Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord

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ALICE RUSSELL @ EMB-Sannois

In des concerts... on novembre 6, 2009 at 8:30

Groupe anglais / Groove-Funk / 30/10/2009

Précédée d’une première partie agréablement surprenante de Féfé, Alice Russell offrait à l’EMB-Sannois la première date de concert de sa nouvelle tournée. Un concert de plus de deux heures pour ravir nos oreilles comme il se doit !

Féfé a lancé sa carrière solo après dix ans de bons et loyaux services pour le hip-hop avec le Saïan Supa Crew (je vous invite à découvrir sa bio en images, il raconte tout ça très bien). Je n’attendais rien de cette première partie et le résultat m’a plutôt plu ! Des accords de guitare certes basiques, une façon de chanter qui tire régulièrement sur le rap (ce qui crée un contraste amusant entre les mélodies et le phrasé), mais des textes vraiment piquants et du charme à revendre. Féfé démontre qu’on peut rebondir de différentes manières, certains diront qu’il s’est rangé, qu’il est devenu vieux et il vous le confirmera, lui le jeune à la retraite !

Alice Russell prend place en retard avec ses cinq musiciens en costards. Blanc sur blanc sur des british, ce n’était peut-être pas le meilleur choix (et leurs costumes étaient mal taillés mais ce n’est qu’un détail). Elle facette de mille feux dans sa robe à paillettes. On peut parler de show à l’américaine tant le spectacle est rôdé. Chaque titre est annoncé, les morceaux s’enchainent, les chorégraphies aussi, trop de titres pour prendre le temps de discuter… C’est très pro, très carré, tout en sachant rester assez de connivences avec le public. Au beau milieu de son set, la dame disparaît en coulisses, ses musiciens entament un bœuf jazzy délicieux. Lorsqu’Alice reparaît, elle s’est changée, elle avait simplement trop chaud explique t’elle. Jeux de lumières, jeux de jambes, jeux de voix… il ne manque rien à ce spectacle très bien rôdé pour une première. Les reprises de Seven Nation Army (White Stripes) ou de Crazy (Gnarls Barkley) sont à vous retourner les tripes. On est pris par l’euphorie de ces mélodies qui groovent, qui jazzent, qui laissent s’exprimer une des plus belles voix soul-funk du moment. Etonnement, on n’est pas transporté jusqu’au fond de nos tripes pour autant…

Quoi qu’il en soit, le plateau de l’EMB-Sannois ce soir là était égal à lui-même : de qualité.  Féfé est un artiste à suivre et Alice Russell confirme que la qualité de son disque égale ses prestations scéniques.

Note : 8/10

GABLE @ EMB-Sannois

In des concerts... on octobre 6, 2009 at 3:13

Trio français / Expérimentations rock et bidouillages électroniques / 02/10/2009

Repérés lors des Transmusicales 2008, le trio caennais charme toujours autant par ses comptines loufoques et cruelles, son univers bancal et ses mises en scènes minimalistes. Qui de Nosfell ou GaBlé était la première partie de l’autre ?

Imaginez une scène où règne un bazar incroyablement bien organisé lorsqu’on y regarde à deux fois. Des cageots côtoient des élastiques en caoutchouc, une guitare flirte avec une perceuse, des samples de vieux films font la guerre à des hurlements de Yéti, des chants d’oiseaux et un carillon se font envahir de bruits de marteaux piqueurs, le saxophone se fait harceler par des piques à brochettes, des casseroles ou un aspirateur… Bienvenue dans la chambre de GaBlé, où deux hommes et une femme exploitent, dans tous les sens du terme, tout ce qui leur passe sous les mains. Chaque morceau de GaBlé se présente comme une expérience sonore originale. Un Uzi and Ari très nerveux auquel on aurait ajouté une folie punk. Conçus comme de petits chapitres d’un grand livre de l’expérimentation bruitiste, les morceaux ont tous ce point commun d’être des passages court mais très denses. Parfois structurés comme du post-rock à la Battles, on s’attend à ce que les musiciens partent dans de grandes envolées musicales et non, tout s’arrête brusquement. Les paroles, bien qu’incompréhensibles la plupart du temps, sont d’une cruauté allant de pair avec beaucoup d’humour et de fantaisie (Scissors – Knife – Hammer – Nails – Theeth … I’m really fine, I’m well balanced I’m ok). Sur scène, les artistes sautent partout, s’engueulent, font des grimaces et nous surprenne à rire d’un sample « Message Error Windows » ou d’une bataille d’épellation de Motus. GaBLé est un trio à voir autant qu’à entendre.

Lorsque Nosfell paraît pour présenter son nouveau spectacle (qu’il vient de monter à l’EMB), même si sa musique en trio (lui-aussi) flirte avec la beauté et la perfection, toutes ses attitudes semblent trop maniérées après la déferlante de spontanéité de GaBlé, son discours trop apprêté après leurs onomatopées. On ne ressort pas indemne d’une performance de GaBLé, en nous ne cessent de raisonner leurs ritournelles acides. En témoigne ce dernier clip A drunk fox in London.

Une très belle soirée, deux grands groupes uncany pour une salle loin d’être vide, preuve que le formaté, l’indie fake et la musique avilissante de télé-réalité n’ont pas encore tout à fait gagné…

Note : 8,5/10

Crédits photos : Michaurel

Retrouvez ce concert sur les ondes de Radio Campus Paris – 93.9

OXMO PUCCINO @ EMB – Sannois

In des concerts... on mars 16, 2009 at 3:30

Chanteur français / Hip hop / 13/03/2009

Salle comble pour le retour du doux Oxmo avec un nouvel album annoncé comme un « retour aux sources ». La prestation ne le démentira pas.

