
MGMT @ Trabendo…
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:concert, Etienne Jaumet, Mgmt, Pop-rock, Trabendo, Zombie Zombie
Catégorie: des concerts...
Groupe Brooklynien / Pop – Rock / 23/03/2010
…ou Comment un groupe a définitivement perdu tout intérêt et crédibilité
Jamais deux sans trois pourrais-je dire. Ne parvenant pas à m’expliquer comment un groupe pouvait produire un beau premier album et proposer dans le même temps des prestations scéniques déplorables, j’avais décidé de donner une troisième et dernière chance aux jeunes de MGMT. Un concert désincarné qui les discrédite à jamais, heureusement rattrapé par leur excellent choix de première partie, Zombie Zombie.
Souvent j’aime plus les premières parties que les têtes d’affiches et ce soir là, plus que jamais. Lunettes à grosses montures et tee-shirt à l’effigie de l’excellentissime Turzi, le duo Zombie Zombie a parfaitement rempli son contrat de « première partie ». Ils étaient là pour faire monter la sauce, pour plonger l’assistance dans un bien-être et un état d’esprit le plus indulgent possible à l’égard de MGMT. Les nappes krautrock d’Etienne Jaumet et Cosmic Neman avaient des accents electro minimal de Detroit ce soir là – l’album solo d’Etienne Jaumet en collaboration avec Carl Craig étant passé par là. Trois titres hypnotiques comme il faut, ajouré de moult motifs rythmiques foutraques, allant du collier de moules au cri de Tarzan. Plus que jamais le duo semble sûr de lui et attentif au public qui le lui a bien rendu. Doucement une léthargie euphorique s’empare des corps et la demande de rappel n’était pas factice. Me voilà donc dans les conditions optimales pour avoir envie d’aimer ce qui va suivre.
Après un changement de plateau un peu long (quadruple vérification des micros, on ne pourra pas dire qu’ils n’ont pas été checkés), les cinq américains prennent place, embrayant directement sur un titre de l’album à paraître (Congratulations dont il ne faut pas attendre de chronique de l’opus sur ce site, d’ailleurs mon collègue s’en est parfaitement chargé sur Playlist Society). Accoutrés aussi bien que pour une soirée canapé – jeu vidéos entre potes subventionnée par Uniqlo, c’est à peine si les longs cheveux du guitariste ne se prennent pas dans les cordes. Accueil un peu froid du public qui n’était pas composé d’ados groupies débraillées mais plutôt de trentenaires parisiens un peu renfrognés en uniforme de travail : jean-basket-blouson de cuir (avec une variante trench, que d’originalité et de fantaisie, vraiment !). Seraient-ils mal réveillés d’un décalage horaire ? Le batteur baille à souhait. Le chanteur a-t’il encore une voix ? Ses étranges changements brusques d’octaves laissent penser que, soit il mue encore / à nouveau, soit il se force à chanter dans un ton qui lui a été imposé, soit il veut se saborder. Il en va de même pour le clavier, certains accords revival nineties en plein morceau sixties, ça n’a pas l’air très normal…
Quinze minutes plus tard et toujours pas un sourire, ils ont déjà aligné cinq titres au compteur et se lancent dans une réinterprétation d’Electric Feels des plus consternantes. Je m’explique.
