LILLY WOOD AND THE PRICK – Invincible friends

Duo français / Pop / Cinq 7

Lilly Wood n’a rien à voir avec Dorian Wood, artiste Net Emergence de février que je ne saurais que trop vous recommander d’écouter. Non, Lilly Wood and the Prick est un duo cher aux bloggeurs. En effet, c’est une communauté virtuelle qui avait fait la promotion de l’EP. Quelques sublime session acoustique  – comme celle du HibOO – ou concert glorieux – comme le sauvetage d’une journée de Rock en Seine – plus tard et voilà un beau premier album, signé sur un label plus que recommandable, qui abrite d’ailleurs leurs cousins The Do.

Difficile de dire du mal d’un disque lorsqu’on l’attend depuis deux ans. Difficile également de l’encenser aveuglément lorsqu’on en attend autant de leur part. Le résultat est plutôt réussi donc, même si l’on regrette parfois des arrangements (excès de reverb dans l’air du temps un peu pénible et fâcheuse tendance à ne pas terminer ses morceaux de manière franche) ou des titres un peu faciles (mais ça reste de la Pop, c’est donc excusé).

Assurément Lilly Wood and the Prick détient dans sa besace pas mal de tubes pour l’été comme No No (Kids), sorte de contrepied du titre over-matraqué de Mgmt. My Best est mon pari pour l’été, capable de rivaliser avec les meilleurs sur tous les dancefloors : un morceau qui prend son temps, frais et pétillant à souhait tout en sachant provoquer ce déhanchement irrépressible dès les premiers accords et dont on ressort avec un moral à toute épreuve en se prenant un peu pour la Reine du monde accompagnée de ses Copains Invincibles. Les titres de l’EP n’ont pas pris une ride, ce qui est diablement bon signe. Little Johnny vous provoque toujours la larmichette et Down the Rain reste un morceau parfaitement construit et intéressant, tant au niveau des textes spontanés que de l’orchestration plan-plan kitsh à souhait qui leur va à ravir.

Si la mode musicale est aux duos, ça tombe bien car ces deux là n’auraient jamais pu travailler autrement qu’ensemble. Si la tendance pop est le rétro-nineties, ça tombe bien car leurs orchestrations en ont toujours été imprégnées. Si le dernier cri c’est d’aller à des concerts géniaux, ça tombe bien car ces jeunes là sont vraiment bluffants sur scène. Si l’humeur du moment est d’acheter beaucoup moins de disques qu’avant, ça tombe bien car ce premier album ne vous lassera pas de si tôt. Chez moi, on appelle ça un heureux concours de circonstances, pas un pur produit marketing.

Sortie le 31 mai

En concert à l’EMB-Sannois le 21 mai

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