Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord

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THE DODOS @ La Maroquinerie

In des concerts... on septembre 8, 2009 at 11:16

Trio San Franciscain / Pop-Rock / 07/09/2009

The Dodos - trioPrécédé d’une suave première partie en la personne de Mina Tindle et ses délicates mélodies pop auxquelles on ne peut que reprocher des textes dans un anglais un peu écorché (ce qui n’est pas le cas selon moi lorsqu’elle chante avec Toy Fight), The Dodos a su se faire désirer en ayant un quart d’heure de retard et en jouant dans une salle où la température avoisinait les 45 degrés.

Ca avait très bien commencé avec des assauts rock-psyché extraits de Visiter, ça s’est vite essoufflé avec l’enchaînement des titres de Time to Die plus mollassons et moins fédérateurs. Longform et Fables qui étaient les titres dont j’attendais le plus, sonnent mal, la voix du chanteur partant dans des aigus incontrôlés, rappelant un adolescent en pleine mue… A musique molle public amorphe : si les murs commençaient à suer, ce n’était pas lié à l’euphorie du concert mais simplement à la chaleur qui régnait dans la salle. Le concert a suivi son cours, sans réelle énergie, un long fleuve tranquille sans relief. Les claves nous perçant régulièrement les tympans, le batteur restant moyennement concentré, le chanteur faisant le minimum syndical.

Ce n’était qu’un concert, dans une salle étouffante, nul doute que les Dodos ont plus de potentiel. Allez, il temps d’aller dormir, pas encore de mourir ni de faire voler des noms d’oiseaux.

Note : 6,5/10

CHINESE MAN @ La Maroquinerie Vs YUKSEK @ La Cigale

In des concerts... on avril 10, 2009 at 11:12

Artistes français / Electro / 09/04/2009

Incapable de me décider entre deux concerts ce jeudi soir, j’ai finalement choisi d’aller voir un bout de chaque. Verdict express.

Chinese Man : ils sont trois, leur électro groove et funk comme il faut. Mise en scène intimiste vous plongeant sous une pagode, de lanternes chinoises ornent la scène un peu partout. Il faut souligner un Vj-ing de très grande qualité, utilisant à la fois collages, pâte à modeler, animations psychédéliques, superposition de films et dessins animés… La musique est de qualité, le public très réceptif, et cerise sur le gâteau, le Vj-ing est en 3 dimensions grâce aux ports de lunettes gracieusement distribuées à l’entrée.

Un reproche cependant, hormis du sample, rien de très « live » finalement, les mecs connaissent leurs samples et leurs effets par cœur, chantonnent en agitant les bras… Ca sent la préparation un peu trop poussée, c’est finalement un peu trop lisse… Et surtout, comparé à l’album ça n’apporte pas grand chose de plus.

Pas encore totalement conquise… 7/10

Yuksek : j’arrive au milieu de sa prestation et il ne me faudra pas plus de 15 secondes pour entrer dans le show. Ici le public est plus propre sur lui (genre droite chaudasse), se tient comme un public parisien – c’est-à-dire statique alors qu’on leur balance de l’electro dansante – je commence à regretter d’être venue. Mais il suffit de regarder le jeune Rémois se dépatouiller tout seul sur scène pour comprendre que le spectacle vaut le détour. Ici aussi tout est très préparé, mis en scène de manière un peu mégalo (pyramide de néons clignotant son nom), tables de mixages à la verticale, synthés et ordi en arc de cercle, Yuksek est cerné de machine, il n’a plus qu’à jouer et on sent qu’il prend du plaisir à le faire.

Première satisfaction, Yuksek a un micro et ne se contente pas de passer ses samples. Sa voix vocodée épouse les volutes sonores de ses titres. Parenthèse virant à la techno, le public s’agite toujours aussi mécaniquement, je commence à m’ennuyer. J’ai alors une idée qui a sauvé ma soirée, je chausse les lunettes rouges et bleues de Chinese Man et regarde soudain le spectacle d’un œil meilleur. Après tout, la pochette de l’album de Yuksek met bien en valeur ces lunettes… il devrait en distribuer !

