
CAPRICES Festival #2 : Paradis artificiels
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:Caprices, Festival, Guillaume G & the Coutu Dumonts, Mathew Jonson, Mirko Loco, suisse
Catégorie: des concerts...
En lisant l’épisode précédent de l’épopée suisse, on pourrait se demander (à juste titre) si je ne suis pas tombée dans un style rédactionnel Monde de Oui-Oui (cf. CAPRICES Festival #1 : Visite guidée). Car oui, Crans-Montana ressemble au monde de Disney à première vue. Mais, comme l’empire Mickey, il suffit de gratter un peu le vernis pour comprendre pourquoi tout le monde se transforme en nounours ici : la drogue ! Illustration au Modernity.
Il parait que Crans-Montana possède un des airs les plus purs de Suisse… et le site de Modernity est encore plus haut perché. Dès notre arrivée on se met donc à respirer à pleins poumons pour sentir… des effluves très opiacées. Comme partout ou presque sur le globe, la consommation de marijuana et dérivés est interdite mais les joints circulent sous les yeux des vigiles qui n’ont pas le temps de broncher, occupés par les nombreux resquilleurs fichant la pagaille et jouant au chat et à la souris en tenues de ski. La teneur en oxygène de l’air doit aussi être très élevée…en dehors de l’enceinte du festival. L’équivalent d’une Loi Evin proscrit de fumer dans les lieux couverts mais une marque de cigarettes vous offre des paquets à l’entrée et des hôtesses au maquillage bleu pailleté façon David Bowie déambulent pour vous offrir cigarettes, allumettes et cendriers sur les terrasses.
Les autres drogues moins odorantes circulent aussi librement d’ailleurs, l’équipe de gorilles de service annonçant gentiment chaque passage de sécurité aux toilettes par un « J’espère qu’il n’y a pas de cocaïne par ici ! » ou d’un “Mademoiselle, vous jetez ce chocolat maintenant merci.” Et le constat est très positif : aucun malaise ou coma éthylique à déplorer de ce qu’on a pu constater. Tout le monde y gagne, le flicage n’a jamais résolu les problèmes de stupéfiants mais son absence adoucit largement l’atmosphère et semble responsabiliser les consommateurs.
Ajoutez maintenant un soleil de plomb se réverbérant sur les restes de neige et filtrant à travers les bâches de plastiques transparent faisant monter la température autour de 35 degrés et les sets de Mirko Loko, de Guillaume G & the Coutu Dumonts ou de (l’excellent) Mathew Jonson conjugués à l’euphorie générale achèvent de vous faire tourner la tête et de laisser vos pieds vous guider sur la piste. Même avec un Schweppes, vous planez comme jamais et vous retrouvez la forme de vos sept ans en poussant des cris d’allégresse lorsqu’il faut reprendre les œufs pour descendre poursuivre la fête sur l’autre site… Assurément, la montagne, ça vous gagne !
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