
BENJAMIN BIOLAY @ Casino de Paris
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:artiste français, Benjamin Biolay, Casino de Paris, concert
Catégorie: des concerts...
| Aperture: | f/2.8 |
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Artiste français / Multi-genre / 08/05/2010
Travailler un jour férié, quoi de plus naturel dans la Sarkozie. Benjamin Biolay, amant présidentiel malgré-lui, était accompagné ce soir-là de cinq musiciens pour, si ce n’est gagner plus, récolter des suffrages unanimes sur son talent. Spectacle impeccable.
Présentation du groupe, accoutrés comme pour un enterrement. Une bonasse (aka Celle-là B.B. se la ferait bien) jouant d’instruments des plus érotiques (violoncelle et harpe), un bassiste de ressemblance lointaine à Arthur H, un batteur portrait craché de JS Zanchi, un guitariste sosie de Patrick Timsit et un claviériste-électronicien aux allures du Damon Albarn simiesque des clips de Gorillaz. Quelle fine équipe où le cheveu, lorsqu’il demeure sur les crânes (parce que pour le batteur c’est mort hein…), est long et gras. Et agrémenté d’une casquette Faith enfoncée jusqu’aux yeux (dans le cas de l’électronicien) en prime, c’est vraiment engageant. Benjamin Biolay est à l’image de son équipe, tout de noir dévêtu, chic-négligé, avec la mèche poisseuse dans l’œil…
Tout cela tranche avec le champ sémantique des chansons de Biolay (Rolex, partie de jambe en l’air, toxicomanie…) ou les références permanentes à son meilleur ami le Président (ainsi Biolay réinterprète la Merco Benz en Sarko-Benz, Brice Orte-benz, Radida-Benz…). L’homme a choisi pour ce dernier concert parisien de nous la conter bien triste. Le temps de chien qui n’en finit pas ? oui. La douleur ? aussi. Un club de groupies pousse des hurlement sur Night Shop (Elle me dit que t’es beau) et lui-même n’y croit pas (tu m’étonnes…). Le Damon Albarn mène la danse, les arrangements très électroniques du jumeau maléfique sous sa casquette dominent le chanteur humble qui ne peut retirer la main droite posée sur son cœur qui bat sous ce costume trop sombre. Il nous joue Patrick Bruel le Biolay ? (tiens mais d’ailleurs c’est un autre ami de Sarkozy lui…)
Au bout de dix titres, un sous-produit de Monica Belluci mal attifée et aphone – prénommée Alka et inconnue pour de très bonnes raisons vue l’étendue de son talent – le rejoint pour un duo (dont je n’ai pas été fichue de remettre le nom dessus). Le personnage se détend et laisse éclater ses blessures, les réelles cette fois. Son mal de reconnaissance, son problème avec les filles, le shampoing anti-pelliculaire inefficace… Les boutons de la chemise s’ouvrent, révélant les petites rondeurs et le torse imberbe. B. Biolay reprend la main, seul au piano (Novembre toute l’année). Sa montée en puissance prend progressivement le pas sur ce jumeau bling-bling à l’électronique. Et qu’importe les problèmes techniques sur La Superbe, il ne la perd pas et sur Qu’est-ce que ça peut faire ? on se demande s’il s’agit encore d’un duo tant ce chanteur se déchaine. Lors du bouquet final (A l’Origine) il brille de mille feux, sans artifice. Crache crache Benjamin, jusqu’à plus soif, le groupe suit et pour la première fois, sourit.
S’en suivent deux splendides rappels qui insistent sur le fait que Benjamin Biolay a un talent musical polymorphe et mérite salle comble. Le mélange de Négatif avec Clint Eastwood de Gorillaz viennent confirmer nos supputations. L’électronicien est une sorte de double du chanteur, sa part d’ombre, non pas cachée au fond de la scène mais trônant à ses côtés. C’est la harpiste qui lui donnera la réplique pour clore ces deux heures de show d’un Brandt Rapsodie sans Jeanne Cherhal (qui ne nous manquera pas, cf. chronique).
Corps et âme lié à sa musique, Benjamin Biolay est autant excellent acteur que musicien, arrangeur et compositeur, et même si ça lui a pris du temps de s’imposer, il n’est pas prêt de nous lâcher. Un concert où être petite n’est pas un handicap.
Setliste :
Tout ça me tourmente
Même si tu pars
Si tu suis mon regard
Night Shop
Lyon Presqu’île
Chère inconnue
Prenons le large
Merco Benz
Ton héritage
X ?X ?X ? (duo avec Alka)
Novembre toute l’année
Nuits Blanches
Bien avant
La Superbe,
Qu’est-ce que ça peut faire ? (duo avec Alka)
L’espoir fait vivre
Assez parlé de moi
15 septembre
A l’Origine
……..
Négatif feat. Gorillaz
Padam
……..
Les Cerfs Volants
Brandt Rapsodie



Le duo avec Alka est certainement Besoin d’autre chose
Merci Pinkfrenetik pour la précision !
C’est marrant, j’ai repensé à ce concert là juste maintenant, donc je tombe sur la note.
Le CR est absolument excellent, j’y souscris en tous points. Les groupies étaient pas forcément d’accord vu l’ambiance dans la salle, tombée à partir de Novembre, mais damned, c’était vraiment bien à partir de là….
Et les rappels étaient ce qu’on attend d’un très bon set…
Rah là là…