Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord

Archives pour avril 2010

Violette R.O.L.L. en V.D.I #2

In Blog Roll on avril 15, 2010 at 2:52

Les Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes et Violette sont toujours en VDI (Vacances à Durée Indéterminée), mais comme promis elles s’activent dur dur !

L’aspect de ce blog va être amené à pas mal changer ces prochains jours, mais rassurez-vous, ce sera chouette au final !

Bien entendu, pour joindre le chic à l’agréable, il y aura même un mode d’emploi :D

Et évidemment, de nouveaux articles finiront par refleurir, le printemps sert à cela : se refaire une beauté et une santé !

Avec toute mon affection, votre dévouée V.

Violette R.O.L.L. en V.D.I.

In Blog Roll, Chroniques Littérature on avril 14, 2010 at 10:19

Une fois n’est pas coutume, je vous recommande chaudement la lecture de ce magazine trimestriel.

Standard est beau (mais pas beauf),

Standard est jeune (mais pas jeune et con),

Standard est poli (mais pas politiquement correct).

Et puis, vous l’aurez (peut-être) remarqué, je ne suis pas en grande forme rédactionnellement parlant ces derniers temps : Les Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes et Violette sont en VDI (Vacances à Durée Indéterminée), le temps de se reposer, respirer, faire de nouvelles rencontres et découvertes, panser leurs plaies, reprendre leurs esprits avant de foncer de nouveau tête en avant.

Alors si vous aim(i)ez les R.O.L.L., en attendant leur retour, vous retrouverez une petite partie d’elles dans Standard Magazine, puisque certains articles sont parfois signés… Mauve L.

Je ne vais pas vous faire le coup du beauf-attitude “ce n’est qu’un aurevoir” ni risquer de tomber dans le sentimentalisme qui est vraiment désuet ces temps-ci.

L’idée est plus chic que ça, je veux vous quitter pour mieux vous retrouver. Car même si “c’est écrire qui est le véritable plaisir, [et qu']être lu n’est qu’un plaisir superficiel” (V. Woolf), j’ai (aussi) besoin de vous pour sentir ma plume vivre et me sentir vivante.

Peut-être reviendrais-je vite ? Avec les “peut-être” c’est comme avec les “si”, on peut ré-imaginer Paris, la vie et ses envies, pourquoi pas un blog aussi…

Avec toute mon affection, votre dévouée V.

LA MAISON TELLIER @ Café de la Danse

In Chroniques Concerts on avril 10, 2010 at 9:37

Groupe français / Folk – Country-rock / 06/04/2010

La Maison Tellier, douce baraque normande respirant la vie avec ce qu’elle compte de hauts et de bas, présentait son troisième opus (L’art de la fugue, cf. chronique du disque) au public parisien. Salle comble (pour la première fois à Paris), nouveau label qui imprime sa patte et, comme nous l’avions prédit, un concert bien plus génial que la galette.

Connaissez-vous beaucoup de groupes qui vous offrent deux heures de concert sans rechigner, après une première partie ? La Maison Tellier fait partie de ces groupes pour qui la scène est aussi indispensable que de respirer chaque jour. Mimi tout plein dans leurs chemises à jabot pour l’un, gilet de velours pour l’autre, la scénographie a été retravaillée. Tel chez Moriarty (la belle Rosemary était d’ailleurs présente dans le public ce soir là), on retrouve un décor rappelant une pièce commune où il fait bon vivre. Ce soir là, on imagine un patio, une terrasse où griller son clope tranquillement en méditant sur l’état des cultures céréalières.

Les Tellier expriment leur joie avec humour nonchalant, offrant pas moins de 26 titres à un public d’habitués (on a eu droit à des dédicaces, yeah !) mais aussi de nouveaux adeptes très réceptifs. Le répertoire est issu des trois opus et tout ce qui demandait d’être retravaillé l’a été. Ainsi le groupe mélange parfois plusieurs titres en enchainant les arrangements (Second Souffle / Last Days). A l’inverse, La Chambre Rose, monument intouchable car morceau émouvant de simplicité et de cynisme du premier opus, est balancée comme au premier spectacle, l’assurance des arpèges et les chœurs du public en plus. Effet immédiat, petite larme au coin de l’œil.