Oxmo a connu le succès grâce au Lipopette Bar et ses orchestrations jazzy. Ce soir là, à l’EMB, il livre un spectacle de ses titres préférés et de quelques nouveautés issues du nouvel album à paraître, L’arme de paix. L’homme ne fait qu’un avec son public, interactions permanentes et pertinentes et effectivement beaucoup plus recentrées sur l’univers musical hip hop / jazz. Masterciel a connu un franc succès, les nouvelles mélodies également (moins de flow, plus de chant). Ce qui agréable avec cet artiste, c’est qu’il n’y a pas une once de violence dans son flot, pas d’articulations typées « banlieue » comme peuvent l’avoir nombre de MC. Monsieur Oxmo respire la joie de vivre, ça fait du bien et ça ne l’empêche pas de dénoncer certains sujets de société. Oxmo Puccino parle essentiellement des femmes, son sujet de prédilection. ), Sa musique, se tenant toujours sur le fil du latin lover (oui oui même avec sa belle couleur de peau ébène) ne bascule jamais du côté vulgaire du rap et du hip hop.

Ce spectacle enjoué, bien monté et de qualité est encore une fois la démonstration que l’afranchissement des carcans (musicaux, sociaux…) a du bon : « Lorsque les gens disent que ton destin est écrit quand t’es petit, ils oublient que le stylo c’est le coin où t’as grandi ».

Note : 8,5/10

Chronique du disque

BOJAN Z @ EMB-Sannois

In des concerts... on février 9, 2009 at 2:18

Jazz / trio France-Belgrade / 06/02/2009

Bojan Zulfikarpasic a été classé et récompensé parmi les plus grands musiciens de jazz. Pourtant il a construit son univers musical sur un concept, la Xénophonie ou le fait de rejeter une musique étrangère et étrangère à elle-même – ou encore comment, en ne changeant qu’une seule lettre, on fait allusion à l’un des sentiments les vils de l’homme. Venant d’un serbe, il était audacieux de remettre en question le sujet tabou de xénophobie dans un état ayant connu guerres et génocide. Bojan interprétait ce soir là une grande partie de son second opus en trio (septième au total), Xenophonia, et nous ravissait par la présentation de quelques titres inédits.

Cerné de trois claviers (un piano à queue, un clavier électrique et un Fender Rhodes trafiqué), Bojan joue de trois-quarts, tourné vers ses deux acolytes et non vers le public. Il joue de préférence de deux claviers à la fois, il a raison, il est doué pourquoi s’en priver ? Thomas Bramerie à la contrebasse et Martijn Vink à la batterie ne sont pas en reste non plus. Bien que malade, Thomas Bramerie ferme les yeux pour mieux nous transmettre toutes ses bonnes vibrations. Le batteur ne se tient pas à une interprétation jazz mais a quelques accès rock bienvenus. L’écoute entre les musiciens et entre le groupe et le public est pour ainsi dire parfaite.

A dominante de piano (pas étonnant vu qu’il y a 3 claviers), le trio livre un jazz atypique dont les titres ne sont jamais anodins. Ainsi on se délecte du titre inédit Greedy : In goods we trust qui dénonce l’avidité et la cupidité présente en chacun de nous, une mélodie rythmée de passages agressifs. Dérangeant pour certains, attrayant pour d’autres, une chose est certaine : l’univers de Bojan force l’admiration. Pour avoir discuté avec lui, je ne peux également que souligner sa grande humilité et humanité (des sentiments nobles et non des « bons sentiments »). Vivement le prochain disque.

Note : 8,5/10

Crédits photo : Thomas Brémont

AYO @ Emb-Sannois

In des concerts... on janvier 9, 2009 at 11:48

Soul – Folk – Reggae / Allemagne / 05/01/2009

Alors forcément lorsqu’on prononce le nom d’Ayo, en général les pupilles se dilatent et s’intéressent à ce que vous allez raconter. La jeune femme est belle, a du charme et une très belle voix. Oui mais voilà, cela ne suffit pas.

Sur scène, Ayo est entourée de quatre musiciens qui lui sauvent la mise. Le batteur, bien que malade (crise asthmatique), rythme l’ensemble avec brio, jetant sans cesse des regards complices au pianiste de l’autre côté de la scène. Le guitariste et le bassiste rattrapent pas mal de bourdes d’Ayo également, heureusement. Donc tant qu’Ayo a sa formation complète sur scène pour l’accompagner et les textes écrits par Patrice au lieu des siens, le spectacle est plutôt très chouette, chaleureux et énergique.

Là où les choses se sont corsées, c’est lorsque la belle s’est lancée dans un solo. Accumulation de bourdes, dix minutes pour réaccorder sa guitare, histoires débiles et inintéressantes… une légère crispation commençait à être perceptible sur ses jolies fossettes.

Le spectacle aura duré deux heures, dont 45 minutes un peu fatigantes, plusieurs titres étant mélodiquement très redondants. Je crains que la demoiselle n’ait été propulsée un peu trop vite sur de grandes scènes, espérons pour elle que ses dates à l’Olympia seront à la hauteur du lieu…

Note : 6,5/10

PONI HOAX @ EMB-Sannois

In des concerts... on novembre 24, 2008 at 10:24

Electro-rock / France / 22/11/2008

Poni Hoax ou lénergie...

Poni Hoax ou l'énergie...

Il est des artistes qui, dès les premières secondes d’écoute, subjuguent par la beauté et l’efficacité de leurs titres. Poni Hoax en fait partie. Lorsque Images of Sigrid a atteint mes mains et ma platine, il ne m’a plus quitté pendant longtemps. Alors évidemment, lorsqu’on vous annonce au détour d’une conversation qu’ils vont jouer dans une de vos salles préférées, il ne reste qu’à vous précipiter…

 

Deux groupes précédaient Poni Hoax : Fortune et Neïmo. Hasard ou pas, visiblement le parti pris par l’EMB ce soir là était qu’un spectacle de Poni Hoax se mérite et doit se faire désirer.

