J’avoue ne pas bien comprendre pourquoi, j’ai l’impression que tu dis que le dernier Hot Chip est bon juste par opposition à deux blogueurs qui ont écrit rapidement dans un post que ce disque n’est pas bon …
C’est de la provocation essentiellement,
contrairement à ce que je semble laisser paraître,
tout cela ne m’atteint pas, pas d’affaire d’Etat en vue…
C’est un peu mon laboratoire, je teste différents trucs,
et parfois je tape sur des points qui visiblement sont sacrés.
“Tu as un blog, tu ne tapes pas sur les blogueurs, en revanche vas-y tu peux t’en donner à cœur joie sur les autres…”
Bizarre…
Pour Yuksek, relis-le, sa réflexion était réellement hors-sujet puisque ma chronique parle du public et non de sa musique.
Et pour la claque de P.M. c’est à la demande de certains que je l’ai raconté, ça fait partie de ce que je considère comme une erreur de jeunesse chez moi.
Et j’oubliais : oui je suis invivable, je le sais parfaitement. Bien cordialement…
Pour revenir au coeur du sujet, l’album et non pas le ton de Mauve, je viendrai simplement appuyer son propos.
A ceci près qu’après une première écoute hier soir au casque, le passage sur B&O des années 80 (parfaitement calibré pour ce genre de son donc) est très bénéfique à l’impression que laisse One Life Stand.
Ce qui est intéressant chez Hot Chip, c’est bien cette capacité à surprendre. On oubliera les remixes insensés que s’empressent de pondre la galaxie electro – pour ne retenir que le plus important, on tient là de sacrés musiciens.
D’ailleurs il n’y a rien de snob ou prétentieux ou quoi que ce soit que vous reprochiez à ce post – à penser que la profondeur et la richesse non immédiate de ce disque contraste avec la multitude de sons justement hyper brouillons et sans reliefs que proposent les sus-cités.
J’avoue ne pas avoir d’affinité particulière avec les univers (oui LES) proposés dans cet album, mais la construction et le discours sensible de Hot Chip me semblent appréciables au fur et à mesure qu’on réécoute.
Allez, un nouvel album de !!! et je suis comblé.
Cheers.
Talking Heads, Happy Mondays, Leftfield, the Orb, KLF, Basement Jaxx, Hot chip fait maintenant parti des grands en matière de dance music.
Dj’s depuis 20 ans, je trouve cet album exemplaire, d’accord avec Violette. rarement pop et electro n’auront fait aussi bon ménage.
J’avoue avoir été déçu, presque répugné, à la première écoute de de ce nouvel album, dont les échos se faisaient déjà plus que mitigés.
Fort de mon attachement à ce groupe, je me suis forcé à y revenir, acceptant d’affronter à nouveau l’autotune Kégniouestienne, les citations Madonnesques, les synthés Masterboyens, la mièvrerie pop kryptogay…quitte à y rester.
Depuis, je suis absolument hypnotisé par ce qu’ils sont parvenus à faire de références sonores aussi douteuses, de leur capacité à rendre si touchante une telle vulgarité de façade.
Ils réussissent là où Made In The Dark, et dans une moindre mesure les précédents albums, avaient échoué : faire danser l’amateur de belles chansons tristes et faire pleurer le clubber de base anglais sur un même morceau.
J’aime ce genre de grand écart, et pour moi c’est ici un vrai tour de force, un quasi-miracle.
Alors oui, j’ai écouté de l’eurodance en boucle dans ma jeunesse avant de me mettre à des choses dites plus pointues, j’ai aussi adoré le minimalisme lo-fi de leurs débuts.
Parfois je le regrette même.
Mais putain, qu’il est bon de les entendre enfin assumer ce qu’ils sont : un excellent, si ce n’est le meilleur, groupe de dance actuel, dans une veine purement anglaise et parfois volontairement plouc cette fois, au risque de froisser les gars de Pitchfork et consort.
J’y vois un album incroyablement addictif et sûr de lui, décomplexé, fier et finalement courageux de rassembler plusieurs décennies de dance music, y compris celle qu’on peut aimer coupablement mais qu’on croyait définitivement enterrée à jamais avec les horreurs has been 90′s.
Pour peu qu’on ose s’en approcher, comme eux ont eu le courage de s’y frotter, cette dance devient une tornade de références déculpabilisées où “bon” et “mauvais” gouts se culbutent dans un vrai clash pop, donnant naissance à une synthèse jouissive de ce qui nous donne envie de danser, que ce soit à Palavas l’été, au Social Club l’hiver, ou dans l’intimité de notre salle de bain le matin.
