
BRASSENS AUJOURD’HUI @ Cité de la Musique
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:Amsterdam Klezmer Band, Bertrand Belin, concert, George Brassens, Johann Sfar, JP Nataf, Olivier Daviaud, Thomas Fersen
Catégorie: des concerts...
Chanson française / 16/03/2011
Mais comment fait-il ? Après les délicieuses bandes dessinées (Le Petit Prince, Van Gogh, Chagall…) et le film (Gainsbourg vie héroïque), Johann Sfar continue de revisiter sa culture artistique qui fonde le patrimoine français. Plaisir des yeux et des zygomatiques qui prend une dimension supplémentaire avec la bande-son. Ils étaient quinze ce soir là…
Bertrand Belin, JP Nataf et Thomas Fersen en tête, accompagnés de trois musiciens et des sept membres du Amsterdam Klezmer Band déambulent sur la scène, entre les micros au centre, les chaises de formation orchestre au fond et une longue tablée accueillante où l’on trouve fleurs, vin, papiers sur le côté droit (donc si vous comptez bien, on en est à treize à table…). A l’opposé, une silhouette courbée sur des blocs de papiers, entourée de crayons, pinceaux, aquarelles, Johann Sfar (…quatorze…) dont les prouesses de fresques en live sont retransmises sur un écran. Et parfois, des irruptions de son acolyte Olivier Daviaud, celui qui a orchestré la soirée (…et de quinze !).
George Brassens c’est un peu l’artiste intouchable de la chanson française. Personne n’ose ni l’imiter ni le singer finalement. Parce que sous couvert de mélodies simples et monotones, il en balançait des sujets brulants. C’était bien plus couillu que la majorité des auteurs actuels, même avec un look de José Bové.
Enfin on disait ça de Gainsbourg aussi (pour d’autre raisons) et ça n’a pas empêché l’impertinent Sfar de s’emparer du sujet. Il a bien su dompter des gitanes, ce n’est pas un moustachu qui va la lui faire. Le compère Olivier Daviaud (qui joue Brassens dans le film sur Gainsbourg, tiens comme le monde est petit) n’a pas hésité à convoquer un groupe Klezmer. Car Brassens en russe et avec des orientalismes, c’est fichtrement chouette. Et avec trois chanteurs français qui s’illustrent plus dans le rock que la balade de papy (même si bon, il y en a un qui vieillit et dont le répertoire prend de la bouteille…), le cocktail est intéressant.
Une soirée où l’on ne savait plus donner de la tête et des oreilles, une initiative ardue mais réussie… une belle soirée en somme… dont je ne saurais que trop vous recommander l’exposition !


