Parce que notre monde n’est pas celui de Oui Oui et que ça fait un bien fou de pouvoir se défouler une fois de temps en temps. Parce que je sais aussi être mauvaise.
© M.L. et O.R.
Fluide Glacial est donc ma nouvelle série de « chroniques qui ont des couilles » (© Un rappeur roumain).
Qui dit nouvelle rubrique dit « expérimentons-donc de laisser les autres écrire à ma place de temps en temps ».
Et Monsieur O. a le grand privilège d’exposer le premier sa vision très personnelle de l’étendue du talent d’Alison Mosshart.
[Attention ce billet est trèèès long, adeptes du format riquiqui, passez votre chemin]
© M.L. et O.R.
Alison Mosshart
Pourtant ça partait mal, avec Alison Mosshart : jʼétais amoureux dʼemblée, quasi.
Le mâle est faible.
Enfin le mâle, je ne sais pas, mais moi, oui.
Une grande brune ténébreuse avec des cheveux longs comme ça, une voix grave, des feulements sexués sur fond de guitares osseuses minimalistes, la tension permanente et ce
Jʼarrête, ça mʼexcite.
Alison Mosshart, pour moi, cʼétait ça :
Forcément jʼai aimé les Kills dès le premier album, je ne pouvais pas lutter.
Pensez : mon idéal féminin incarné en noir et blanc sépia gros grain qui me feule dans lʼoreille.
Oui, ça partait mal avec Alison Mosshart.
«No Wow», le deuxième album des Kills est sorti et je me suis ennuyé, un peu. La situation sʼest donc améliorée mais je pouvais encore contempler la pochette du truc juste pour cette photo :
Et puis, en 2008, les Kills ont sorti «Midnight Boom». Tout se passait bien puisque à la première écoute jʼavais décidé de détester la chose. Et puis je nʼai écouté que ça pendant des semaines.
Lʼaccident bête : lʼalbum était très bon.
Drame : jʼadorais «Midnight Boom», impossible de le nier.
Cʼest que, voyez-vous, je nʼavais toujours pas assisté à un live des Kills, Alison Mosshart constituait encore une icône en noir et blanc sépia gros grain dotée dʼun organe vocal érogène et la situation empirait (Je vous ai dit que cʼétait à peu près mon idéal féminin, la grande brune ténébreuse tout ça ? Oui ? Bon…).
Fort heureusement, jʼai eu la chance de voir les Kills au Bataclan le 28 octobre 2008.
Miracle : le concert était une calamité.
Après 90 minutes d’ennui définitif devant une prévisible prestation plus dispensable quʼun étui Iphone veau retourné et durant laquelle il ne sʼétait RIEN passé sinon quelques lamentables effets de chevelure surjoués, je tenais enfin lʼoccasion de me débarrasser de mon absurde sentiment pour Alison Mosshart.
© M.L. et O.R.
Jʼavais découvert la vraie Alison Mosshart.
Elle ressemblait, à peu de choses près, à ceci :
La vraie Alison Mosshart malgré quelques amusantes fonctions, ne présente quʼun intérêt limité :
- Entièrement articulée, la vraie Alison Mosshart, peut onduler la tête de là à là, en rythme avec la musique. Y compris lorsquʼil nʼy a pas de musique. Ça ne sert à rien, mais ça produit des effets capillaires intéressants (voir photos).
- La vraie Alison Mosshart est fournie avec guitare de rock star intégrée. Ca ne sert à rien non plus, mais lʼaccessoire a le mérite de lui occuper les mains.
- La vraie Alison Mosshart, grâce à son électronique intégrée, réagit instantanément aux riffs de guitare en agitant violemment la tête, les bras, ou le tronc, dans un geste à lʼamplitude exagérée du plus bel effet. Ca ne sert à rien mais cʼest rigolo.
- La vraie Alison Mosshart reproduit sur scène avec une grande fidélité le chant entendu sur ses albums, ni plus, ni plus. Non, ça ne sert à rien.
- La vraie Alison Mosshart est là où on la pose. Cʼest très pratique mais terriblement prévisible, forcément.
© M.L. et O.R.