Rappel ultra-préparé, Yuksek ne jouera qu’un titre mais c’est assurément le meilleur de son album. Il revient donc accompagné de la première partie Bewitched Hands On The Top Of Our Head (que je regrette de ne pas avoir vu) et ils interprètent tous ensemble Away From The Sea.

De l’electro accessible pour un public un peu jeune et ignare, mais un excellent moment… pas assez convaincue cependant pour suivre à l’aftershow au Social Club.  7/10

Conclusion : voir deux spectacles dans la même soirée ce n’est jamais une bonne idée, Chinese Man devrait céder son idée des lunettes à Yuksek, lequel pourrait en retour leur apprendre à chanter un peu pour animer leurs spectacles…

Crédits photos : Michaurel and Romain Bourven

FESTIVAL ALLIGATOR @ La Maroquinerie

In des concerts... on février 19, 2009 at 11:59

Rock – Folk – Pop / 16-24 février 2009

Quatrième édition d’un petit festival hivernal qui ne fait pas de mal, permettant de découvrir en live plusieurs sensations attendues. Décevantes ou convaincantes, voilà quelques impressions pour pouvoir défricher le terrain.

Lundi 16 février (folk)

Lonely Driften Karen : un univers tout en douceur et légèreté pour un trio qui avait la lourde tâche d’envoyer les premières notes de huit jours de festival. Une chanteuse autrichienne pleine de charisme malgré son petit corps frêle, un batteur italien bourré d’humour et un pianiste espagnol possédant un certain bagout… et pourtant on les croirait tout droit sortis de la campagne anglaise… (7,5/10)

Mariée Sioux : Erreur de programmation d’avoir placé Mariée Sioux au milieu d’une soirée qui avait bien commencé. Guitariste seule sur scène qui vous fait un peu trop sentir à chaque morceau qu’elle est de Californie, embarquée dans un trip mystique un peu lourd, tout autant que son corps et son chant peuvent l’être. En première partie ce serait mieux passé (5,5/10)

Emily Jane White : elle a beau être jeune, le chant et les compositions d’Emily Jane White traduisent une grande maturité. Sa voix est claire, maitrisée avec délicatesse. Les Violoncelliste, batteur et pianiste accompagnent très bien Emily et forment l’écrin mettant en valeur toutes les facettes de cette artiste précieuse. (8,5/10)

 

Mercredi 18 février (rock)

O’Death : deux torses nus décorés de tatouages, deux barbus à lunettes habillés comme des bucherons et un violoniste tout droit sorti… de nulle part. On ne donnerait pas cher de leur peau à première vue. Et pourtant, O’Death jongle avec dextérité entre les différentes sonorités  morbides : voix caverneuses et nasillardes, blues country… on peine qu’ils viennent de New York plutôt que du fin fond du Michigan (7/10)

Jim Jones Revue : très attendus (salle comble), les drôles de londoniens ont la réputation de jouer très fort. Pari raté ce soir là car le chanteur n’a plus de voix et les musiciens jouent approximativement… je ne m’attendais pas à mieux, un buzz construit trop vite et reparti aussi sec. (7/10)

 

Jeudi 19 février (pop, folk)

Xavier Plumas : de bons musiciens qui accompagnent un chanteur médiocre et des textes en français ridicules à mourir… kaï kaï, attendons de voir comment les choses évoluent… (3/10)

Dear Reader : après des problèmes techniques qui ne leur étaient pas vraiment imputables, l’ex duo Harris Tweed d’Afrique du Sud s’est mué en trio et livre une folk-pop tout en douceur. La voix de Cherilyn, sucrée et envoutante, nous transporte dans un univers onirique fait d’ours polaires et vilains prétendants qui ne sont plus certains de la trouver jolie (ils ont mal regardé visiblement car elle est à croquer). Piano-guitare-basse-batterie et sampler pour la voix, la simplicité a parfois du bon. Le charme et le romantisme anglais de Jane Austen avec une pointe plus chaude… (8,5/10)

Vetiver : bon, décidemment le chant n’était pas le fort des hommes ce soir là, une musique pas transcendante, un chant rédhibitoire, au revoir… (6,5/10)

