
T.E.E @ Gaité Lyrique
By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord
Tags:2011, concert, electro, Gaité Lyrique, Rocky, Romain Turzi, Turzi Electro Experience
Catégorie: des concerts...
Artiste français / Electronique / 07/09/2011
Pour la rentrée, on avait dans nos cartables une invitation pour le premier concert de Romain Turzi dans son nouveau projet Turzi Electro Experience. On a bien fait de répondre présent.
Après deux albums de grande qualité (cf. chronique de l’album B), le groupe de rock Turzi est en suspend pour le moment. Avant de nous laisser découvrir le nouveau répertoire de Romain Turzi en solo, le groupe Rocky assurait la première partie. Sorte de mélange de funk à la Chic, d’electro-kitsch de Metronomy et lookés comme des Hot Chip, il y a un potentiel dans ce groupe français qui se dépatouille plutôt bien en anglais mais dont les productions très lisses demandent encore à s’émanciper des différentes influences des aînés.
Terminé les tee-shirts kitsch vantant les mérites des villes du monde qu’on trouve dans tous les magasins de touristes, Romain Turzi est apprêté comme un preppy pour sa rentrée : pantalon chino, chemise repassée et foulard en lavallière. Cerné de machines, rappelant les univers scéniques d’Etienne Jaumet ou Arnaud Rebotini (d’ailleurs présent ce soir là), l’artiste attaque d’entrée de jeu à un rythme plutôt soutenu. Les panneaux sur lesquels sont projettes les visuels recouvrent tous les murs alentours (la salle se prête parfaitement à l’exercice pour faire ses classes), le musicien est comme dans une soucoupe volante et nous embarque dans un voyage assez onirique et lunaire. Les VJ-ing sont soignés, à l’instar d’un ballet de voitures sur une highway californienne donnant le vertige, ou d’un incendie nous plongeant au cœur du brasier avant de se transformer en eau (un feu liquide pourrait-on dire). Les basses vrombissent, la température monte. Les mélodies empreintes de grandes envolées à la Philipp Glass ou de tempos krautrock présentent parfois quelques cassures de rythme qui rendent le voyage un peu chaotique (mais nul doute que cela va se peaufiner avec le temps). Lorsque Romain entame le titre phare de son album, Enfance, les visuels se muent en décors pixellisés de paysages désertiques à la végétation résiduelle. On repense à Lost Eden, notre premier vrai « jeu d’ordinateur » avant Tom Raider et c’est notre enfance qui nous saute au visage, notre Education.
Une soirée réussie, un nouveau projet au très fort potentiel qui reçoit tous les encouragements de nos tympans. Et ça ne finissait pas trop tard, car le lendemain y’a école (même si bon, la nuit au Silencio avec Etienne Jaumet et Pilooski était fichtrement tentante…).
Chronique de l’album Education
Crédit photo © Cédric Dendoune


