
PEDRO SOLER & GASPAR CLAUS @ La Carrière du Normandoux
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:concert, Festival, flamenco, Gaspard Claus, musique, Normandoux, Pedro Soler, Poitiers, Soirs d'été
Catégorie: des concerts...
| Aperture: | f/3.2 |
|---|---|
| Focal Length: | 14.9mm |
| ISO: | 200 |
| Shutter: | 1/4 sec |
| Camera: | DMC-FZ5 |
Festival Soirs d’été – Poitiers / 30/07/2011
C’est une histoire commencée il y a deux ans.
C’est une histoire d’Amours.
C’est une histoire de Familles.
Pour clore en beauté son premier mois de festivités, la Carrière du Normandoux laissait Pedro Soler et Gaspar Claus investir les lieux comme ils l’entendaient, à savoir avec élégance, exigence et poésie…
Deux ans auparavant, Gaspar Claus et son père, Pedro Soler, avaient déjà proposé un concert en duo. Une prestation qui à en croire ceux qui y avaient assisté, avait bouleversé tout le monde. Entre-temps, un disque splendide* est né, d’autres amitiés se sont renforcées et il a été question de revenir jouer. Et nous y voilà, un père et son fils, unis par leur sincère passion de la musique flamenco et leur amour familial de constant désir d’évolution et innovation, qui prennent place devant une assemblée de tous les âges et niveaux d’exigences. Il règne un calme Olympien, même la faune locale semble au garde-à-vous.
Mais dès les premières mesures, un malaise des musiciens est palpable. Pedro Soler est gêné par un spot lumineux qui l’aveugle. Couac bien vite oublié. Extinction du feu, petit souffle d’air frais dans les rideaux et la magie commence d’opérer. Il est difficile de retranscrire l’émotion palpable qui se dégage d’autant de poésie musicale. Les regards qu’ils se portent, les explications techniques qu’ils transmettent aux auditeurs, la puissance d’affection qu’ils déploient lorsqu’ils jouent… Prise de pouvoir artistique sans sommation, on flirte avec un érotisme brut et transcendant.
Et puis un solo. Pedro invite son fils à « jouer quelque chose ». Gaspar a carte blanche. L’archet en fer-de-lance, il se joue de son violoncelle, le défie, le nargue, commence de lui chatouiller le pied, à lui gratter les cordes ou faire grincer son corps. Mais ce sont nos âmes qu’il atteint de plein fouet.
D’un bout à l’autre du concert, il sera impossible de détacher nos regard du duo. Que les thèmes soient lents ou rapides, joyeux ou tristes, les minutes glissent sans se ressembler une seconde. Deux heures plus tard, alors qu’un hibou envahit les parois claires de la carrière (grâce aux habiles projections vidéo), on brûle déjà d’entendre le troisième épisode. Alors, comme eux, on baisse enfin la garde, les paupières descendent lentement, le sommeil nous gagne, un sourire serein aux lèvres, on vient de découvrir le « spa version instrumentale ». Ca valait le coup d’attendre deux ans.
* Pedro Soler et Gaspar Claus – Barlande – Infiné 2011