 

Dimanche 22 février (pop, electro aérienne)

Women : Ils sont quatre, ils sont canadiens, les homme de Women livre une pop acidulée avec digression noisy. Régulièrement ils chantent faux et curieusement, cela passe très bien. Mi-foutraque, mi-structuré, ceux dont l’album était déjà surprenant ne perdent rien de leur charme sur scène… (7,5/10)

Chairlift : le trio de Chairlift a produit un tube, Bruises, mais à part cela ? L’album sonnait très inégal, le show sur scène est tout autant bancal. Musicalement capable du meilleur (leur dernier titre où la voix claire de Caroline Polachek est livrée sans effets de reverb) comme du pire (certains morceaux ne volent pas plus haut que la musique d’accompagnement de stretching d’une salle de sport), le groupe est également insupportable scéniquement. Effets de chevelure, déhanché totalement en inadéquation avec la rythmique, seul le batteur ne semble pas atteint de nombrilisme… bof bof (6/10)

 

Mardi 24 février (country rock)

Elliott Brood : des canadiens dont on n’avait pas vu venir le troisième album. Enjoués et passionnés par ce qu’ils font, leur musique est tout aussi pleine de vie. Le chanteur est dynamique, son acolyte au banjo est zinzin et le batteur jovial. Oscillant entre country, western spaghetti, rock endiablé et folk épurée, on se dit qu’Elliott Brood n’est décidément pas un nom adapté à ce groupe, bien trop smart pour avoir un nom de bûcheron. (8/10)

War on drugs : eux-aussi ont un nom plutôt disgracieux… Et après Elliott Brood, ils ont beau avoir des trouvailles intéressantes, on n’a plus envie de les écouter…

Un bilan tout à fait honorable pour cette nouvelle édition du festival Alligator à qui l’on souhaite longue vie !

BLACK LIPS @ La Maroquinerie

In des concerts... on février 15, 2009 at 9:51

Rock garage / USA / 14/02/2009

Ce serait donc ça le flower punk ?

Ce serait donc ça le flower punk ?

Après une première partie aussi insupportable qu’inaudible (Ponytail), personne n’était vraiment dans le bain pour réussir à apprécier les Black Lips dans toute leur splendeur ou au contraire, trop lucide pour déceler l’arnaque. 

 

Reprenons tout depuis le début, les Black Lips comme leur nom ne l’indique pas sont tous blancs originaire d’une ville passionnante, Atlanta. Ils se revendiquent de la mouvance « Flower punk », ce qui ne colle pas avec leur légende. Ils ont en effet la réputation de se produire dans des shows où vomissures, urines, feux d’artifices, etc ne sont pas exclus, ce qui est loin de sentir la rose…

Sauf qu’on est à Paris le soir de la Saint-Valentin. Alors, lorsqu’on jette un œil à la ronde, le public est loin d’être équipé pour saloper ses fringues toutes droit sorties du pressing et apprêtées. Le groupe arrive nonchalant et pas spécialement enclin à mettre le bazar. Ils font surtout punk propres sur eux. Au bout de trois titres on peut être certain que ces mecs sont à cent lieues d’être sales : ils souhaitent une joyeuse St Valentin et se pointent avec des roses en chantant Bad Kids

Leur musique n’est rien d’autre que celle d’un groupe de rock garage comme il en existe des centaines. Notons que leur dernier album (Good Bad not Evil) se tournait déjà un peu plus vers des mélodies sucrées. Au final, cela devient très vite usant, sans parler du public faussement énervé plus insupportable qu’un parterre d’adolescents devant les Naast. Je suis probablement passée à côté du spectacle, mais je reste convaincue que les disques restent mieux que les prestations scéniques pour l’instant. Pas de quoi s’en lécher les babines…

Note : 6,5/10

NAIVE NEW BEATERS @ La Maroquinerie

In des concerts... on janvier 24, 2009 at 12:40

Electro- hip-hop / trio français / 22/01/2009

Salle comble pour le jeune trio aussi américain que je suis suédoise. Après avoir découvert ces loustics loufoques pendant les Transmusicales de Rennes, j’avais hâte de découvrir ce que pouvait donner leurs concerts.

