
JAMAICA @ L’Alhambra
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:Alhambra, concert, Cooperative Music, Jamaica, No Problem, rock
Catégorie: des concerts...
Groupe français / Rock / Cooperative Music / 08/02/2011
Du temps libre et un coup de fil d’un ami ou comment découvrir une nouvelle salle tout en vérifiant ce qu’un groupe a dans le ventre en une seule soirée. L’appellation n’est pas (toujours) gage de qualité et inversement, bien heureusement…
L’Alhambra a rouvert ses portes depuis un moment maintenant mais l’occasion ne s’était pas présentée de visiter le lieu. A mi-chemin entre l’esthétique d’un vaisseau de StarTreck (angles aigus, ambiance métallique, néons…) et d’un théâtre baroque (rampes cuivrées, velours, portes en bois…), cette salle porte bien mal son nom mais se révèle avoir plutôt une bonne acoustique, que l’on soit debout en bas ou assis dans les fauteuils au balcon. Les toilettes de toute beauté au sous-sol sont probablement la pièce la plus réussie de cet ensemble, ce qui n’est pas si mal tant les sanitaires des salles de concerts laissent généralement à désirer.
La soirée comportait une première partie aussi fade qu’insipide avec Da Brasilians qui n’a ni un nom de scène ni le moindre talent musical digne d’intérêt. Des guitares folk qui font du sous-Beatles, c’est en revanche un parfait fond sonore pour se fader la queue interminable du bar le plus naze de salle de spectacle parisienne qui soit.
Une fois cette série de désagréments mineurs passée, on a enfin pu évaluer dans quelles proportions Jamaica était ou non une arnaque. Après avoir eu un nom qui sentait l’écurie qui bégaie (Poney Poney), ils ont opté pour la tendance pop des noms de localités qui font (théoriquement) rêver et semant le trouble sur le pays d’origine du groupe (cf. Architecture in Helsinki, I’m From Barcelona, Of Montreal…) et étaient en trio pour l’occasion. Le moins qu’on puisse dire, c’est que pour un « premier vrai concert parisien » – selon leur propre expression – ces trois gars en ont dans le corps. Après une intro kitsch digne des meilleurs Bollywood et sorte de pied de nez aux mélopées niaiseuses qui ont précédé, Jamaica fait rugir les instruments et très vite, une rafale d’accords saturés soutenus par une batterie énergique et des éclairages blafards transforment la salle un peu mollassonne en dancefloor géant. Les titres s’enchainent, tous aussi tubesques les uns que les autres, bien qu’encore un peu redondants et s’affranchissant encore trop peu de l’album (cf. chronique de No Problem). On reste impressionné par tant de rigueur, des morceaux carrés, bien finis, bien joués, ça fait du bien parfois.
C’est lors du rappel que les choses se corsent. Le groupe décide de jouer un titre folk… au désarroi de nos tympans (car en prime il se met à chanter faux). Pendant trois minutes, on attend un revirement électrique, un changement de rythme indiquant qu’il s’agissait d’une blague. Mais non, leurs auteurs semblent sérieux. Le dernier morceau, When do you wanna stop working, les amène à inviter un fan sur scène et à lui laisser la guitare. Le garçon, tout heureux de faire son Guitar Hero, a même du mal à rendre l’instrument. De notre interprétation, Jamaica qui avait jusque là dépassé nos espérances sur scène perd un peu en crédibilité avec ce final. Mais on pourrait aussi se dire que « C’est dada ! » (copyright : un observateur avisé).
Photo : Droits réservés



Youpi Jamaica, du rock garage chirurgicale, d’une efficacité redoutable pour bouger son boule ! (malgré la partie french lover à la gratte sèche auprès du feu pour emballer sa blonde, à vomir)
… mes hommages aux serveurs du bar qui ont servis des pintes en déversant milles et une bouteille de kro … vive le recyclage…