Fortune est la suite électro-rock en solo de Lionel Pierres de feu l’un des meilleurs duo de Hip-Hop : Abstrakt Keal Agram. Et hormis Lionel justement, personne ne semble croire à ce nouveau projet pour avoir le talent d’y mettre de l’âme, de donner à ce nouveau projet de la consistance, de l’énergie, du rythme, de l’émotion… bref d’arrêter de papillonner sur scène pour se concentrer sur ce qu’ils ont à faire : de la musique efficace, dansante et bien construite. Pourtant des titres comme Bully ou Mission ont tous les atouts pour réussir… il faut juste que le groupe crache un peu plus ses viscères. Lionel avait une bronchite, il se voit donc excusé de cette prestation très décevante. J’aimerais sincèrement pouvoir dire que son spectacle m’a enchanté la prochaine fois.Note : 5/10.

Neïmo est un groupe français dont je n’attendais rien… et dont je n’ai rien apprécié. Outre la coiffure ananas et la voix de crécelle pré-pubère du chanteur, le torse arrogant du batteur (qui a oublié de savoir joué correctement de la batterie, à savoir avec ses poignets plutôt que ses bras) et les postures Wii – Rock Band du guitariste, les titres qu’ils interprètent sont galvaudés, répétitifs et usants. Ils ne méritent pas mieux que leur public de midinettes et d’ados collégiens.Note : 3/10

Nicolas Ker, marsupial dark-electro-rockeur français

Nicolas Ker, marsupial dark-electro-rockeur français

Poni Hoax enfin, prend les commandes de la soirée vers 23h et en change radicalement l’ambiance : « Vous ne voulez pas arrêter de slamer et draguer les filles plutôt ? » lance Vincent Taegger (batteur) pour remettre à leur place tous les kids écervelés qui n’ont pas idée de la qualité du groupe qu’ils écoutent. D’ailleurs il était déchainé et n’arrêtera pas ses vannes de la soirée (notamment la mythique : « Mais pourquoi à chaque fois que je viens en banlieue on me balance de la fumée dans la gueule ? »). Le chanteur Nicolas Ker n’est pas en reste : il se dégage de son personnage nonchalant une incroyable énergie. Sa voix est, tout comme son corps, calme et posée, quand soudain il se met à sauter plus haut qu’un marsupial dans son costard. Que dire de leur musique si ce n’est qu’ils réussissent le parcours parfait du groupe excellent sur album et encore meilleur sur scène ? Une vague dark de la French-electro, deux trois larmes de post-punk (hein les kids, faut pas confondre post-punk et émos, ça n’a rien à voir !), Joakim fait bien de produire ce groupe qui n’a rien d’un canular.Note : 8,5/10

Enfin, petit coup de gueule : qu’est-ce qui traîne dans le crâne des parisiens pour s’empêcher d’aller dans cette salle de banlieue ? C’est une banlieue calme et propre, le train prend 20 minutes (c’est moins que pour aller à Versailles !) c’est aux pieds de la gare, le son est excellent (dédicace à Zouki qui adore que je squatte sa console) et c’est l’occasion de voir de supers groupes en petits effectifs (parce que Poni Hoax au Zénith, c’est sans moi). Tant pis pour vous car Poni Hoax ne jouera pas à Paris avant un bail : ils partent en tournée mondiale, preuve que les groupes français sont capables de s’imposer comme il se doit face aux anglo-saxons et n’ont rien à leur envier.

HUGH COLTMAN @ EMB-Sannois

In des concerts... on octobre 30, 2008 at 5:09

Folk – Blues – Rock / France, Grande Bretagne / 24/10/2008

On ne le dira jamais assez, les meilleurs équipements acoustiques ne sont pas à Paris mais dans sa proche couronne. L’Emb-Sannois accueillait trois groupes ce soir là.

Revolver tout d’abord, que dire de plus qu’il s’agit de trois jolis minots qui jouent passablement bien de sympathiques ballades, mais chantent aussi bien qu’une batterie de cuisine… Ils nous avaient ensanglanté les oreilles pendant le spectacle de Tahiti Boy au Point Ephémère, on constate ce soir là qu’ils ont (heureusement) fait quelques progrès. C’est déjà ça, à suivre donc pour voir s’ils sauront un jour être un groupe digne de ce nom.

Narrow Terence n’était pas la tête d’affiche de la soirée mais incontestablement les chouchous attendus. Ils livrent un show épuré aux influences hard-rock, on se demande parfois comment ils font pour n’être que quatre… Une voix à la Arthur H vient épouser les volutes sonores d’un violon et les rythmiques pointues d’une batterie (menée ici des mains habiles de Thomas Pirot, batteur de Nelson). Lorsqu’on les entend, on pense immédiatement à Ez3kiel, et on a bien raison : les deux groupes collaborent pour présenter des titres ensemble en novembre à La Cigale. Avis aux amateurs ça risque d’être de qualité !

Hugh Coltman enfin prend place, accompagné de quatre complices. Intro à l’harmonica, douce voix et blagues franco-anglaises, on plonge doucement et avec délectation dans une ambiance blues-jazz belle époque. Plus dynamique soudain, les mélodies prennent une tournure reggae qui ne choque pas. Aguerri par les tournées et les scènes durant trois albums avec The Hoax, Hugh Coltman est le contre-exemple du folkeux-boutonneux et introverti (comme… non je ne citerai personne, ils n’en valent pas l’effort) qui jouerait son répertoire sans prendre en compte le public. Malgré cela, le spectacle paraît un peu trop lisse dès que Coltman joue ses titres phares (On my hands, actuellement matraqué sur les ondes)… C’est à lier probablement au public assez peu réactif / fatigué.

