AUFGANG @ La Machine du Moulin Rouge
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:Aufgang, Aymeric Westrich, concert, electro, Fortune, Francesco Tristano, Infiné, La Machine, Mathieu Amalric, Nouveau Casino, piano, Rami Khalifé
Catégorie: des concerts...
Groupe français / Electro-piano / 25/03/2010
Ayant passé une première partie délicieuse en compagnie de Mathieu Amalric (enfin c’était surtout en compagnie de Mathieu de Spoka parce que Amalric j’ai pas osé lui parler après être restée à côté de lui 25 minutes), venu assister comme moi au spectacle de Fortune (Nouveau Casino), encore un peu trop “jeune groupe qui se lance et qu’a pas encore l’habitude du public parisien parce qu’à Morlaix les bretons c’est vite bourrés donc toujours sympas” (copyright Claire) mais en progrès, j’ai failli rentrer chez moi sans aller voir Aufgang… Quelle énorme bévue j’allais commettre…
Après deux chroniques de leur disque, une interview et un live report de leur dernière prestation au Café de la Danse je trouve encore le moyen de vous parler du groupe le plus intéressant depuis un an ? He oui, car le trio piano- batterie me surprend et subjugue encore. Bien loin du chic récital du Café de la Danse, Aufgang devait convaincre sur le dancefloor à un horaire bien plus tardif. L’équation « puissance d’Aufgang + sound system de la Machine » laissait présager du pire, mais le pari fut remporté haut la main, encore une fois.
Configuration laissant Aymeric Westrich et sa batterie plus en arrière de la scène, Francesco Tristano et Rami Kalifé ont des mines enjouées et des fringues plus simples. Oubliées les chemises de popeline de coton, place aux tee-shirts permettant de se démener comme il se doit pour démontrer qui sont les maîtres à bord.
Spectacle encore mieux rôdé qu’il y a quelques mois, les pianos ne mouftent pas, dociles bien comme il faut. Ce soir le public peut se déhancher à loisir et ce sont les samples et la batterie qui sont à l’honneur.
Si certains pouvaient reprocher au groupes quelques boucles trop nineties désuètes sur leur disque (et leurs premières prestations), tous les samples ont été retravaillés avec des textures moins oldies mais tout autant dangereuses, flirtant en permanence avec la variétoche internationale. Jubilatoire de voir ces excellents équilibristes ne jamais tomber du côté obscur de l’electro-techno mariée à des instruments plus classiques.
Si ce soir la batterie a repris un rôle plus conventionnel de rythmique d’accompagnement par des boucles quasi-automatiques, les pianos continuent d’être des substituts détournés de leur fonction d’instruments rois.
En particulier, comme promis d’ailleurs lors de leur interview, le trio livre un nouveau titre hypnotique où la fonction de chaque son n’a pour but que de vous faire perdre vos repères. Déstructuration maximale pour mélodie optimale, on ne sait plus où donner de l’oreille, génial…
Décidément, les petits prodiges d’Infiné sont en mesure de tenir tête à pas mal de préjugés et entretiennent les paradoxes : groupe élitiste et accessible, morceaux élaborés et simples, public exigeant et easy-listening… On rêve d’une collaboration féminine « pour voir » (au hasard, Clara Moto).
L’autre live-report chez Good Karma



Jolie review!
Par contre, euh Fortune jeune groupe qui se lance? Ils viennent quand même d’Abstrackt Keal Agram!
Oui les feu Abstrackt… ce n’est pas du tout le même groupe pour moi,
et la citation n’est pas de moi,
je partage l’idée qu’ils ne sont pas encore au top…
Comme la citation est de moi, je précise ma pensée:
A suivre de près à mon (très) humble avis…
Fortune assure quand même vraiment pour un “jeune” groupe qui sort son premier album