Le gros problème de MGMT c’est leur retenue, leur parfait remplissage du contrat. On leur a dit de jouer la setliste en se conformant aux arrangements du disque ? Eh bien le groupe jouera ce qu’on leur a dit de faire. Ce genre de maladresse je l’ai excusé la première fois, le mettant sur le compte de leur jeunesse et inexpérience de la scène, pensant sincèrement qu’ils prendraient de l’assurance. Et lorsque le guitariste se lance dans un mini-solo d’improvisation de trente secondes, on comprend finalement pourquoi ils sont tant mis sous cloche. S’ils ne sont pas parfaitement contrôlés, les jeunes de MGMT font n’importe quoi : ils chantent mal, ils jouent mal, ils se tiennent mal. Ce n’est pas dans leur cahier des charges de dire « Merci » ou « Bonjour » ou de sourire mais il est noté qu’il faut faire de la pub pour le nouveau disque qui va sortir ? Alors nous n’aurons pas droit à autre chose…
En revanche on remarque immédiatement que, même s’il est mauvais, le mini-solo du guitariste lui fait esquisser un quart de sourire. Il semble enfin prendre un peu de plaisir à ce qu’il fait. Et ses accords ont des accents bien plus hard rock, ce qui colle d’ailleurs avec son look d’adepte de Metallica (et l’on avait senti cette même adrénaline sous-jacente lors des premiers titres joués à Rock en Seine). Et si les MGMT ne jouaient tout bonnement pas la musique qu’ils aiment ? Et si les très forts relents britpop du nouvel opus leur cassaient les noix et qu’ils voudraient plutôt faire de l’electro-pop ou du hard-rock, revenir en somme à leurs premiers amours noise-rock ?
Loin de moi l’idée de vouloir les plaindre ou de leur trouver encore une fois des excuses, mais il semble de plus en plus plausible que ces pauvres loulous réalisent qu’ils se sont fait avoir : ils ont signé pour 4 albums avec Sony, ils sont sous la coupe d’un Dave Fridmann influent qui exige éventuellement une orientation psyché-pop ou expérimental-rock à la Flaming Lips ou Mercury Rev, ils sont pieds et poings liés et s’exécutent sagement. Du coup ils sont tristes comme les pierres, ils s’endorment sur leurs instruments (authentique, le batteur devrait apporter son oreiller). On a pourtant envie d’y croire, on cherche l’euphorie de Time to Pretend, on se prend à dodeliner de la tête sur Song For Dan Treacy mais ça ne décolle pas, on se détend enfin un peu sur Brian Eno, plus vivant que la version studio, mais c’est la fin du concert. Et on a presque envie de pleurer en entendant ces jeunes terminer leur show en se lançant des fleurs tout seuls (Congratulations, qui est aussi le morceau final de leur second opus, applaudissements inclus), cela sonne comme une ode funéraire.
Un spectacle minuté d’une heure pile – pas trente seconde de plus – où l’on assiste à la lente agonie de cinq pantins. Qu’on laisse se reposer ces pauvres brooklyniens, qu’on leur donne des vacances et de la liberté dans leur musique ou sinon l’un d’eux risque de nous rester dans/sur les bras (à vous de voir comment considérer le problème). La pochette de leur nouvel album illustre bien tout cela d’ailleurs : un petit renard, ersatz de Sonic, panique seul sur une planche de surf car il manque de se faire bouffer par une grosse vague-monstre-chat pleine de dents. Cela s’appelle un « retour de vague » et c’est synonyme de « retour de hype », c’est violent et brutal, ça fait mal et on s’en relève rarement. R.I.P. MGMT.



C’était prévisible !
Merci pour ta chronique, elle conforte les dires de certains amis qui les ont vus aussi à plusieurs reprises et se sont retirés à chaque fois déçus.
J’avais une place pour leur concert de Bruxelles ce samedi 27, je viens juste de la revendre !
Je ne suis pas d’accord.
En fait je suis même à l’inverse total de ton avis.
la première partie est la première partie la plus longue et douloureuse à laquelle j’ai pu assister ( et pourtant ). Après je reconnait qu’ils ont du talent ses Zombie Zombie mais, question de goût vraiment, la seule chose qu’ils m’inspiraient était l’envie de fumer une clope et de mettre mon Ipod.
J’ai assister au concert d’MGMT à l’olympia il y’a quelques mois et j’avais été assez déçue, l’album était gigantesque et bon bah sur scène c’était vraiment à la limite du carnage.