Nouveauté très appréciable qu’on réclamait depuis longtemps, Lippie et Maxime (The Elektrocution) qui signent les featuring des différents disques sont présents également. Et comme prévu, les titres n’en sont que magnifiés. Même si l’on sent Lippie très mal-à-l’aise ou boudeuse et que Maxime ne tient pas bien sur ses jambes (émotion / alcool / stupéfiants aidant), ces duos apportent de véritables valeurs ajoutées, il serait bon de les pérenniser.

Deux rappels demandés en toute sincérité, voilà un gage de qualité. On a le plaisir d’entendre encore une fois leur version de Killing in the Name (ils ont annoncé vouloir s’émanciper de cette habitude qu’est la leur de faire des reprises, mais le fait est qu’ils sont doués pour ça aussi et que le public est très demandeur).

Les concerts de La Maison Tellier sont un Second Souffle par rapport à leurs disques et ce changement de label s’est fait pour le meilleur : des artistes souriants, plus confiants et radicalement plus habiles. Symbole que signer chez un plus gros label n’est pas forcément synonyme “d’entrer chez les Grands Méchants Loup” mais aussi “profiter de tremplins bénéfiques”. Lorsque vous avez une maison de campagne, vous rêvez toute la semaine de la minute où vous allez franchir son seuil le week-end pour respirer et vous détendre, un concert de La Maison Tellier vous offre les mêmes avantages chaque jour de la semaine.

Les effets KissCool d’un iPod Shuffle

In Blog Roll on avril 8, 2010 at 7:30

…ou comment concilier deux heures quotidiennes de transports en commun, arriver à être à l’heure au bureau, écouter de la musique de bonne qualité et ne pas se retrouver chargée comme une mule pour autant.

Mardi matin, réunion au sommet, une heure de trajet. C’est évidemment le moment que choisi mon iPod pour rendre l’âme, il affiche une petite icône malade et rien n’y fera pour le réveiller. Une heure de trajet sans musique c’est long. J’étudie immédiatement un plan de remplacement. Hors de Mac point de Salut certes, mais lequel ?

C’est alors qu’un peu plus tard dans la journée, tel un signe divin, m’arrive un mail de TopAchat (groupe Rue du Commerce) me proposant d’avoir un iPod Shuffle gracieusement en échange d’une chronique honnête de ce que je pense du produit… La chance ce n’est pas un truc auquel je suis habituée, alors bon, pour une fois, personne ne m’en voudra de faire de la pub hein.

Deux jours après avoir passé commande, je reçois un petit paquet chez moi, super rapide la livraison ! D’ordinaire, même lorsque je paye des frais de livraison exorbitants ce n’est pas aussi efficace. Ca commence bien donc. Il ont même fait un effort sur le matériel de rembourrage du paquet, en carton recyclé et non en plastique, on aimerait que toutes les entreprises s’y mettent.

La petite bestiole aussi verte qu’une pomme Granny surexposée aux pesticides n’est pas plus grande que mon pouce et épaisse comme ma carte Navigo. Bon sang, soigneuse comme je suis, je vais m’empresser de perdre ce truc ! Eh bien non, car la pince d’attache est terriblement efficace, je cours, je sautille, je me retourne brusquement, tout reste en place sur une robe en soie comme sur une veste en cuir. Verdict : Fake-Granny (oui c’est son petit nom, car cette chose est à croquer mais ne se mange pas) est prête à venir affronter mon heure quotidienne et laborieuse de transports en commun (deux métros +un train et vice-versa).

Pour charger l’iPod en morceau, pas 36 manières, un minuscule câble USB, aussi long qu’un index (ça sent le rognage de longueur de câbles par Mac, y’a pas de petites économies hein… mais en même temps on le voit bien). Rechargement de la batterie en un temps génialissimement court et chargement des titres assez rapide aussi. Chouette je peux lancer un chargement de playlist tout en me faisant couler un expresso, alors qu’avec l’ancien je ratais le café et mon métro car le téléchargement prenait du temps… Il y a une option bien pensée qui permet d’égaliser le son de toutes les pistes histoire de ne pas devoir jongler entre les décibels. Bien ça, le vieil iPod n’avait pas cette fonction et je me flinguais régulièrement le tympan le matin lorsque, mal réveillée, j’appuyais un peu trop vite sur Play.

