
EDWYN COLLINS – Losing sleep
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:artiste écossais, Cooperative Music, disque, Edwyn Collins, Heavenly, rock
Catégorie: des disques...
Artiste écossais / rock / Heavenly – Cooperative Music
La vie n’est pas un long fleuve tranquille, il faut s’y faire. Et tant mieux d’ailleurs sinon on s’ennuierait probablement beaucoup trop. Edwyn Collins a côtoyé la mort ces dernières années. Un flirt poussé qui ne laisse à la mort que l’alternative d’une crise existentielle. Une remise en question complète de soi, ses choix, ses buts.
- Faire le bilan pour mieux repartir -
I’m losing sleep – I’m losing dignity and it’s guetting me down / Sometimes I wonder what is my role / Half way down to the underground – and I’m bored so bored – I’m not sure what to do what to say – where my heart is, where I’m gone where I’m going / Let me find out who I am, let me live and let me dream /
Noiceur du cœur, sombre énergie qui vous change petit à petit en étranger à vous-même, le miroir ne veut plus vous reconnaitre, vos musclent sont en pilotage automatique.
- Lever le pommeau de douche/ savonner/ actionner la machine à café/ glisser la pastille de magnésium dans votre verre/ fermer la porte à clé/ tapoter sur votre clavier pour boucler ce foutu rapport/ éteindre la lampe de chevet.-
Et soudain, le bras qui se tend, qui vient de là où on ne l’attend jamais. De ceux qui vous ceinturent, comme ce qui retient votre vie au volant du bolide sans freins qu’est devenu votre quotidien. Vos amis en général vous ont lâchement ou timidement laissé de côté mais ces presque inconnus dont vous n’attendiez rien ou pas grand-chose sont là eux, n’attendant rien d’autre que de voir un sourire ensoleiller votre visage.
I can see it in the way you walk / Come today come tomorow – no more tears / The politics of life are obscure and you wanna go I’ll let you go / I still believe in You but it’s okay just hear the voices riding round your place /
- Respirer/ regarder les vagues sous le crachin pendant des heures depuis les remparts/ S’abrutir de films stupides et en lister goguenard tous les défauts/ Dormir/ Déguster un plateau d’huitres en se foutant de penser à partager.-
Some day soon I’ll find a new place, back to the country the cynic life / When I’m older when I’m wiser Over the Hill / and I try to comprehend the forth the fears I’m willing to except the good that is near / Some sweet day we’ll get it in the end and I’ll always be lucky in my life /The simple life, the simple choice.
Revenir à la vie peut se faire de plusieurs façons, la musique en est un vecteur efficace. Rien ne pouvait faire plus plaisir d’entendre à nouveau Edwyn Collins, sa poésie, ses mélodies désuètes qui n’ont pas pris une ride, ses accords de guitares limite ringards qui vous font tomber amoureux du moindre clin d’œil du quotidien.
Le rock à la papa truffé de procédés actuels qui vous entraine pour ne plus vous lâcher, une étreinte sans fins ni fin.
Je dédie cette chronique et cette pochette pleine d’oiseaux à de belles personnes rencontrées de la manière la moins naturelle du monde, sur Twitter. Elles se reconnaitront, merci.


