
PVT – Church with no magic
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:Church with no magic, groupe anglais, PVT, rock, Warp
Catégorie: des disques...
Groupe anglais / Rock électronique / Warp
Dans les courants de dénomination de groupes de musique, celui consistant à supprimer toutes les voyelles de son nom prend de l’ampleur. Ainsi on avait MSTRKRFT ou ChkChkChk, et Pivot est devenu PVT. Volonté de ne garder que l’essentiel ? La substantifique moelle de compositions sombres et envoutantes ?
Structure simple comme un feuillet de messe catholique
Une rythmique rock, des synthés qui font mugir l’électronique et une voix grave avec une réverb qui ajoute au côté mystique. Ici les chœurs ont laissé la place à des cris harmonieux, sortes d’incantations pour mieux entrer en communication avec les esprits. Mais quels esprits d’ailleurs ? Nos synapses tout simplement. PVT livre des ballades neuronales qui plongent l’auditeur dans une transe à la fois grave et joyeuse. La voix et la batterie vous guide, impossible de s’en défaire, les neurones de votre cerveau papillonnent de plaisir et votre hypothalamus s’en donne à cœur joie, délivrant endomorphines à tout va.
Album en Rosace de la Sainte Chapelle
Church with no magic est un disque qui vous entraine toujours plus loin dans une spirale envoutante. Simple curieux qui pénètre un lieu sacré dont la porte est fraternellement ouverte (Community), on se fait happer dans ces mélodies rock dont les motifs s’avèrent de plus en plus complexes à mesure que les titres défilent. Cela a beau être fascinant, il n’y a de spirituel que cette sensation délicieuse de s’élever soudain, comme si deux ailes avaient poussé de part et d’autre de notre colonne vertébrale. En fermant les yeux, c’est une mosaïque de sons, d’images mais aussi de sensations qui envahit chacun de nous. Pas de drogues, pas de d’ordres divins, chacun est libre d’éprouver ce qu’il veut, un lieu de culte personnel, façonné à l’image de chacun, sans écrans de fumée. Pas de magie mais l’honnêteté qu’on veut lui accorder, comme l’illustre la distorsion des rythmes sur Window, jeu de fenêtres en trompe-l’œil pendant lequel votre cerveau joue à cache-cache avec vos tympans, ne parvenant pas à remettre les images en face des sensations correspondantes..
De culturel à cultuel il n’y a qu’un pas… ou une lettre
Religion opium des peuples ? La musique de PVT est alors un culte sain auquel se vouer sans retenue. Splendide album démontrant qu’un changement d’appellation n’entraine pas systématiquement une altération de la qualité. Trois lettres au lieu de cinq, renforçant la parfaite trinité : le groupe, la musique… et vous.