Déjantés. Voilà la première impression qu’ils m’avaient donné lors de leur interview… Fringues ringardo-70’s (tricots et paillettes), fond de scène avec des miroirs (« qui nous a coûté une blinde à rapporter des states »), machine à fumée… Sur scène ils sont tout aussi fantasques, mais semblent s’en tenir à ligne de conduite bien définie. Les blagues semblent un peu préparées, les dérapages un peu calculés…

Côté zique, le mélange de l’électro au gros flow hip-hop fait toujours autant recette sur leurs titres phares LA et Bang Bang. Le reste est super dynamique, ultra-dansant, frais… mais pas très original, à vrai dire tous les titres se confondent un peu.

Après 3 rappels (« on vous en fait un 3e car le billet coûtait plus cher que celui pour la Boule Noire ») et deux heures de show, l’euphorie ne retombe pas, on rentre chez soi à reculons. Une excellente soirée, qui équivalait à 2h de sport (pourquoi payer un abonnement à une salle de sport ?), même si une fois la tornade passée, on s’aperçoit que ça n’a rien de fantastique… le principe même d’un bon buzz.

Note : 8/10

 

La Setliste du chanteur et ses antisèches pour les blagues à faire... pas très spontané tout ça !

La Setliste du chanteur et ses antisèches pour les blagues à faire... pas très spontané tout ça !

 

 

TAHITI BOY and the Palmtree family @ La Maroquinerie

In des concerts... on janvier 22, 2009 at 11:49

Pop, folk, rock / groupes français / 20/01/2009

La SetListe du soir, par Syd Matters

La SetListe du soir, par Syd Matters

 

Third Side Records fêtait ses 7 ans d’existence pendant 2 soirs à la Maroquinerie, et pour l’occasion, avait réuni la quasi-intégralité de ses petits protégés. En ce premier soir, me souvenant de la soirée de lancement de l’album de Tahiti Boy and the Palmtree family au Point Ephémère (29 mai 2008), je m’attendais à trouver une salle comble d’ultra-bobo-folkeux parisiens. Eh bien il n’en était rien : salle à demi pleine, public calme mais blasé à la parisienne quand même et groupes sympathiques.


Fugu : c’est « mimi » dirait-on : frais, simple, pas trop mal joué, pas trop mal chanté… mais rien de très original… attendons qu’ils mûrissent.

Flairs : J’étais intriguée par leur titre Better than Prince et voulait les voir sur scène pour juger de la chose. 3 hommes, plus tout jeunes, plutôt doux et tranquilles. Le clavier est marrant et semble prendre beaucoup de plaisir sur scène, le chanteur/guitariste est complètement drogué et s’énerve de ne pas trouver de médiator, le batteur est concentré… Le tout est dansant, amusant, en anglais un peu écorché. J’attends de découvrir l’album !

Tahiti Boy and the Palmtree family : Bon alors la dernière fois, Tahiti Boy et toute sa clique n’avaient pas été exactement à la hauteur de mes espérances. Cette fois, il y eu du travail et ça se sent ! D’abord il y a eu incontestablement des efforts en matière de chant, car Tahiti Boy est bien gentil, a de belles idées, de très chouettes projet mais… chante comme une casserole. Du coup, quand les autres chantent avec lui ou à sa place – notamment lorsque Jonathan de Syd Matters s’y colle sur Who knows ? - c’est vraiment chouette, mais lorsqu’il prend le micro c’est un peu limite… Enfin, on sent les progrès de Tahiti Boy en la matière, même le chanteur de Revolver est audible : Brooklyn ou Not only for the weekend sont de beaux titres à présent. Pour ce qui est des mélodies, c’est toujours aussi bien, grandement influencé par les Beatles (surtout 1973). Quand à l’ambiance, il s’agissait d’un anniversaire donc cotillons, paillettes et colliers de fleurs hawaïennes étaient au rendez-vous, l’ambiance était agréable.

Une belle soirée, on souhaite bonne continuation à Third Side et ses recrues.