Un très beau spectacle, où la progression de programmation était très agréable, tout autant que l’after-show…

ARONAS @ EMB Sannois

In des concerts... on octobre 11, 2008 at 9:07

Jazz-punk-funk / Nouvelle Zélande / 10/10/2008

Après six mois d’enfermement lié à une masse de travail dont j’ai cru ne jamais voir le bout, je fêtais à la fois la fin du boulot qui me privait d’aller danser toutes les nuits mais aussi mon retour dans l’une de mes salles de spectacle préférée en Ile-de-France, l’Espace Michel Berger de Sannois (95).

Comme c’est régulièrement le cas, je voulais surtout voir la première partie de soirée plutôt que la tête d’affiche. Et force est de constater que je ne m’étais pas trompée.

Aronas est un projet de Nouvelle-Zélande composé de quatre membres aux personnalités fortes. Un pianiste (le leader Aron Ottignon) aux cheveux coiffés en légère crête punk, avec des lunettes asymétriques faisant penser à Double-Face (selon qu’on le voit de profil droit ou gauche). Un guitariste habillé d’une grande cape de magicien et d’une kippa, aux cheveux si longs qu’on se demande comment il ne se prend pas la tignasse dans les cordes. Un percussionniste israélo-pirate et un batteur-clown autiste qui n’est autre que le batteur de The Do (Jose Joyette) !

L’ensemble est détonnant et plutôt étonnant : une base free-jazz enrichie de variations funk, disco, rock… De beaux titres atteignant 12 minutes sans que cela soit gonflant, une écoute impeccable entre les musiciens, la sauce prend très bien… sauf lorsque se pointe une invitée surprise au chant. Il s’agit de la petite sœur du clavier, une blondinette toute de rouge et noir vêtue qui n’a, ni le coffre, ni l’expérience nécessaire pour réussir à suivre l’ensemble. Résultat : à chaque fois qu’elle ouvre la bouche, elle chante juste mais les musiciens se rangent au pas, perdant tout la créativité et l’originalité qui nous intéressait… Dommage : de génial on passe à bien…

Je ne parle pas de P18, car pour le dire sobrement, c’était mauvais…

Sébastien Tellier à l’EMB – Sannois

In Papotages... on février 1, 2008 at 6:22

1er février, EMB – Sannois, 17h…

Un calme olympien règne dans la salle, Sébastien est devant les loges au premier, au fond d’un canapé, perdu dans ses pensées, il ne nous a pas vu arriver…

Un homme, une femme, entretien sexué et non-censuré de Monsieur Tellier…

Mauve : Pour vous présenter, pouvez-vous me faire un autoportrait façon speed-dating ?

Sébastien Tellier : (rire) oui ! Alors c’est peut-être pas mon exercice préféré mais enfin je dirais que je suis un… mettons un… blind speed-dating. Je suis un grand jeune homme barbu, j’ai les cheveux longs, je suis évidemment musicien et je pourrais me définir comme euh… comment, lunatique ! Voilà je dirais que lunatique c’est bien.

M. : Et la barbe, c’est un intérêt dans le cadre du…

[nb : Sébastien a la barbe aussi douce que la soie, j'ai pu m'en rendre compte lorsqu'il m'a fait la bise]

S.T. : Ben déjà le premier intérêt de la barbe c’est qu’on n’a pas à se raser, ce qui est déjà un intérêt énorme. Et puis aussi ça fait qu’on n’a pas un visage de bonhomme en plastique, ça fait quelque chose de plus vivant…


M. : du relief !

S.T. : Ouais voilà…C’est moins conventionnel et ça fait peut-être un peu moins… salarié d’entreprise peut-être… (rires).

M. : Ok, donc Sexuality est votre troisième album… déjà ou enfin…au choix (rire Sébastien : au choix oui)… Encore une fois vous vous êtes entouré de conseillers de qualité, il s’agit cette fois de Guy Manuel, le second, celui qu’on appelle « le second Daft Punk » (S. : Oui, un des Daft Punk). Votre album comporte 11 titres, on commence sur la plage à Biarritz, et l’on termine sur des interrogations plus personnelles sur votre vision éventuellement de la sexualité en général (rire). Comment est-ce que vous avez fait ce choix d’organisation ?

S.T. : Euh… Moi je vois toujours… Ben déjà j’aime les albums « concept », pour moi les albums qui ne sont pas des albums concept ne sont pas des vrais albums. Ensuite j’ai toujours la même vision pour tous mes albums, même si la musique est très différentes, c’est euh… voilà un album ça commence quand le jour se lève et puis ça se termine à la fin de la nuit. Et je dirais que c’est un petit peu ça que j’ai essayé de faire, c’est-à-dire que ça commence un peu avec la fraicheur, le réveil et puis l’espoir (rire), et ça se termine en …en…bah en… en bilan psychologique (rire).


M. : Et ce bilan vous le voyez où ? Plutôt au fond de votre lit ou vous êtes…dans la cuisine en train de vous engueuler ?

S.T. : Je me vois en fait, non je me vois en fait quand je m’imagine, je me vois toujours au piano dans mon salon (sourire), en fait c’est là que j’aime bien être. Et puis c’est vrai que souvent, c’est là que tout commence puisque c’est avec le piano que je compose presque tout et puis c’est là que tout se fini aussi puisque de toutes façons quand je fais un concert ou n’importe quoi…quand je rentre chez moi je pianote toujours un petit peu donc euh…pour moi le piano c’est toujours le début et la finquoi, voilà.