Ensuite c’est là que la lecture des morceaux demande un peu plus de dextérité puisque tout se contrôle via la petite manette intégrée à l’écouteur. J’ai l’impression d’avoir le stylo-bombe de 007 dans Goldeneye. Appuyer une fois pour faire pause, deux fois pour avancer d’un morceau, trois fois pour revenir en arrière d’un titre… Très vite on se plante donc, premier constat : l’iPod Shuffle est parfait si vous avez construit correctement votre playlist sans avoir besoin de changer de morceau parce qu’il ne vous plaît pas ou ce genre de chose.

Là où cela devient amusant c’est lorsque Fake-Granny se met à vous parler. Pour ça, appuyer une fois longuement sur la manette et, suivant la langue du titre du morceau, différentes voix vous soufflerons le nom du morceau et de l’artiste. Donc, si comme moi, tout est parfaitement encodé c’est intéressant ; lorsque vous récupérez des fichiers pirates ou des podcast d’émissions de radio mal répertoriés cela devient moins chouette. Au passage, pour moi la manette est située trop haut près de l’oreille, ce qui fait que je passe mon temps à la chercher et ne pas la trouver quand j’en ai besoin. Jusqu’au seuil de la porte de l’appartement donc, pas de gros problèmes. A présent test pendant mon parcours du combattant.

Premier métro : Fake-Granny remplit son office, délivrant sa musique sans soucis. Je suis un peu en retard, je cours pour attraper la ligne automatisée. 2 escaliers, trois virages dans un couloir bondé, toujours rien à signaler. Gare de Lyon, pour attraper le train cette fois, il va falloir se faufiler à travers un flot de banlieusards venant travailler dans la capitale – oui je suis à contre-courant, même dans mes déplacements. Je cavale, hop deux escalators, un quai trop loin, sprint final au nez et à la barbe du chef de gare qui vient de siffler le départ de mon direct. Jump dans le premier wagon, reprise de souffle et inspection des dégâts. J’ai toujours les boucles d’Aufgang dans les oreilles (le matin il faut ce qu’il faut) donc le mini-truc vert est toujours là, pendant dans le vide, décroché mais pas tombé. Avec l’ancien, il se serait fracassé dans le dernier virage ou pire, entre le train et le quai. Donc l’allègement des baladeurs j’suis super pour.

Dans le train, je sors le Pocket PC, je lui pluggue les écouteurs de Fake-Granny sans qu’il ne moufte, la manette servant à régler le son et sauter les morceaux n’est en revanche pas opérationnelle. Peut-être cela fonctionne-t’il avec Big Mac

Autre super avantage de Fake-Granny, il est tout petit mais très costaud, doté d’une autonomie déconcertante pour sa taille. En plus mon super pote virtuel, celui qui me susurre les titres des morceaux, me prévient à l’allumage et à l’extinction lorsque la batterie est en fin de réserve. Avec l’ancien iPod, il ne prévenait pas et une fois sur la réserve il coupait assez vite. Mon pote là, il me prévient super à l’avance et lorsque je l’éteins il m’en retouche un mot ce qui fait que je n’ai jamais eu le désagrément d’être à cours de musique, je pense à recharger.

Et puis il y a cette fonction shuffle, qui a donné son appellation d’origine à la bête. Les passages entre les différents morceaux sont d’une cohérence assez dingue, à plusieurs reprises je sors même un stylo et un cahier pour noter certains enchaînements pour d’éventuelles compilations (notamment de mes 15 disques français préférés de 2009). Avant mon ancien iPod avait cette fâcheuse tendance à enchaîner un MSTKFT avec Toy Fight, ça me donnait la nausée pour la journée. A présent on peut redécouvrir pleinement certains titres dans des contextes différents.