Note : 7,5/10

LITTLE JOY @ La Maroquinerie

In des concerts... on janvier 14, 2009 at 11:36

Pop – Folk / USA / 13/01/2009

Voilà des semaines qu’on nous rabat les oreilles avec Little Joy, en nous présentant l’affaire comme le projet solo du batteur des Strokes. Officiellement la formation compte trois membres : Fabrizio Moretti (batteur de The Strokes), Binki Shapiro et Rodrigo Amarante (pilier de Los Hermanos). Mais sur la scène de la Maroquinerie ce soir là, ils sont entre 5 et 8 suivant les titres. Et c’est tant mieux car sinon le groupe ne tiendrait pas la route.

Tout d’abord, corrigeons immédiatement la présentation de Little Joy, il s’agit plutôt d’un nouveau projet de Rodrigo Amarante. Car c’est bien lui qui tient le groupe. Au centre de la scène, il introduit le show par un solo de guitare et chante en Portugais. Il joue bien, il chante d’une voix bossa nova qui fait frissonner l’échine, il impulse le rythme à l’ensemble des musiciens… sans lui, ce serait le grand n’importe quoi.

Car pendant ce temps là que fait Fabrizio Moretti ? Il fait sonner son portable sur scène (et flingue l’acoustique), raconte des connerie inintéressantes et flatte les midinettes du premier rang comme un vulgaire crooner de seconde zone, fume clope sur clope car forcement il doit penser que c’est plus classe et que ça fait rebelle (il aime ponctuer ses phrases de fuck, quelle originalité vraiment !)… Et surtout, il a l’idée saugrenue de jouer de la guitare alors que ce soir là le groupe en compte quatre autres qui sont plus doués que lui !

Quant à Binki Shapiro, on n’a pas besoin de sous-titres pour comprendre qu’elle est là juste parce que c’est la copine de F. Moretti. Elle n’interprète correctement que deux titres, pour le reste, elle n’a pas de voix, pas de souffle et elle est trop occupée à boire des bières (et s’en mettre plein la robe, classe !).

Les musiciens supplémentaires sont notamment les membres de la première partie de l’ensemble de la tournée européenne de Little Joy : The Dead Trees, plutôt mimi, plutôt bons musiciens et heureusement plutôt modestes, ce qui contrecarre l’attitude de gosse pourri gâté de Moretti. L’ensemble est très doux, un peu trop uniforme et vraiment pas novateur… Sur 45 minutes de spectacle, seules les 20 dernières commencent enfin à être intéressantes : Keep me in mind et How to hang a Warhol sentent The Strokes à plein nez, ce qui correspond mieux à Moretti. Le clou du spectacle est surement le rappel désastreux ou Moretti déclare super fier de lui que d’habitude ils ne font pas de rappels, mais que comme on est la meilleure salle qu’ils n’ont jamais vu, ils vont jouer un titre qui ne leur appartient pas car ils n’ont plus rien à jouer. Extrêmement pro et novateur ça…

Donc pas besoin de s’exciter comme des puces à l’idée de voir Little Joy, le projet solo d’Albert Hammond Junior s’en sort mieux. Cependant Little Joy s’écouterait beaucoup mieux s’il n’y avait pas Moretti à trainer comme un boulet… Vivement la reformation et le nouveau disque annoncé pour 2009 des Strokes, que Moretti reprennent sa place derrière une batterie et se taise enfin !

Note : 6,5/10

THE MABUSES +RACHEL UNTHANKS @ La Maroquinerie

In des concerts... on novembre 17, 2008 at 3:39

Pop – Rock – New Wave / Grande Bretagne / 16/11/2008

setlist_themabuses1

Bon ce même soir il y avait une belle soirée électro à La Cigale (Inrocks Festival), mais étant donné que l’organisation des Inrocks laisse toujours beaucoup à désirer (mauvais ingés son, mauvaise organisation…) je préférais ne pas y aller pour ne pas être déçue comme les années précédentes (effroyable show de Lightspeed Champion ou oreilles qui saignent sur Midlake…)

A la place, la Maroquinerie proposait une soirée très british avec un groupe de filles puis un groupe de garçons. Cela faisait des mois que je n’avais pas été seule à un concert, cela a parfois du bon car on se concentre deux fois mieux sur la musique…

