
ERIK TRUFFAZ @ EMB-Sannois
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:2011, Anna Aaron, Benoît Corboz, concert, EMB Sannois, Erik Truffaz, jazz, Marc Erbetta, Marcello Giuliani, Serge Gainsbourg
Catégorie: des concerts...
Artiste suisse / Jazz / 30/01/2010
Un concert un dimanche soir, c’est comme une prolongation du week-end lorsqu’il est réussi. E. Truffaz et ses acolytes ont quasiment rajouté un jour à notre repos…
Anna Aaron ne sait pas quelle chance elle a… Cette jeune suisse allemande, anglophone comme une vache chinoise, a dû apprendre le piano chez les soviets (Ecole Faucille et Marteau). Brutalité des accords, insipide voix, blagues qui tombent à plat… Anna Aaron fait la première partie de toute la tournée française de Truffaz , on lui souhaite de s’entourer d’un manager et de professeurs dignes de ce nom si elle ne veut pas devoir affronter les huées d’un public de mélomanes exigeants.
Heureusement, bien vite, Erik Truffaz et ses trois compères ont repris les rênes de cette froide soirée dominicale. Cette formation en quartet présentait l’essentiel du nouvel album (In Between) pour le ravissement de nos oreilles. Erik Truffaz, humble et drôle homme, plaisante avec finesse et sait régulièrement s’effacer au profit de son groupe. On sent l’entente respectueuse entre ces vieux compagnons de route. Si Marcello Giuliani à la basse a eu du mal à donner le meilleur de lui-même au départ, ses accords funk épousaient parfaitement les mélodies du trompettiste. Le bluffant Benoît Corboz aux claviers laisse l’ensemble de la salle bouche-bée et euphorique dès qu’il entame des impros rapides saturées d’aigus, veillant même à ce que Marc Erbetta, un peu en-dessous des autres à la batterie, rentre dans le rythme. On navigue entre de douces balades free-jazz (Baalbeck) et orchestration plus nerveuses (Mechanic Cosmetic) avec, entre les deux, de splendides plages d’electro-trompette.
Sur notre petit nuage pendant plus d’une heure, le rappel manqua d’être un terrible désastre. En effet, lorsque Anna Aaron les rejoint pour Let me Go !, elle transforme un splendide quartet en orchestre de bal du village. C’est d’ailleurs impressionnant comme une voix dont aucune émotion ne sort (mais que d’effets de manches ridicules en revanche !) peut changer un génial groupe de jazz en formation de variétoche internationale… Heureusement, Erik Truffaz choisit de faire une reprise de S. Gainsbourg sans la braillarde et soudain, la version jazz de Je t’Aime Moi Non Plus transcende toute l’assistance. Pas un mouvement, pas un bruit, les yeux rivés sur les musiciens, le public communie ensemble. Voilà à quoi devrait ressembler la messe chaque dimanche ! Endorphine pour tout le monde !
(photographie : droits réservés)



Très bien résumé ! Je n’aurais pas dit mieux
Pour ma part je ne suis ABSOLUMENT PAS d’accord avec vous au sujet de Anna Aaron, je l’ai trouvée impressionnante! avec une voix hors du commun, des compositions excellente un jeu de piano original et unique… en bref une véritable artiste en devenir!
Je ne comprend d’aiileurs pas pourquoi vous parler de son anglais qui était absolument impeccable!
La reprise de Let me Go! n’est certes pas comme sur le disque mais reste magnifique…
Pour ce qui est du 4tet cela fait longtemps que je dit que le principal atouts de Truffaz et d’avoir su s’entourer des meilleures musiciens, Benoit Corboz en est la preuve!
En bref la soirée as été réussie en tout point avec le bonus de la découverte d’une nouvelle artiste magnifique!