
CAPRICES Festival #1 : Visite guidée
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:Aaron, Ayo, Caprices, Carl Craig, Cocoon, Derrick May, electro, Festival, Lilly Wood and the Prick, Martina Topley Bird, Massive Attack, rock, suisse
Catégorie: des concerts...
Montreux (Jazz), Nyons (Paleo), les festivals suisses ont bonne réputation. Parmi les premiers de la saison, celui de Crans-Montana résonne comme celui des Happy Few. Crans et sa rue du Prado sont une copie des quartiers les plus huppés de Paris. Ski et musique, un programme alléchant pour une jeunesse dorée qui rivalise de polos à logo et lunettes miroirs (souvent du plus mauvais gout)…
Lieu splendide aménagé comme une extension d’un hôtel à l’aide de chapiteaux et tentes, on a l’impression d’aller à un énorme mariage. Petit tour du propriétaire ? La scène principale est un Chapiteau coloré accueillant les artistes les plus pop à l’image de Lilly Wood and the Prick ou Martina Topley Bird ou grand public comme Scorpions ou Ayo. Le Réservoir est un lieu mixte plutôt rock qui se mue en Club à partir de minuit avec une programmation de grosses pointures des platines comme Carl Craig ou Derrick May. En retrait, interdit aux moins de 18 ans et dédié à l’électro, le Rock The Block, est d’ailleurs recouvert d’un décor simulant la façade d’un immeuble avec ses balcons. On navigue entre ces lieux à l’aide de grands couloirs couverts, fléchés et ouvrant sur des fumoirs ou des toilettes. Au sol, une épaisse couche de copeaux de bois empêche de façon écologique de se flinguer les chaussures en rencontrant de la boue. C’est donc parfaitement pensé et géré de manière rationnelle, ce qui nous change des évènements français gadoue-punk.
La programmation aussi impeccable est un savant dosage local-international, accessible-expérimental, doux-dynamique. Il y en a pour tous les gouts, tous les âges, tous les rythmes biologiques. L’une des prestations réunissant le plus de publics différents était probablement celle de Martina Topley Bird, connue de certains pour ses collaboration avec Massive Attack et dont la reprise de Cesaria Evora (Soda) a fait frissonné de plaisir jeunes et plus âgés. Cette année, les concerts faisaient d’ailleurs la part belle aux français avec dix groupes venus de l’hexagone (dont on ne vantera pas ici la qualité pour la plupart malheureusement…l’exception culturelle française n’est plus ce qu’elle était). On constate au passage les progrès de Lilly Wood and the Prick et Cocoon qui se taillent une carrière internationale intéressante. Aaron, égal à lui-même, offre un show rock carré.
C’est beau, c’est chic, c’est propre. Mais la véritable cerise sur le gâteau, c’est l’annexe Modernity, grande before électronique aux allures d’after de 14hà 21h à 2200 mètres d’altitude. Imaginez : une vallée suisse préservée de toute urbanisation de masse découvrant le massif alpin sous un autre jour, des œufs qui mènent au milieu des pistes et… une scène électro sous une terrasse transparente contenant un millier de personnes. Des boucles techno de qualité dans les oreilles, on assiste à un coucher de soleil aux couleurs de petit matin. After ou Before ? On ne sait plus trop mais c’est beau…
Un festival Suisse ou je fais un Caprice ! La suite demain !