Rachel Unthanks (and the Winterset), jeune fille du nord-est de l’Angleterre, chantait sur scène accompagnée de sa sœur (elle l’a annoncé au bout de 3 titres mais on avait compris tant elles se ressemblent) et de deux autres femmes au piano et à l’accordéon / au violon. Elles interprétaient des chants traditionnels de leur région et d’Ecosse. Des voix claires, des canons parfaitement maîtrisés, un piano mélancolique et un violon entraînant… en fait cela ressemblait souvent à des chants irlandais. Les deux sœurs ont même dansé une sorte de claquettes traditionnelles (avec des semelles en bois) sur Blue’s Gaen Oot othe fashion. Une première partie très appropriée à un début de soirée de fin de week-end.

The Mabuses est un groupe peu conventionnel. D’abord il s’agit du 3e album du groupe sauf que le second opus est sorti il y a… 15 ans ! Donc même si j’avais une excellente mémoire, j’aurai du mal, vu mon âge, à déterminer si, comme moult anciens groupes faisant leur come-back, ils ont bien fait de revenir ou non.

L’ensemble était parfaitement maîtrisé : une batterie jazz-rock sur un tapis zébré, un clavier agile, deux basses, une guitare et un Ukulélé… Bon, on va s’ennuyer si tout est trop carré… Mais c’est là que se réveille le talent de Kim Fahy, leader du groupe. Leurs titres rappellent autant les Beatles (époque White Album) par leurs mélodies que les Monthy Python par leurs paroles. Sur scène on sent que l’équipe se connaît très bien, ils font des blagues entre eux, ils dansent, ils s’envoient des coups de pieds aux fesses (si si, tout en jouant). Les ruptures de rythmes ou les fins expéditives des morceaux participent  également de cette impression de Joyeux Bazar au pays d’Alice au Pays des Merveilles… rien ne laisse entrevoir qu’ils ont vieilli…

Rien sauf lorsque le pianiste à la longue barbe noire et au béret anarchiste met ses lunettes pour relire les partitions :-)  . A mon avis ils n’ont rien perdu de leur âme d’enfant et ont bien fait de revenir sur scène ! Ci-joint la set-liste.

Une excellente soirée pour un dimanche où l’on sait que nous attend une masse de travail le lendemain. Note : 8/10

BILAN MUSICAL 2007

In Ce que j'écoute on janvier 15, 2008 at 10:30

Bon allez, j’ai mis un peu de temps à me motiver pour le rédiger, 
mais voici mon bilan musical pour 2007.
Au menu : meilleurs albums, jolies pochettes et chouettes concerts… 
Cela n’engage que moi bien entendu et puis je n’ai pas tout écouté, 
tout vu, tout lu… Il y a des différences de niveau et de maîtrise, 
pas d’ingéniosité.
Ce sont donc les albums que j’emporterai de 2007 si j’avais à m’exiler
sur une île déserte. Ils sont à peu près classés par ordre de 
préférence…
Parlant de classement, le plus chouette apport des années 2000 reste 
l’éclatement de ces classifications rigides et contraignantes : 
le mélange est à l’honneur, pour le bonheur des zoreilles. J’ai donc 
classé comme bon me semblait :-) .



I. ALBUMS



20 Pop, rock, et assimilés : Bon, c’est mon domaine de prédilection 
alors forcément il y en a plus qu’ailleurs… l’année a commencé 
très fort, elle n’a pas aussi bien terminé. En choisir seulement 20 
m’a demandé des efforts de concentration, j’en ai réécouté quelques-uns pour les départager…


  • !!!Myth takes
(tout le monde les attendait au tournant, le virage est réussi !)

  • Of MontrealHissing Fauna, are you the Destroyer ?
(perle du borderline psyché depuis 10 ans, lorsque la dépression 
nerveuse sentimentale devient un jeu …)

  • KlaxonsMyths of the near future
(un album, un style, un coup de jeune !)