Néanmoins hier soir il m’ont réconciliée avec leur live. Je l’ai trouvé adapté à la salle ( à savoir intime ), je ne les ai pas trouvé peu souriants ou hautains, timides ouai mais dans leur bulle mais bon rien de choquant, même une bonne surprise comparé à l’Olympia. Et leur nouvel album promet d’être une petite pépite qu’ils ont joué très admirablement hier .
Chère MM,
Où as-tu lu dans cette chronique que les MGMT étaient hautains hier soir ? Nulle part car je ne le pense pas, je les ai trouvés fatigués, contrits, tristes mais pas hautains, à la rigueur un peu je-m’en-foutiste…
Je suis contente pour toi si tu as aimé leur prestation hier soir, ce n’est pas mon avis, ni celui d’autres personnes que j’ai pu croiser. Mais heureusement que des avis différents existent, sinon qu’est-ce qu’on se ferait ch*** !
Tu peux écouter l’album en entier sur le site du groupe, tu constateras qu’il ne casse pas la baraque loin de là : http://www.whoismgmt.com
Et en ce qui concerne Zombie Zombie, je t’invite à écouter leur album, excellent dans son genre lorsqu’on est comme moi adeptes des vieilles machines et du psyché-barré-bizarre-déviant-krautrock (choisis ce que tu veux dans la liste).
Merci de ta participation,
au plaisir,
c’est étonnant comme un même concert peut être perçu totalement différemment par les gens. Pour moi là où le groupe avait l’air de se faire chier, c’était sur leurs anciennes chansons, celles du 1er album, où l’on sent clairement qu’ils se forcent à les jouer pour faire plaisir au public (public qui était d’ailleurs bien pourri hier, très froid, je vous rejoins au moins sur ça).
Par contre, j’ai trouvé qu’ils avaient l’air de bien prendre leur pied sur les nouvelles, ils étaient tous souriants, bien dedans. Je pense d’ailleurs que ce nouvel opus reflète bien plus leurs gouts musicaux que le précédent et doute fortement que les deux gus aient été un jour fans d’electro-pop ou de hard-rock (ils l’ont dit en interview qu’ils regrettaient avoir écrit Kids par exemple, que ça ne leur ressemblait pas, que ce n’était pas la musique qu’ils aimaient).
Concernant la voix du chanteur, je vous trouve bien sévère. Ça n’a clairement jamais été son point fort mais les progrès par rapport aux concerts de 2008 sont immenses, et la voix est désormais correcte (pas transcendante mais pas un massacre non plus).
Quant aux “pauvres loulous pieds et poings liés” à leur maison de disque, j’en doute très très fort. Je crois qu’ils ont bien plus de liberté qu’on ne le pense, et qu’ils imposent beaucoup plus de choses à leur maison de disque que l’inverse (ils ont un peu la réputation d’être de gros chieurs). Je pense que s’ils n’avaient pas de liberté dans leur musique, Sony leur aurait justement demandé un ou deux gros tubes à la Kids et Time To Pretend, histoire de s’assurer un beau succès commercial encore une fois. Là il n’y en a aucun, le groupe a dit et redit qu’ils ne sortiraient pas de singles, qu’ils n’avaient pas envie de jouer dans des grandes salles et qu’en gros, ils cherchaient plus ou moins à se saborder commercialement.
Ah oui et aussi, leur nouvel album n’a pas été produit par Dave Fridmann, mais par Sonic Boom.
Hé bien merci Niluje pour ces précisions,
je n’ai pas eu l’occasion de les avoir en interview mais si c’était le cas je leur aurais de toute manière posé la question à propos de leurs orientations musicales et de leur contrat avec leur maison de disque.
Concernant les influences noise, je n’invente rien, leurs premiers EP et démos en étaient bourrées. C’est pour cette même raison que j’avais commencé à m’intéresser à eux.
A propos des tubes, il y en a clairement au moins deux sur ce nouvel opus et je suis certaine que le dancefloor résonnera très vite de remix du groupe.