Et avec tellement plus de sensibilité que tous les ersatzs EdBanger…
Pour moi leur album le plus abouti et émouvant, car assumé.
Universel et généreux aussi.
Merci Matthieu & Ludivine et RubberG pour ces beaux commentaires,
contrairement aux énergumènes qui se sont excités sur mes commentaires précédemment,
vous démontrez enfin que :
1) je ne suis pas la seule à trouver que ce disque est bon.
2) on m’accuse à tort de les “encenser”, en lisant votre commentaire ils comprendront peut-être que la langue française possède pas mal de vocabulaire et que ce n’est pas pour rien…
Personnellement, et je l’ai retenté plusieurs fois, non, je ne trouve rien d’intéressant à cet album. C’est plat, complètement dans l’air du temps alors que justement Hot Chip ne l’était pas avec ses deux premiers albums avec leur electro-cheap.
Quand on pense que ces gens là ont composé ‘Over and Over’ et qu’ils pondent aujourd’hui cette mélasse vraiment indigeste, c’est quand même bien triste.
On dirait qu’Hot Chip cherche le tube mainstream. Mais pas le truc à la Britney, super bien produit et très intelligent, mais un truc à la Voltage ou à la NRJ. Un truc bien pupute, mais uniquement pupute, sans valeur ajoutée aucune.
Le pire c’est que j’entends La Isla Bonita de Madonna sur I Feel Better… Brrr, j’en ai encore des frissons…
Justement, c’est ça qu’est bon!
Ils prennent l’exact contrepied de ce qui est attendu d’eux : à savoir une “electro-cheap”-pop-indé, illustration d’un très bon gout flattant l’intello distingué auquel on cherche tous plus ou moins à ressembler.
Et non! En lieu et place ils nous pondent une éspèce d’hommage à la culture dance-fm avec un son vulgos typiquement anglais, en ayant le culot de nous servir leurs chansons les plus culculs certes (les chansons d’amour…), mais aussi les plus touchantes et melancoliques depuis leurs debuts.
Nan, je le répète cet album est une ôde plutot audacieuse au mauvais gout pop assumé (TOUT LE MONDE aime Britney!) qui, d’une certaine manière, me parait beaucoup plus sincère et moins cynique que la “geek-music” (que j’adore aussi au demeurant) à laquelle ils nous avaient précédement habitués.
Et c’est là la force de cet album : des chansons splendides nous tirant par la main,un peu à contrecoeur, à la limite de la nausée parfois, vers un son définitivement plus “populaire”, cheap au sens propre : un son presque prolo par moment.
Moi aussi je me suis surpris à apprecier les tubes de Britney, et à m’amuser à le clamer haut et fort.
D’ailleurs c’est devenu de bon ton aupres des audiophiles de passer “Toxic” ou “I’m a slave 4 u” lors d’une soirée. Et on ne compte plus les reprises de groupes “underground” de leurs tubes.
Juste retour des choses : et pourquoi Britney ou Madonna ne deviendraient-elles pas (après elles-mêmes avoir fait un pas de leur coté vers un son plus “indé”, soit dit en passant), à leur tour source d’inspiration pour nos chers “petits” groupes?
La boucle serait bouclée, avec courage et fierté.
Rien à ajouter RubberG, super explication,
je suis de celles qui ont fait des chroniques sur les reprises de Toxic par des groupes indés ou hype,
j’assume totalement et, si je n’ai jamais réussi à écouter un disque de Britney en entier car je trouve cela fatiguant, il n’empêche que cela reste foutrement bien produit et plein de ressources
Merci pour cet article !
Je suis plongé dans l’écoute du dernier Massive Attack, et je dois avouer que le passage de ce disque à celui de Hot Chip n’est pas à l’avantage de ce dernier, vu la différence très nette de style et de degré d’écoute à adopter.
Du coup, j’ai un peu laisser tomber, vu les mauvaises critiques que j’ai lu par ci par là. Mais cet article me donne envie de pousser plus loin l’écoute de cet opus, et rien que pour ça, c’est top !
Et le fait que tu n’aimes pas Passion Pit, Yeah Yeah Yeahs, Fuck Buttons et The Horrors me conforte dans l’idée que je pourrais suivre ton avis.
Merci donc (mais lache un peu de leste, votre discussion animée en commentaire est inintéressante et totalement absurde)