  • RatatatClassics
(oui il y a d’excellentes choses provenant d’Amérique… 
Brooklyn évidemment)
  • Ez3kielthe Naphtaline Songs
(l’avenir du cd est compromis ? Pas sûr… achetez l’album, 
vous comprendrez de quoi je parle…)

  • The NationalBoxer
(offert par ma grand-mère :-) , album de bien meilleure qualité 
que n’importe quel sous-vêtement…)

  • Los ChicrosSour sick soul
(Les mecs Too cool for school sont toujours aussi bons…sur bande 
uniquement)

  • La Maison TellierSecond Souffle
(oui oui oui j’aime ces cowboys français, non non non ça ne fiche 
pas le cafard ! De très belles interventions de The Elektrocution 
et Lippie)

  • M.I.AKala
(mélange explosif venu de la Grande-Bretagne indienne)

  • Menomena – Friend and foe
  • Acoustic LadylandSkinny Grin
(bon oui c’est 2006 normalement, mais je les avais loupés, ils 
méritent mieux que ce qu’on leur offre actuellement…)

  • Band of HorsesCease to begin

  • Battles - Mirored
(oui le post-rock a sa place dans ce classement)

  • Fiery FurnacesWidow city
(pari réussi pour le frère et la soeur… New York touch)

  • The NoisettesWhat’s the time Mr Wolf
(la voix et l’énergie…)

  • VoxtrotVoxtrot
  • Hey Gravity Risen
(lorsqu’on a pas de Yeah Yeah Yeahs sous la main…)

  • CaribouAndorra
(vive les maths)
  • FeistThe_reminder
  • TunngGood Arrows
(spéciale dédicace maman :-) )


 

5 Electro : non ça ne fait pas beaucoup, oui j’ai peut-être été 
un peu radicale…



  • TurziA 
(Record makers a toujours des bijoux…)

  • ApparatWalls
  • Simian Mobile DiscoAttack decay sustain release
(they really deserve it)

  • DigitalismIdealism
  • Justice – †
(j’ai hésité pour celui là, mais après tout…)



Mais aussi (funk, hip-hop, rap, world…): 6 supplémentaires pour 
le plaisir.


  • Chin Chin Chin Chin

  • Cinematic OrchestraMa fleur

  • Mark RonsonVersion

  • Wax TailorHope and Sorrow

  • Amy WinehouseBack to black

  • Tumi and the Volume -
Tumi and the Volume 

 

II. POCHETTES



5 Mention spéciale pochettes d’albums : un album à la belle pochette 
ne peut pas être complètemement mauvais…


  • Cinematic OrchestraMa fleur

  • Chin ChinChin Chin
  • Of MontrealHissing Fauna, are you the destroyer ?

  • So So Modern Friendly Fires

  • TurziA


 

II. CONCERTS

Toute ma reconnaissance, mon estime et ma gratitude vont aux employés 
des salles, des labels, des managers et des tourneurs qui me permettent 
d’entrer souvent gratuitement.
Un concert dépend de trop de conditions pour qu’on puisse le juger 
impartialement. C’est une opération à double tranchant pour les groupes 
qui doivent composer avec nombre d’aléas personnels, mais aussi indépendants
 d’eux-mêmes (techniques, sanitaires, climatiques, psychologiques…). 
On perd rarement le goût de l’album si la prestation scénique est mauvaise, 
on peut en revanche facilement être surpris par la qualité d’un spectacle 
et avoir envie de réécouter l’album…



  • Sammy Decoster @ EMB – Sannois, janvier 2007
Sammy Decoster ça a d’abord un visage d’angelot sur du papier glacé, 
ça a ensuite été une très belle surprise sur scène. Touchant par sa spontanéité 
et sa qualité, petit homme fébrile accroché à sa guitare. 
Ca a surtout été la découverte d’une des plus belles salles d’Ile de France, 
tant par la qualité de sa programmation que par l’accoustique proposée 
ou la gentillesse de ses habitués. 
Non, toute la musique n’est pas à Paris… 
à 20 minutes de transilien, il y a bien mieux.