Quand à la voix du chanteur et aux manques de sourires, eh bien nous devons alors être très nombreux à avoir les oreilles et les yeux défectueux à en juger par le nombre de réactions qui allaient dans mon sens
Trentenaire jean-basket-blouson cuir, je pensais être le seul tordu a ne pas avoir apprécié leur prestation…tu me rassures! Merci pour cet article auquel j’adhère à 100%.
bon ben en fait j’avais un gros bémol à mettre en commentaires (malgré le fait que même si je suis un grand fan de MGMT je n’ai pas assisté à ce concert ni encore vraiment écouté le nouvel album, ou en tous cas pas bien)
Mais en fait Niluje a tout dit… donc je n’ai rien à dire
En bref je veux bien croire que ce concert ait été pourri (ils ont tout de même une très mauvaise réputation sur scène, même si moi la seule fois où je les ai vu j’avais trouvé ça très bien mais tous les gens présents ce soir là avaient été étonnés de leur anormalement excellente prestation), mais de là à dire que c’est parce qu’ils se font chier parce qu’ils ne jouent pas la musique qu’ils aiment c’est quand même du grand n’importe quoi. S’ils ne faisaient pas ce qu’ils aiment ils arrêteraient, le mythe du fonctionnaire du rock ça n’existe pas, même dans les plus grosses majors ou chez les maisons de disque les moins scrupuleuses, qu’il y ait des produits ultra-commerciaux et formatés certes, des artistes qui se forcent à écrire dans tel ou tel sens pour avancer dans leur carrière bien sûr ça arrive aussi, mais des prisonniers de leur propre musique dictée par le label ça pour le coup ça n’existe pas (à part les coups commerciaux donc évidemment, mais c’est quand même à part)
non vraiment, j’ai été limite ébahi de voir qu’il y a encore des gens qui adhèrent au mythe de la maison de disque toute puissante qui impose ses choix, ça paraît tellement surréaliste, surtout dans le contexte actuel…
mais bref oui concert pourri, je demande à voir mais je peux le croire
Ce n’est pas pour entretenir le mythe de la Maison de Disque toute puissante Stéphane (je savais que tu allais réagir sur ce point héhé), c’est plutôt que là, ils ont tellement l’air mal dans leur peau que j’en viens à supputer tous les scénarios possibles. 4 albums c’est beaucoup et vu la différence de qualité entre le premier et le second , on peut craindre le troisième. En fait je n’ai pas fait ressortir assez clairement mon impression qu’ils se sont (peut-être) eux-mêmes enfermés dans un moule du groupe néo-hippie cool hype méga connu. Et d’ailleurs ce que dit Nijule et le fait qu’ils changent totalement de look depuis quelques mois va peut-être dans ce sens. En fait il leur faudrait tout simplement des vacances ?
Honnêtement ils font peine à voir et ce n’est pas une jubilation pour moi, je les ai tout de même vus trois fois en trois ans, dans des salles petite et moyenne et un gros festival ce n’est pas faute d’avoir essayé de les apprécier sur scène, d’autant que j’adorais sincèrement le premier disque (moins le second où selon moi il y a un titre sur deux à sauver).
Zombie Zombie, la pire première partie que j’ai vue de ma vie. Ca m’a chuter loin loin dans les abysses.
Avec leurs gueules d’électro-connards du genre “je me la pète alors que je fais de la musique de merde”, voilà le topo : on balance un son, puis un 2ème s’ajoute, puis un troisième, puis une cymbale, puis 2 cymbales, etc. et tout ça sur 3-4 notes, je mets au défi quiconque de me dire que c’est de la musique.
MGMT a fait de sacrés progrès sur scène et leur dernier album semble super, ce qui m’énerve dans l’histoire, c’est bien le public.