Passons sur les calamiteux albums heavy-blues-casse-bonbons de The Dead Weather (oui, le second est pire que le premier, juré). On signalera tout au plus quʼAlison Mosshart aura réussi au passage, grâce à ce machin, un tour de force : transformer le sympathique Jack White en batteur de groupe pénible.
© M.L. et O.R.
Mais la question nʼest pas là.
La question est :
Alison Mosshart incarne-t-elle ce que je déteste le plus au monde dès lors quʼil est question de musique ?
La réponse est :
«Oui.»
© M.L. et O.R.
Le surjeu scénique devrait être sanctionné par la loi.
Les effets de chevelure intempestifs mériteraient lʼinterdiction dʼexercer.
Les concerts prévisibles au dernier degré devraient être remboursés au dernier degré.
Je nʼéprouve aucun ressentiment envers Alison Mosshart, tout au plus un poli mais ferme mépris. Rock star en PVC ordinaire, Alison Mosshart cristallise mon ennui poli mais ferme dès lors quʼil sʼagit de subir les poncifs et figures imposées par des artistes calibrant le moindre geste.
Alison Mosshart incarne ma lassitude polie mais ferme face à la médiocrité uniforme dans laquelle sʼenfoncent avec une confondante facilité de trop nombreux groupes presque doués.
Comment te pardonner, Alison Mosshart, toi qui a transformé mon idéal féminin bien réel en soporifique poupée mannequin bien factice ?
© M.L. et O.R.
En tʼoubliant, pour savourer ceci :
Là, je suis d’accord.
Monsieur O.
© M.L. et O.R.
Non mais c’est qui ce gars ?
Entre Monsieur O. et moi, c’est une courte histoire :
- D’emblée il me donne des surnoms à chier : « cinglée » puis « folle » puis « complètement ravagée » et enfin « courgette »…
- Il m’invite à écrire n’importe quoi sur une chanson sur son blog mais il camoufle mon absence de talent avec des mots à lui très bien choisis (ça donne ça),
- Il me regonfle l’égo juste ce qu’il faut pour que je continue quand même de respirer dans mon bocal…
et voilà ! nous vivons heureux, chacun de notre côté et sans enfants.
The End.
© M.L. et O.R.
Et puis, comme décidément il ne peut pas me laisser là, perdue au milieu de ma médiocrité, il m’envoie ça :
C’est mal de balancer publiquement des messages privés hein ?
M’en fiche, j’en suis pas à mon coup d’essai.
Du coup, je lui ai laissé l’honneur de pourrir quelqu’un avant moi, pour me donner une légitimité, histoire de prouver que je ne suis pas la seule à trouver que certains artistes feraient bien de se taire pour le bien-être de l’humanité.
© M.L. et O.R.
Avant tout, Monsieur O. adooore les filles.
Allez jeter une lecture à son blog – il en vaut même plusieurs – c’est truffé de textes écrits par des filles. Il a même une chouchoute – qui n’est pas moi et je ne suis même pas jalouse.
Et en plus elles le lui rendent bien.
– Donc, eut égard à sa femme, on précise que les filles le lui rendent bien EN TOUT BIEN TOUT HONNEUR –
Expérience simple :
- prenez un Monsieur O.
- mettez-le dans une pièce au milieu d’un hôtel particulier avec open bar.
- lâchez des filles dans les lieux.
- attendez cinq minutes sans rien faire.
Vous constaterez qu’une nuée se forme très rapidement, non pas autour du bar open, mais de Monsieur O.
Et en plus ça discute sérieusement et tout.
Même si certaines se barrent sans dire au revoir – pas de dénonciations on a dit.
Et pourtant, Monsieur O. n’est pas Ken, loin de là.
Attention je n’ai pas dit qu’il n’a pas de charme, loin de là.
© M.L. et O.R.
Car Monsieur O. est un gars génial.
D’accord vous trouvez ça louche car d’habitude je ne suis pas du genre à avoir ma verve acide dans la poche.
Mais Monsieur O. est VRAIMENT quelqu’un de bien. Du genre, celui qu’une P—-auline a bien fait d’épouser vous voyez ?
– Il m’a dit qu’il aurait des problèmes si j’écrivais ça… –
Et en prime, il fait un métier tellement fantastique qu’on n’imagine pas que c’est un métier et qu’il y a une case Excel prévu à cet effet.