Bilan de l’opération : je n’aurais probablement jamais acheté ce modèle, optant pour un iPod plus perfectionné avec écran et tout le toutim ou un iPhone (puisqu’il faut que je change de téléphone, autant faire d’une pierre deux coups). Pourtant, l’iPod Shuffle est l’outil parfaitement adapté à mes besoins, mon mode de vie et ma façon de consommer de la musique. Cette chose que je trouvais « pur produit de sur-onsumérisme » à sa sortie s’avère en réalité répondre à tout ce que j’attendais de lui (discret, élégant, ne faisant pas perdre de temps, adapté à tous mes usages…).

Artiste Net Emergence MARS 2010 : Phillious Williams

In Blog Roll, Chroniques Musique on avril 7, 2010 at 8:30

Mars, mon anniversaire, on m’offre un cadeau supplémentaire en m’invitant à faire partie du jury Net Emergence. L’occasion pour moi de découvrir les principes de cette belle initiative de Valery (également derrière B comme Boxon). Des groupes peu ou pas connus mais qui tienne un minimum la route pour proposer plus de deux titres à écouter posent leur candidature chaque mois pour se faire connaitre sur Net Emergence. Les oreilles attentives du jury auquel j’appartiens désormais (composé à la fois de journalistes, blogueurs, mais aussi d’artistes) examinent à plusieurs fois les candidats et, à l’issue de moultes parlementations, élisent un artiste du mois. Et le mois suivant, rebelote avec de nouveau candidats.

Ca demande un peu d’investissement mais je crois que ça en vaut la peine. Voir récompensé un groupe auquel on croit, imaginer le petit sourire de réconfort qu’il peut avoir en se disant que non, il n’est pas le seul à penser qu’il y a quelque chose s’apparentant à du talent dans ce qu’il fait, cela a un sens. Dans les métiers artistiques, il est aisé de douter et tout laisser tomber. Si Net Emergence peut contribuer à maintenir des flammes parfois vacillantes alors oui, le challenge me parait beau et noble pour être relevé.

Et en ce mois de mars tristounet, c’est une folk pure comme l’eau et douce comme le pull en cachemire qu’on ne peut encore quitter qui a reçu notre soutien. Phillious Williams, plus tout jeune, pas encore trop vieux, au crâne rond et lisse comme un ballon de fête foraine.

Phillious, drôle de prénom pour un homme sans âge. Ce crooner est doté d’une voix qui gratte, du plus bel effet, dérangeante et envoûtante. En fait, on a régulièrement l’impression d’entendre un concert de Fester, le cousin de la famille Adams.

Assez déblatéré, rien ne vaut une écoute, Phillious Williams méritait notre attention pour mars, saura-t’il conquérir vos oreilles ?

HEY HEY MY MY – A sudden change of mood

In Chroniques Musique on avril 6, 2010 at 8:00

Groupe français / Pop – Rock / Sobber and Gentle – Discograph

Dans la droite lignée de la mouvance « on va l’écrire deux fois les gens s’en souviendront mieux (pour le meilleur et pour le pire) », Hey Hey My My s’est carrément payé le luxe de répéter deux fois chaque mot. Comme ça si vous étiez bègue, vous pouvez prononcer le nom de ce groupe sans problème. Grandeur d’âme de leur part que de penser à ceux qui souffrent de handicaps mineurs. Ou est-ce pour le plaisir de voir ce correcteur orthographique sous Word s’emballer sur les répétitions ? Leur nouvel album lui, porte bien son nom car il annonce un soudain revirement de cap. La qualité semble avoir enfin décidé de s’installer dans tout ce que Hey Hey My My a travaillé.

Soulagement pour la France, chaque morceau de HHMM respire enfin. Ce n’est pas à tomber par terre peut-être (comme tous les disques de 2010 pour l’instant), mais bon sang ça mérite de pouvoir squatter les ondes et les dancefloors sans problème. L’été arrive, les jeunes filles sont en fleurs (non, ne cherchez pas de graveleux là-dedans) et les accords pop-rock des trois parisiens soufflent juste ce qu’il faut de brise légère dans les cheveux, les oreilles et sous les robes de popeline de coton pour passer un excellent moment.