M. : Et est-ce que l’ordre des titres correspond à l’ordre de composition ?


S.T. : Euh… non non non non ça… Moi… une fois… déjà pour cet album j’ai composé entre 30 et 40 morceaux mais, et donc un fois que j’ai fait le tri et tout ça, j’avais pas d’ordre… C’est une fois que les morceaux sont mixés, moi je choisis un ordre je dirais qui… C’est l’efficacité que je recherche avant tout avec l’ordre… voilà, là le concept il est général, mais bien que ce soit un album conceptuel c’est pas un album qui raconte une histoire donc on peut mettre les morceaux dans le désordre.

M. : Dans Divine, qui est un des titres donc, on sent une sorte d’appel aux seventies, est-ce que c’est une période que vous aimez particulièrement, où le sexe était plus libre ?

S.T. : Bon alors j’étais tout enfant, tout bébé on peut dire dans ces années là donc le sexe, bon évidemment je ne l’ai pas trop vécu, enfin vécu d’une certaine façon mais pas comme on l’entend… et mon coeur sera toujours seventies puisque je suis né en 75 donc j’aime toujours la musique de mon enfance. C’est les notes qui m’ont le plus marqué, c’est les notes qui me touchent le plus et…je pense que je serais toujours seventies de coeur même si j’ai de plus en plus de mal à écouter des sons seventies, à écouter à la maison un disque seventies. De plus en plus ça me plombe et ça me plonge dans une ambiance un petit peu cafardeuse mais bon, mon coeur est toujours dans les seventies voilà.

M. : Et des films seventies ?


S.T. : Des films seventies bah oui complètement. C’est vrai qu’un petit peu bon, les seventies c’était à la fois le… comme c’était avant le numérique c’ était la fin de l’analogique où tout le monde sur-maîtrisait l’analogique, la pellicule tout ça donc, il y avait aussi cette espèce de maîtrise de… on avait eu le temps de s’adapter pendant longtemps à un mode d’enregistrement donc on était au sommet. C’est une sorte d’age d’or mais qui était aussi la fin de quelque chose mais voilà les disques des Beegees, bon ce n’est pas du cinéma mais, c’est bien fait parce que les mecs avaient l’habitude de chanter comme ça, sans faire dix millions de prises, faire des prises au début et à la fin des morveaux et en même temps les ingés sons, toute l’équipe, les… l’analogique ils connaissaient parfaitement, les studios étaient parfaitement maîtrisés et… voilà c’était la grande époque. Mais c’est vrai que pour le cinéma euh… oui le cinéma seventies aussi. Bon j’aime un peu tout de toutes façons…

(sourires, un ange passe…)

M. : Donc le single, qui était Sexual Sportwear, est comp…euh, est instrumental. Donc on n’entendait pas votre voix, vous vouliez faire durer le plaisir un peu plus longtemps ?

S.T : (rire) Bon alors Sexual Sportwear oui, alors c’est vrai que c’est ce qu’on a sorti en premier mais ce n’est pas le premier single c’est l’apéritif ! C’est-à-dire que c’est l’instru justement que voilà qu’on a sorti pour dire attention le disque va bientôt sortir et les vrais singles vont bientôt sortir mais c’est plus un apéritif. Et puis sinon je n’ai pas mis de paroles parce que pour moi Sexual Sportwear c’est les vêtements de sport, parce que tous mes fantasmes sont remplis de vêtements de sport, de shorts en mousse, de petits hauts très courts et tout ça. Et pour moi, disons que la musique c’est le mouvement et les paroles c’est l’esprit et donc là comme je parle de sport et de vêtements de sport, il n’y a pas d’esprit, il n’y a pas de cerveau finalement donc il n’y a pas de paroles…

M. : D’accord, ce n’est pas du tout évoquer soit que le sexe vous fait suer (rires) ou soit qu’il faut suer pour le sexe ou…

[nb : Sébastien se met à parler très vite, attention il faut suivre :-) ]

S.T. : Pour moi finalement cette chanson, c’est la plus conceptuelle de l’album parce que finalement, je parle de Sexual Sportwear, j’imagine un petit short éponge. Donc ça semble assez superficiel tout ça mais n’empêche que le désir que crée ce short en éponge, c’est le désir sexuel en général, c’est finalement l’origine de la vie, c’est la reproduction, c’est la biologie. Ce désir là c’est ce qui fait finalement que le monde existe et puis… et donc finalement un petit short en sport qui semblait comme être rien du tout, donc finalement, avec ce genre de trucs ou… un string ou… des trucs comme ça, finalement on touche à la création de la vie.

(l’ange repasse)

M. : D’accord… Lorsqu’on arrive vers la fin de l’album, il y a une des chansons qui est dédiée à la bisexualité (rire Sébastien), est-ce que les bisexuels ont deux fois plus de plaisir ?


S.T. : bah alors… (rire). Ce qu’il y a c’est ce que je dis dans la chanson, c’est que déjà ils sont très chanceux parce que bon effectivement ils goûtent à tous les plaisirs. Mais ce qui me plaît surtout chez les bisexuels c’est qu’ils font preuve d’ouverture d’esprit et que…c’est, à part le plaisir sexuel, ce sont souvent des gens qui goûtent effectivement à tous les plaisirs même dans la vie, c’est des gens qui… je veux dire… je sais pas c’est comme si… c’est quelque chose que j’imagine mais c’est comme si je ne me sentais pas jugé par les bisexuels… ah ah ah ah (rires) ou je ne sais pas je me sens accepté par les bisexuels (rire).