Des gens qui ont l’air d’avoir plus apprécié Zombie Merde que MGMT, peut-être parce que c’était plus “sophistiqué, plus fin”, oui, MGMT c’est sans doute devenu trop pop.
Oui, car les gens présents étaient la caricature même du bobo, du snob, de la fashion victim, du Parisien que l’on adore détester. S’étant tous passé le mot pour le concert fashion du mois, à caler entre celui de benjamin biolay et charlotte gainsbourg, la masse “supra-intellectuelle” de la capitale était réunie. Tous ces petits clones de Moby, n’étant pas réellement fans de MGMT, étant là plutôt pour les rajouter à leur “carte culturelle”, n’a pas daigné poussé un son, lever un bras ou taper dans ses mains, mais quel est le balai qu’ils ont dans le cul?
Bien évidemment, avec une place à 38e, c’est ce qui devait arriver, de toutes façons, on y est habitué, la culture sur Paris est de plus en plus élitiste. La ferveur populaire dans la culture? Disparue.
Aujourd’hui, je suis triste pour le groupe, triste car voilà leur public français. Des gens qui pensent plus à leur dernière monture de lunettes noire qu’à la Musique, l’amour de l’Art. Ca, ils ne connaissent pas.
Et bien, retournez écouter votre Zombie Zombie, je dois être trop beauf pour pouvoir apprécier.
Chèr(e) Anonyme,
Concernant Zombie Zombie je peux t’assurer que s’il y a un groupe qui ne se “la pète” pas c’est bien ce duo. Ils ont même confié après leur prestation être étonnés que le public les ait autant applaudi (et apprécié car certes la salle était un tiers moins pleine à ce moment là, mais la majorité des gens présents ont aimé).
Par ailleurs, je vous accorde que 20h n’est pas l’horaire optimal pour écouter ce genre de musique, en général ils sont plutôt programmés plus tard.
On peut être beauf et vivre ailleurs qu’à Paris et pourtant apprécier Zombie Zombie, ils tournent dans le monde entier hein…
On peut aussi adorer l’Electro autant que la Pop, et d’ailleurs certains groupes comme Hot Chip le font très bien et ont la part belle sur ce blog.J’ajoute que de parler “Zombie Merde” ou de “gueules d’electro-connards” c’est du même niveau que ce que vous dénoncez, c’est porter un jugement de valeur sans consistance. Il faut être un peu limité pour affirmer que l’electro ou la pop sont un genre majeur/mineur l’un par rapport à l’autre, je ne vais même pas développer tant ce genre de considérations me fatiguent.
Je partage quelques points d’analyse du public (concert cher, carte culturelle, calé entre Biolay et Gainsbourg, ça m’a fait rire c’est bien dit). En revanche je reste persuadée que si la foule n’était pas en liesse c’est aussi parce que le concert n’avait rien de fracassant.
Je te soutiens à 100%. Et je suis d’accord sur un point particulièrement important : leur chanteur devrait tout simplement arrêter de chanter, il m’a juste cassé les oreilles
Par contre mon oreille n’est pas aussi mélomane que la tienne et je n’avais pas saisi les digressions nineties dans les sixties mais c’est peut-être aussi parce que j’en avais conclu qu’ils jouaient faux à ce moment-là.
Je ne comprends pas les commentaires positifs sur le concert… de mon point de vue la salle était tellement peu emballée que c’en devenait gênant. Mais nous ne devons pas avoir assisté au même concert. Et j’avoue que comme j’y allais un peu à reculons, je suis arrivée un chouilla en retard (j’ai loupé l’arrivée sur scène… j’en reste traumatisée à jamais) j’étais derrière avec des vues aléatoires sur le groupe sur scène. Du coup côté ambiance j’étais clairement observatrice et pas dedans!
J’ai pas aimé le premier album, le deuxième non plus. Ce groupe n’a aucun intérêt.
perso je pense tout simplement que MGMT n’aime plus jouer à Paris…. ça va pas plus loin
le public est un peu mou chez nous….