
CASCADEUR @ Café de la Danse
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:2011, Café de la danse, Cascadeur, concert, Mercury, Universal
Catégorie: des concerts...
Artiste français / Balades Electro-chantées / Mercury – Universal
Port du casque obligatoire… ou à la rigueur du masque (de lutte mexicaine). Combinaison blanche brodée à son nom, baskets jaunes et visage caché, alors que les centrales nucléaires sautent, le Café de la Danse plus que plein tressaute pour un explorateur mélancolique…
Un Daft Punk à la voix d’Anthony (and the Johnson’s)… Si l’on voulait être réducteur, on pourrait qualifier Cascadeur de la sorte. Mais il y a un peu plus que ça dans son joli projet. Un écran demi-circulaire rappelant un coucher de terre depuis la lune sur lequel sont projetés des pieuvres ou des fusées, un globe suspendu alternativement cadran horaire et panneau d’affichage, un amas de claviers, micros… Cascadeur est seul sur scène avec ses jouets. Exercice difficile, peur au bide qui lui fait parfois des tremolos dans la voix.
Les balades électroniques sont douces et bercent un public parisien qui semble à chaque titre retomber un peu plus en enfance. Les titres pêchent encore un peu par la pauvreté des textes, ce sont des titres sur lesquels on fredonne en faisant lalalalala. Mais ce petit cosmonaute est touchant. Si son univers est mélancolique, on sent bien que sous le vernis dépressif-chic, il y a beaucoup d’humour et de joie de vivre, que ses effets de voix sont surtout l’extrémité d’une carapace d’un jeune homme qui rêve de grandeurs à longueur de journées tout en préservant son petit être de chair. Lorsqu’il s’emballe furtivement sur ses machines, un autre personnage se dessine en creux. Et quand au rappel il se roule par terre, on se demande si le masque ne va pas tomber.
Une chaude soirée printanière apaisante, ce qui dans un contexte mondial chaque jour plus tendu est toujours délicieux à déguster. Il reste à Cascadeur quelques preuves à faire avant de nous convaincre définitivement mais il caresse déjà la beauté du bout de la pulpe des doigts. A vérifier avec la sortie de l’album notamment (The Human Octopus, 28 mars).



J’ai pas encore écouté, mais un visuel à la Jem et les hologrammes, mit casques et blousons auto-griffés, ça m’angoisse un peu sur l’égo du bonhomme quand même.
Oui je suis encore sur la corde sceptique, mais je crois qu’il est bien plus timide et modeste qu’il n’y parait…
j’ai un souvenir d’un concert horriblement ennuyeux du personnage pour le CQFD des inrocks mais l’article est tellement bien écrit que ça donne envie de lui redonner une chance
Oui il a (heureusement) fait des progrès depuis !
Et merci pour “l’article tellement bien écrit”