
BREVES DE TYMPANS #2 : Metronomy @ Cité de la Musique
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:Because, Cité de la Musique, concert, Days Off, Electro-pop, Festival, kitsch, metronomy, rock
Catégorie: des concerts...
A quoi ressemble une semaine de sorties par une co**** parisienne, invitée partout en connaissant à la fois tout le monde et personne, crachant (parfois) dans la soupe sans vergogne.
Groupe anglais / pop / 05/07/2011
Le festival Days Off a véritablement commencé avec cette soirée là. Exception faite de la soirée d’hommage à Jacno de par la singularité de cette création unique (cf. chronique), le festival n’avait pas vraiment décollé jusque là.
On craignait que Metronomy ait perdu de sa superbe, entre les changements de musiciens, l’arrivé d’une fille, le relooking par K. Lagerfeld… Ça sentait le mercantile à plein nez. Et pourtant à l’écoute du nouvel album (cf. chronique), on avait souri, rassuré de constater que leur « kitsch dilettant » restait intact, leur suranné ringardo-chic était plus assumé que jamais… Confirmation live.
Scéniquement, on est loin du spectacle en carton lisse ultra-millimétré et parfaitement creux que les détracteurs peuvent reprocher aux disques. Pas comme l’arnaque Cascadeur quoi (cf. chronique). Jean bleu et tee-shirt blanc, loupiote sur le cœur comme à leurs débuts, à égalité en rang d’oignon, la batterie en retrait mais légèrement surélevée, quatre portraits des musiciens peint sur des tissus blanc. C’est épuré, chic, simple, loin de Lagerfeld. Ils ont gardé leur je-m’en-foutisme originel, ils font de la musique pas un concours de beauté.
Non seulement la batteuse apporte une véritable plus-value (les boites à rythme ça va pour un album…) mais les orchestrations aux accents franchement rock qu’elle propose sont un souffle nouveau pour les tubes qu’on se surprend à connaitre par cœur aussi bien qu’un classique des Beatles.
Quoi qu’on en dise, que ce soit les titres du premier ou du second disque, il y a une véritable cohérence de l’œuvre. Si le premier opus était plus électro-rock et le second plutôt pop, la palette de possibilités sur scène n’est nullement diminuée.
Il n’y a aucune contradiction entre le raffinement et le mainstream ici, même si l’on ne peut s’empêcher d’avoir une boule au ventre en imaginant le groupe céder à la demande de remplir des stades… Aussi grand-public qu’élitiste, Love I’m in love agaiiiiiiiiin !
Dans la même collection :
Brèves de tympans #1 : Stéphane Belmondo @ Café de la danse


