
BREVES DE TYMPANS #1 : STEPHANE BELMONDO @ Café de la Danse
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:Café de la danse, concert, Kirk Lightsey, Stéphane Belmondo, Sylvain Romano, The same as it never was before
Catégorie: des concerts...
A quoi ressemble une semaine de sorties par une co**** parisienne, invitée partout en connaissant à la fois tout le monde et personne, crachant (parfois) dans la soupe sans vergogne.
Quatuor / Jazz / 19/06/2011
Il est souvent cliché de dire que les musiciens de jazz sont profondément humains. Lorsqu’on assiste à un concert de Stéphane Belmondo, on ne peut pourtant pas démentir l’adage. Un concert qui aurait mérité un serrage de vis pour être parfait.
Avec sa bouille toute ronde et sa calvitie bien entamée, le trompettiste affiche une mine rayonnante en rejoignant la scène, bien que la salle soit à moitié vide (ce à quoi on ne s’attendait pas). Heureux d’être là, il demande pardon pour les commentaires à voix haute d’une enfant enjouée dans la salle, la sienne. Accompagné de ses compagnons de route, il présente son dernier album, The same as it never was before (Verve 2011). Le pianiste Kirk Lightsey, doyen du groupe, enchaine les arpèges sur les touches noires et blanches aussi facilement qu’un cycliste gravit un col de montagne. Le contrebassiste, Sylvain Romano, benjamin du groupe, est plus concentré que jamais sur sa partition et ses collègues, contrairement au batteur remplaçant Billy Hart – en enregistrement avec DSK, euh pardon, à New York – qui n’écoute que lui, au détriment du quatuor. Au départ on est indulgent, après tout il remplace un collègue au pied levé. On le laisse nous donner un léger arrière-goût d’insatisfaction sur les premiers morceaux, reprises de Stevie Wonder dont Stéphane Belmondo est un grand admirateur (cf. ses disques précédents). Mais rapidement ce manque de rigueur fait l’effet d’un caillou dans la chaussure et agace plus que jamais. Lorsqu’il se met à faire n’importe quoi en guise de bruitage de Habiba, tout en affichant un sourire satisfait, on a envie de le huer. Le pianiste, auteur de ce titre un peu old school – comprendre « très classique et exigeant une improvisation de qualité pour ne pas perdre sa fantaisie » – ne s’y trompera pas, lui mangeant la fin de son solo où ce dernier se complaisait dans son absence d’excellence.
On oublie trop souvent la seconde partie d’une citation célèbre : Se tromper est humain, persévérer dans l’erreur est diabolique. Stéphane Belmondo et ses chacun de ses acolytes sont indéniablement de bons musiciens, mais en quatuor ils ne sont pas suffisamment à l’écoute les uns des autres. Un peu de directives plus strictes envers le batteur aurait probablement réglé ce problème latent de flottement qui nous laisse sur notre faim. Les derniers morceaux du concert, faisant la part belle au trio piano-trompette-contrebasse ont d’ailleurs ravi le public. Cerise sur la bonté constitutive de grand trompettiste, une dégustation des vins d’un de ses amis à l’issue de la représentation. Une belle soirée où les petits incidents sont vite oubliés mais ne devraient pas être négligés à l’avenir.
Crédits photo : Michela Cuccagna (via StreetPress)



En effet, Stéphane Belmondo devrait être, sur scène, beaucoup plus exigent avec ses musiciens. Ce qu’il a été, je pense, avec l’album qui est lui d’un bien meilleur niveau que le live. Un petit grincement de démarrage qui, compte tenu de l’expérience du bonhomme, devrait disparaitre en roulant ?
chère madame Cuccagna ( quel nom )
changez de trottoir si part le triste des hasard nous nous croisons !!!
SB
Cher S.B,
Cuccagna est le nom du photographe, pas le mien,
ne vous donnez pas la peine d’attaquer bassement un nom de famille, vous valez mieux que ça (je l’espère).
Votre album est bon (comme écrit dans cette chronique), en revanche votre live était décevant. Je n’étais malheureusement pas la seule à le penser et votre réponse d’orgueilleux ne vous fait pas honneur, c’est bien dommage…
Nous nous sommes déjà croisés plusieurs fois pourtant.