Du bon rock n’ Roll des familles aux accords simples mais efficaces (Oh Lord, Pool) ou des passages plus electro-pop dont les accents dark rappellent presque Poni Hoax par moments (Go to Hell, Jazzol), entrecoupés évidemment d’interludes plus folk-britpop, leur spécialité (We Go, Xmas Day, Hopeless Girl)

Pas mal d’humour aussi dans ces paroles, ce qui ne fait pas de mal (You Look All The Same, Not Fun Anymore) : on peut faire à la fois de la musique légère et second degré.

Donc oui, parfois les jeunes groupes font bien de s’accrocher pour nous démontrer qu’on pouvait avoir tort. HHMM produit une musique intuitive et entièrement dans l’émotion immédiate, des mélodies destinées aux filles, indéniablement. Alors sachons en profiter Mesdemoiselles. Bis repetita placent – traduction béotienne : Les choses répétées plaisent – c’est bien connu et, quitte à devoir se répéter, Hey Hey My My a bien fait d’insister.

Sortie le 24 avril

DOMINIQUE A @ Bataclan

In Chroniques Concerts on avril 1, 2010 at 8:46

Chanteur français / Rock – Electro / 31/03/2010

Rien de tel qu’un bon Dominique A pour clore ce mois de mars froid et pluvieux. Le Bataclan archi-plein avait un avant-goût d’été ce soir là. Et si le public de trente-cinq / quarantenaire était arrivé bougon, les deux heures de spectacle ont eu raison de lui.

Première partie assurée par Bertrand Belin, dernier artiste ayant rejoint l’écurie Cinq7, accompagné d’une dame à forte personnalité, ce qui ne gâchait rien au charme de sa voix profonde et grave. Un duo guitare-batterie honoré de jouer devant une salle comble dont les textes incisifs ont un petit quelque chose d’intéressant. Attendons le disque pour se prononcer plus en détails.

Changement de plateau très rapide, Dominique A démarre sur les chapeaux de roues avec un extrait de son dernier disque (La Musique). Contrairement à la Route du Rock, il est accompagné de trois musiciens qui lui emboitent le pas comme il se doit. Ce soir Dominique A est le maître de soirée et mène le spectacle comme il l’entend. Souriant, il se lance dans un petit jeu de blind-test, livrant chaque fois un indice sur le titre à venir. On aura donc droit à trois titres « sortez les mouchoirs », suivis de deux morceaux « nettement plus secs », enchaînés sur deux titres hommages dont une splendide version de Manset « qui voyage en solitaire mais habite le XVIe ». Dominique A se déhanche, le public commence à se faire très enthousiaste, on assiste à une véritable phase de séduction, les morceaux se font plus chaloupés. Premières syncopes. Dominique A ne l’entend pas de cette oreille et annonce un retour à des choses « plus plombantes », histoire que cette aventure d’un soir ne se termine prématurément. La suite du concert ne sera qu’alternance entre titres électro, rock voire post-rock, à cheval sur le lacrymal et l’effervescence joyeuse. Tous les répertoires y passent, avec une part belle aux titres du dernier opus. Lorsque retentit Le Bruit Blanc de l’été, la foule est en liesse, Dominique A s’amuse « mais laissez-moi parlez ! Je peux en placer une oui ? », le summum du chaud-comme-braise s’exprimera pleinement dans Hotel Congress, Dominique A, sentant qu’il va provoquer des orgasmes chez les célibataires femelles quarantenaires, casse le ton en commençant le « discours de remerciements qu’il aurait fait s’il avait gagné aux Victoires de la Musique ». Le public en redemande encore et toujours et durant deux heures, Dominique joue et donne sans compter.

Oui mais voilà, pour tous ceux qui auraient aimé le voir en concert, Dominique A a annoncé en fin de concert qu’il ne jouerait plus. Il se retirerait en Bretagne pour cultiver des choux-fleurs bio et impulser une nouvelle politique culturelle à Saint-Malo, il travaillerait sur le brevetage d’un système anti-annulation de dernière minute des groupes du festival de la Route du Rock.

Une très belle soirée qui nous a fait oublié que le climat n’est pas particulièrement clément ces derniers temps, on réenfile le manteau et les écharpes en sortant, mais qu’est-ce que ça fait du bien !

Cet article a été rédigé pour Le HibOO