M. : Alors on arrive vraiment vers la fin de l’album, Manty retentit de rires cristallins (Sébastien : oui), plutôt cristallins, elles rient de quoi ? Elles rient de l’amour à l’italienne ?


S.T. : Euh ben je pense que, finalement d’une certaine manière même si c’est l’homme qui… si l’homme est plus puissant que la femme par sa force physique, il est quand même maîtrisé par la femme et je veux dire que quand j’imagine le monde, j’imagine que les mecs les plus cool – bon dans mon esprit c’est très divisé, c’est-à-dire qu’il y a les gens bien, les merdes, enfin…c’est très simple ! - et je dirais que les mecs qui essayent d’être vraiment cool, c’est des mecs qui commencent un petit peu à ressembler à des femmes. C’est-à-dire que Mick Jagger ressemble un peu à une femme, c’est pour ça qu’il est tellement cool. Et je dirais que c’est un petit peu comme ça, c’est-à-dire euh… Prince il est tellement archi-cool que maintenant c’est presque une femme, et c’est pour ça qu’elles rient, elles l’achèvent quoi… (rires)

[Essais de micros sur scène PomPomPomPom !]

M. : Enfin, donc on en a parlé au départ, L’Amour et la Violence, donc c’est le dernier titre, euh… est-ce que c’est, cela pourrait être une métaphore de ce que procure votre barbe : à la fois c’est tout doux mais ça peut piquer ?


S.T. : Ah oui non, je crois que ma personnalité est comme ça, c’est-à-dire vraiment je suis… l’assemblage [Essais de micros à nouveau : POMPOMPOMPOM !] si on peut dire [POMPOPOTUU... Sébastien se retourne et se penche vers la scène : Attention pas de bruit on enregistre une émission de radio ! / Oups excusez-moi ! / Pas de problèmes !] (rires) et heu…. on peut dire qu’effectivement je suis l’assemblage de deux moitiés et que j’ai vraiment un côté très doux, très normal finalement, et à côté de ça j’ai un côté un peu plus, peut-être cinglé, plus violent, avec un grand passé de… enfin grand c’est pas le mot mais enfin, j’ai fait beaucoup de vandalisme et tout ça, j’ai fait beaucoup de choses dont j’ai honte euh… j’ai eu des problèmes de tout en fait ! Ah ah ah (rires)


M. : Comme tout le monde !


S.T. : ah ah oui voilà ! Mais bon… nan mais c’est vrai que… par une sorte de, en fait je ne sais pas c’est le destin mais la violence ça a changé plusieurs fois ma vie et…ma vie est un petit peu rythmée par la violence, mais sans qu’elle vienne forcément de moi d’ailleurs… bon voilà.

 

M. : Alors en sexe comme ailleurs, il y a des sujets qui fâchent, et voilà j’ai une question un peu moins douce pour vous : est-ce finalement Sexuality ne va pas être seulement hype juste parce qu’il y a l’appellation Daft Punk qui est associée ?


S.T. : Wow ! Oh bah… déjà, bien longtemps avant que je travaille avec les Daft, j’ai toujours été catalogué hype hein, ça a toujours été mon créneau (rire). Mais moi je ne suis pas spécialement mais il y a beaucoup de choses que j’ai dans la hype c’est : l’argent facile, les filles faciles, les voyages en business…euh bon tout ça c’est ce que j’aime dans la hype. Après tout le reste j’aime pas. Parce que l’art hype est que superficiel. Moi j’aime l’art… j’aime pas l’art trop profond parcequ’il m’ennuie, j’aime pas l’art trop superficiel parcequ’il est stérile, je pense que la perfection se trouve dans, un petit peu au croisement de ces deux trucs, c’est… voilà moi c’est ça que j’aime. Donc c’est un petit peu aussi le classicisme dans un vêtement avec une touch’ de bling-bling comme Karl Lagerfeld par exemple j’aime bien. J’aime bien quand les trucs opposés se rencontrent, et si j’étais que hype, ben je pense que… ça servirai plus à rien de faire de la musique mais… D’un autre côté j’aime bien l’être, après si les Daft me rendent encore plus hype, pourquoi je m’en fout, euh… je serai à la fois encore plus hype et encore plus profond et puis voilà (rire) ce sera la fête magistrale (rires).

 

M. : Et puis toujours en sexe comme ailleurs, il y a des questions qu’on n’ose pas poser la première fois, c’est pour ça que j’ai attendu la fin : c’est qui la fille du clip dans Sexual Sportwear ?


S.T. ah non alors… bon , au début je voulais que ça soit ma petite-amie mais finalement elle prend des poses tellement lascives et tout ça, j’voulais pas… trop choquer sa famille en fait, j’voulais pouvoir continuer à avoir de bons rapports avec son père en fait (rires Mauve et Sébastien). Et donc c’est pour ça qu’on a pris une mannequin mais je ne sais même plus comment elle s’appelle mais… Moi je suis toujours très gêné en fait, le clip au final j’ose à peine le regarder, et sur le tournage j’avais toujours le dos tourné parce que finalement la nudité c’est pas que ça me met mal à l’aise, mais ça m’excite tellement justement que si ça m’excite trop après je ne me contrôle plus donc il faut que je me force à ne rien voir en fait (rires) tout simplement !

