
Les belles histoires #2 : SHINE feat. Terry Reid
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:EP, groupe français, SHINE, Terry Reid
Catégorie: des disques..., Les belles Histoires
Les belles histoires musicales ou comment, dans un monde de la musique qui crise, on peut encore trouver des rêves qui se réalisent. Parce que je suis une fille qui a aussi le cœur guimauve.
Il était une fois Guillaume Simon, Antoine Delecroix et Laurent Houdard, trois parisiens musiciens et pas du genre à se dire qu’ils se contenteraient d’un simple groupe de musique. Non seulement ils avaient plusieurs groupes, d’inspirations différentes, mais en prime ils avaient encore ce sentiment trop souvent mal utilisé et galvaudé : la foi. Pas une fois en un genre d’autorité supérieure qui nous observe, plutôt une foi de ceux qui sont à très juste titre convaincus que ce qu’ils font est bien, qu’ils sont faits pour exercer leur talent et que des aventures extraordinaires sont susceptibles de survenir sans prévenir.
Et, un jour qu’ils regardent tranquillement Arte à la maison – parce que bon, ce sont des parisiens qui préfèrent un documentaire à un show de divertissement, on ne leur en tient pas rigueur, bien au contraire – ils tombent en admiration devant Terry Reid qui fait le foufou à Glastonbury.
Terry Reid, c’est le genre d’artiste capable d’avoir l’intelligence de conseiller un petit gars de Birmingham, Robert Plant, au groupe Led Zeppelin qui voulait que Terry Reid les rejoigne. Non Terry Reid il sait que cette place n’est pas la sienne et il décline l’offre en préférant galérer dans son petit bonhomme de chemin qui fait des premières parties comme les Rolling Stones. Terry Reid, c’est le genre de type assez lucide pour comprendre qu’il ne doit pas accepter d’être le nouveau leader des Deep Purple car quelqu’un d’autre est taillé pour le rôle, pas lui.
Mais Terry Reid c’est le gars assez fantasque pour accepter, à plus de soixante berges, de traverser l’Atlantique pour venir jouer et enregistrer des morceaux avec SHINE. Et roule la galère c’est parti pour trois titres.
Terry a une voix entre Rod Stewart et Iggy Pop et il se produit un mélange explosif lorsqu’elle entre en contact avec les mélodies électro-pop tendance jazz-blues avec SHINE.
Paf ! Telles des abeilles trop gourmandes, vous vous coincez les ailes dans ce pot de miel.
Et lorsque Terry Reid vous chante la ballade I’m here, votre cœur peut s’arrêter de battre, votre femme peut vous annoncer qu’elle est enceinte de quintuplés, un juge peut vous condamner à 300 années de prison incompressibles, ce n’est pas grave, vous ne serez plus jamais seuls.
Il était une fois un groupe parisien qui avait foi en son travail et qui, avec un peu d’audace et d’auto-persuasion bien placées, vivait heureux avant et vivra aussi bien maintenant.
On parie combien que vous allez cliquer et écouter ?
Le Myspace ou Le Site.
…et bien entendu, il est fortement conseillé de soutenir ce groupe en achetant la petite chose à l’artwork soigné, sortie chez Tubes à Essais…
Episode précédent des belles histoires : Luc Vertige
Prochain épisode des belles histoires : The Narcoleptic Dancers