Monsieur O. est un mutant.
Pour de vrai.
Tous les jours ouvrés, il change de peau (âge, gabarit, sexe, tempérament, humeur…) et fait vivre des personnes virtuelles dans le monde réel. C’est comme un avatar ou un pseudo mais puissance 1000. C’est l’antithèse du pervers qui traine sur des forums et pourrit la vie de jeunes filles. Vous suivez ?
Je vous l’avais dit, ce n’est pas Ken, loin de là.
Et ce n’est pas une insulte, loin de là.
© M.L. et O.R.
Du coup, est-ce bien Monsieur O. qui a signé ce papier ou l’un de ses amis virtuels ?
Réponse aisée : c’est bien lui.
Parce qu’il n’arrive pas à être méchant. Tout au plus quelques piques par-ci par-là.
Il m’encourage à être infecte et il ne sait pas le faire.
Il vous demande une contribution pour son blog, vous avez 4 jours pour réagir. Vous lui donnez du boulot, il met trois semaines à vous rendre son papier en vous disant qu’il ne peut pas être bad-boy.
« Fais ce que je dis, ne fais pas ce que je fais… »
Nan parce qu’honnêtement, vous lisez son article là et vous comprenez immédiatement que sa femme, à coup sûr c’est un portrait d’Alison Mosshart tout craché : grande brune ténébreuse avec des cheveux longs comme ça, une voix grave, des feulements sexués qu’elle lui susurre à l’oreille, des dessous supra sexy en dentelle noire exclusivement, un…
Mais je m’égare.
© M.L. et O.R.
Alors Monsieur O., j’ai créé cette rubrique pour toi, pour essayer de cracher un venin plus dangereux que celui d’un cobra royal, promis j’essaierai de le faire souvent.
Mais Monsieur O., je n’arrive pas à te tirer le portrait au vitriol, pas plus que tu n’arrives à dire du mal d’une braillarde anorexique pourtant plus insignifiante qu’une bécasse arborant un vernis à ongle pastel.
Un point partout, un point c’est tout.
Avec toute mon affection,
Violette R.O.L.L.











Je tiens à remercier Violette pour m’avoir presque épargné son légendaire fiel. Je repars avec l’égo hypertrophié par ce portrait plus que flatteur.
Comment voulez-vous être méchant avec les filles après ça ?
Thanx Miss. Gulp.
Olivier
Excellent.
Je suis un peu partial puisque j’ai eu l’occasion de découvrir cette article -avant même sa genèse- par téléphone au détour d’une évocation cat powerisée en décembre dernier, mais même en connaissant la conclusion, c’est toujours fort agréable que de le lire.
Pour être vraiment cinglant, il aurait fallu s’étendre sur les propriétés musicales de The Dead Weather. Parce qu’au final, même si la demoiselle est insupportable, les albums de The Kills restent eux très fréquentables
Et comme le seul truc qui compte ce sont les disques… :p
Sinon bravo Violette, tu as réussi à faire un beau post-post d’inspiration ravardienne
@Benjamin F : hahaha c’est exactement ce que je me suis dit, mais je ne voulais pas tomber dans l’écueil de le corriger, il n’est plus à l’école et je ne suis plus sa maîtresse (arg ! il va encore avoir des problèmes avec sa femme non ?)
Ravard est notre maître à tous
Mais c’est un non événement The Dead Weather (enfin 2 non événements, désormais). Je préfère avoiner de l’humain.
@kronem : hahaha, oui c’est vrai qu’on avait pas mal parlé des concerts décéptifs Cat Power VS Alison Mosshart (dingue, dans cette conversation j’avais de la matière pour 7 posts, au bas mot !)
non mais OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOH !
ca va pas de me balancer comme ça !
repart en râlant!
ha j’oubliais…
j’ai une dent personnelle contre the kills… une histoire de pub gâchée…
non mais OOOOOOOOOOOOOOOOOOOh !
ca va pas de TE balancer toute seule comme ça !
Où tu as vu ton nom dans ce texte, tu rapportes vraiment toujours tout à toi
Démontage de poupée barbie assez excellent je dois dire.