M. : Et dans ce clip vous terminez dos à dos il me semble (Sébastien : ah oui, c’est vrai ! rires), est-ce que comme une… c’était juste un fantasme mais elle est passée et…


S.T. Oui voilà, alors oui, non mais c’est vrai que moi je vis toute ma vie dans le fantasme et peut-être que parfois je prend, peut-être pas plus de plaisir que l’étreinte amoureuse elle-même mais disons que le fantasme qui précède l’acte, le… comment… Mes moments préférés c’est quand j’imagine comment je vais faire plaisir… à mon amie la prochaine fois ou qu’est-ce qu’il faudrait faire de mieux encore et tout ça. Et quand j’imagine des choses et des situations finalement ça, ça me plaît parce que ce qui me plaît le plus finalement c’est de rêver, et même en matière de sexualité, je crois que je préfère encore rêver… Je sais pas mais je crois que rêver ça me plaît autant que la vraie vie quoi voilà…

M. : Et ben donc voilà, c’était Sébastien Tellier à l’EMB, merci !


S.T. : Merci ! (rires)

BILAN MUSICAL 2007

In Ce que j'écoute on janvier 15, 2008 at 10:30

Bon allez, j’ai mis un peu de temps à me motiver pour le rédiger, 
mais voici mon bilan musical pour 2007.
Au menu : meilleurs albums, jolies pochettes et chouettes concerts… 
Cela n’engage que moi bien entendu et puis je n’ai pas tout écouté, 
tout vu, tout lu… Il y a des différences de niveau et de maîtrise, 
pas d’ingéniosité.
Ce sont donc les albums que j’emporterai de 2007 si j’avais à m’exiler
sur une île déserte. Ils sont à peu près classés par ordre de 
préférence…
Parlant de classement, le plus chouette apport des années 2000 reste 
l’éclatement de ces classifications rigides et contraignantes : 
le mélange est à l’honneur, pour le bonheur des zoreilles. J’ai donc 
classé comme bon me semblait :-) .



I. ALBUMS



20 Pop, rock, et assimilés : Bon, c’est mon domaine de prédilection 
alors forcément il y en a plus qu’ailleurs… l’année a commencé 
très fort, elle n’a pas aussi bien terminé. En choisir seulement 20 
m’a demandé des efforts de concentration, j’en ai réécouté quelques-uns pour les départager…


  • !!!Myth takes
(tout le monde les attendait au tournant, le virage est réussi !)

  • Of MontrealHissing Fauna, are you the Destroyer ?
(perle du borderline psyché depuis 10 ans, lorsque la dépression 
nerveuse sentimentale devient un jeu …)

  • KlaxonsMyths of the near future
(un album, un style, un coup de jeune !)

  • RatatatClassics
(oui il y a d’excellentes choses provenant d’Amérique… 
Brooklyn évidemment)
  • Ez3kielthe Naphtaline Songs
(l’avenir du cd est compromis ? Pas sûr… achetez l’album, 
vous comprendrez de quoi je parle…)

  • The NationalBoxer
(offert par ma grand-mère :-) , album de bien meilleure qualité 
que n’importe quel sous-vêtement…)

  • Los ChicrosSour sick soul
(Les mecs Too cool for school sont toujours aussi bons…sur bande 
uniquement)

  • La Maison TellierSecond Souffle
(oui oui oui j’aime ces cowboys français, non non non ça ne fiche 
pas le cafard ! De très belles interventions de The Elektrocution 
et Lippie)

  • M.I.AKala
(mélange explosif venu de la Grande-Bretagne indienne)

  • Menomena – Friend and foe
  • Acoustic LadylandSkinny Grin
(bon oui c’est 2006 normalement, mais je les avais loupés, ils 
méritent mieux que ce qu’on leur offre actuellement…)

  • Band of HorsesCease to begin

  • Battles - Mirored
(oui le post-rock a sa place dans ce classement)

  • Fiery FurnacesWidow city
(pari réussi pour le frère et la soeur… New York touch)

  • The NoisettesWhat’s the time Mr Wolf
(la voix et l’énergie…)

  • VoxtrotVoxtrot
  • Hey Gravity Risen
(lorsqu’on a pas de Yeah Yeah Yeahs sous la main…)

  • CaribouAndorra
(vive les maths)
  • FeistThe_reminder
  • TunngGood Arrows
(spéciale dédicace maman :-) )


 

5 Electro : non ça ne fait pas beaucoup, oui j’ai peut-être été 
un peu radicale…



  • TurziA 
(Record makers a toujours des bijoux…)

  • ApparatWalls
  • Simian Mobile DiscoAttack decay sustain release
(they really deserve it)

  • DigitalismIdealism
  • Justice – †
(j’ai hésité pour celui là, mais après tout…)



Mais aussi (funk, hip-hop, rap, world…): 6 supplémentaires pour 
le plaisir.


  • Chin Chin Chin Chin

  • Cinematic OrchestraMa fleur

  • Mark RonsonVersion

  • Wax TailorHope and Sorrow

  • Amy WinehouseBack to black

  • Tumi and the Volume -
Tumi and the Volume 

 

II. POCHETTES



5 Mention spéciale pochettes d’albums : un album à la belle pochette 
ne peut pas être complètemement mauvais…


  • Cinematic OrchestraMa fleur

  • Chin ChinChin Chin
  • Of MontrealHissing Fauna, are you the destroyer ?

  • So So Modern Friendly Fires

  • TurziA


 

II. CONCERTS

Toute ma reconnaissance, mon estime et ma gratitude vont aux employés 
des salles, des labels, des managers et des tourneurs qui me permettent 
d’entrer souvent gratuitement.
Un concert dépend de trop de conditions pour qu’on puisse le juger 
impartialement. C’est une opération à double tranchant pour les groupes 
qui doivent composer avec nombre d’aléas personnels, mais aussi indépendants
 d’eux-mêmes (techniques, sanitaires, climatiques, psychologiques…). 
On perd rarement le goût de l’album si la prestation scénique est mauvaise, 
on peut en revanche facilement être surpris par la qualité d’un spectacle 
et avoir envie de réécouter l’album…



  • Sammy Decoster @ EMB – Sannois, janvier 2007
Sammy Decoster ça a d’abord un visage d’angelot sur du papier glacé, 
ça a ensuite été une très belle surprise sur scène. Touchant par sa spontanéité 
et sa qualité, petit homme fébrile accroché à sa guitare. 
Ca a surtout été la découverte d’une des plus belles salles d’Ile de France, 
tant par la qualité de sa programmation que par l’accoustique proposée 
ou la gentillesse de ses habitués. 
Non, toute la musique n’est pas à Paris… 
à 20 minutes de transilien, il y a bien mieux.


  • Guillemots @ La Maroquinerie, février 2007
Après les avoir vu 3 fois en 2006, je plonge à nouveau avec délice dans les 
volutes sonores du plus cosmopolites des groupes de pop. 
Avec Antoine et Déborah, notre trio infernal est au complet, le délire peut 
commencer.
Et quelle joie de voir apparaître un Fyfe Dangerfield sapé en damiers assortis à 
son clavier, interprêtant ses dernières créations avec un tournant résolument
électro-rock…


  • Acoustic Ladyland @ Nouveau Casino février 2007
Salle un peu vide, personne n’est venu voir ces anglais, qui interprêtent 
un jazz-punk épuré et impeccable. Première véritable discussion avec Benoît, 
un Maume génial sous bien des coutures…


  • The Do @ La Maroquinerie, avril 2007 
Ah Ah, alors pour une fois, je venais pour la première partie de trois groupe. 
Retrouvailles avec un autre fan de la première heure, Skalap, 
et dès le premier titre, nous sommes certains de ne pas nous être trompés. 
Ce sera LE groupe de 2007. La suite m’a prouvé que oui, et j’ai été les écouter 
à cinq reprises avec toujours autant de plaisir : casseroles, guitares, bruitages 
divers, et une voix qui vous laisse muet… 
Le même soir la tête d’affiche était Pop Levi, reconverti de l’electro, 
maquillage noir, vêtement psychés impression vitrail… Un show réussi mais 
finalement presque conventionnel à côté de Dan, Olivia et Jérémie…
  • !!! @ Bataclan, avril 2007
Bataclan, 800 personnes, la jauge limite pour réussir à apprécier le spectacle. 
Nous sommes venus, nous les avons vus, ils nous ont vaincu…
Alchimie parfaite, sur scène et dans la salle. Même Antoine se met à danser :-) .


  • Terry Poison @ Paris Paris, mai 2007
Jamais je n’ai vu des minettes plus droguées qu’elles, capables d’assurer leur 
spectacle sans faux pas. Elles commencent vers 2h (deux heures de retard), 
euphorie générale, les coincés du PP se laissent aller…


  • Architecture In Helsinki @ La Flèche d’Or, mai 2007
Une file d’attente de plus de 30 mètres pour un des premiers concerts parrainé 
par Motorola (les télécoms, avenir de la subvention culturelle ?), 
alors que presque personne ne sait qui ils sont. Recroquevillée et pressée 
comme une sardine, j’écoute et me délecte. Comme en boîte (de conserve), 
la foule oscille lentement pendant plus d’une heure en regardant, médusée, 
la troupe australienne déjantée se jouer de ses nombreux instruments.


  • Art Brut @ Maison de RadioFrance, juin 2007
Comment oublier ce concert en petit comité, à l’occasion de la sortie du second 
et tout aussi bien réussi album de ces anglais complètement allumés ?
Comment oublier ce chanteur en vieux jacquard rouge Lacoste et chaussettes 
sur la moquette ?
Comment ne pas aimer avoir une anti rock-star à genoux devant soi ?
J’étais avec Déborah, qui exultait autant que moi, je soutenais mon mémoire 
le lendemain…


  • Chin Chin @ La Maroquinerie, octobre 2007
A force de les rater, j’ai fini par les attraper. Impeccables sur toute la ligne, 
un spectacle magnifique d’une heure et demi, ambiance survoltée, chaises musicales, 
hystérie pour du funk… ça fait un bien fou !


  • So So Modern @ BBMIX (Boulogne-Billancourt), octobre 2007 
Attention tornade ! Ils viennent de Nouvelle-Zélande, sont habillés en pandas, 
dansent divinement bien, et réussissent le pari de faire lever et danser un public 
engoncé dans des fauteuils de conservatoire. A suivre…


  • La Maison Tellier @ Le Zêbre de Belleville, novembre 2007
Lorqu’on plonge dans l’univers de 5 normands, plus que touchants, on en oublie que 
le temps passe… vite. Presque deux heures de show, de la folk mélancolique et épurée 
aux reprises rock. Ils font honneur à leur nom. After au Wepler après une épopée 
rocambolesque dans le gros camion blanc…


  • Metronomy @ Transmusicales (Rennes), décembre 2007
Lorsqu’on vient écouter Simian Mobile Disco et Dan Deacon, on découvre plus original… 
Metronomy s’active sur scène avec une rigueur implacable, actionnant leurs petits coeurs 
roses… heartbreakers !




 

Nouveaux albums attendus et/ou reconnaissances pour 2008


  • Rien (Radio Campus !!!!!!)

  • The Do (on peut déjà l’inscrire au Best of 2008)
  • Sébastien Tellier (tiens tiens encore Record Makers…)
  • Metronomy
  • Foreign Beggars

  • Jamie Liddle

  • Hindi Zahra (she really deserves it)

  • Apple Jelly

  • Fortune (oui Abstrakt Keal Agram c’est terminé, un meilleur accueil pour 
Fortune svp, on se concentre et on écoute sans à-priori, merci !)

  • Adam Kesher

  • Pokett