  • Guillemots @ La Maroquinerie, février 2007
Après les avoir vu 3 fois en 2006, je plonge à nouveau avec délice dans les 
volutes sonores du plus cosmopolites des groupes de pop. 
Avec Antoine et Déborah, notre trio infernal est au complet, le délire peut 
commencer.
Et quelle joie de voir apparaître un Fyfe Dangerfield sapé en damiers assortis à 
son clavier, interprêtant ses dernières créations avec un tournant résolument
électro-rock…


  • Acoustic Ladyland @ Nouveau Casino février 2007
Salle un peu vide, personne n’est venu voir ces anglais, qui interprêtent 
un jazz-punk épuré et impeccable. Première véritable discussion avec Benoît, 
un Maume génial sous bien des coutures…


  • The Do @ La Maroquinerie, avril 2007 
Ah Ah, alors pour une fois, je venais pour la première partie de trois groupe. 
Retrouvailles avec un autre fan de la première heure, Skalap, 
et dès le premier titre, nous sommes certains de ne pas nous être trompés. 
Ce sera LE groupe de 2007. La suite m’a prouvé que oui, et j’ai été les écouter 
à cinq reprises avec toujours autant de plaisir : casseroles, guitares, bruitages 
divers, et une voix qui vous laisse muet… 
Le même soir la tête d’affiche était Pop Levi, reconverti de l’electro, 
maquillage noir, vêtement psychés impression vitrail… Un show réussi mais 
finalement presque conventionnel à côté de Dan, Olivia et Jérémie…
  • !!! @ Bataclan, avril 2007
Bataclan, 800 personnes, la jauge limite pour réussir à apprécier le spectacle. 
Nous sommes venus, nous les avons vus, ils nous ont vaincu…
Alchimie parfaite, sur scène et dans la salle. Même Antoine se met à danser :-) .


  • Terry Poison @ Paris Paris, mai 2007
Jamais je n’ai vu des minettes plus droguées qu’elles, capables d’assurer leur 
spectacle sans faux pas. Elles commencent vers 2h (deux heures de retard), 
euphorie générale, les coincés du PP se laissent aller…


  • Architecture In Helsinki @ La Flèche d’Or, mai 2007
Une file d’attente de plus de 30 mètres pour un des premiers concerts parrainé 
par Motorola (les télécoms, avenir de la subvention culturelle ?), 
alors que presque personne ne sait qui ils sont. Recroquevillée et pressée 
comme une sardine, j’écoute et me délecte. Comme en boîte (de conserve), 
la foule oscille lentement pendant plus d’une heure en regardant, médusée, 
la troupe australienne déjantée se jouer de ses nombreux instruments.


  • Art Brut @ Maison de RadioFrance, juin 2007
Comment oublier ce concert en petit comité, à l’occasion de la sortie du second 
et tout aussi bien réussi album de ces anglais complètement allumés ?
Comment oublier ce chanteur en vieux jacquard rouge Lacoste et chaussettes 
sur la moquette ?
Comment ne pas aimer avoir une anti rock-star à genoux devant soi ?
J’étais avec Déborah, qui exultait autant que moi, je soutenais mon mémoire 
le lendemain…


  • Chin Chin @ La Maroquinerie, octobre 2007
A force de les rater, j’ai fini par les attraper. Impeccables sur toute la ligne, 
un spectacle magnifique d’une heure et demi, ambiance survoltée, chaises musicales, 
hystérie pour du funk… ça fait un bien fou !


  • So So Modern @ BBMIX (Boulogne-Billancourt), octobre 2007 
Attention tornade ! Ils viennent de Nouvelle-Zélande, sont habillés en pandas, 
dansent divinement bien, et réussissent le pari de faire lever et danser un public 
engoncé dans des fauteuils de conservatoire. A suivre…


  • La Maison Tellier @ Le Zêbre de Belleville, novembre 2007
Lorqu’on plonge dans l’univers de 5 normands, plus que touchants, on en oublie que 
le temps passe… vite. Presque deux heures de show, de la folk mélancolique et épurée 
aux reprises rock. Ils font honneur à leur nom. After au Wepler après une épopée 
rocambolesque dans le gros camion blanc…


  • Metronomy @ Transmusicales (Rennes), décembre 2007
Lorsqu’on vient écouter Simian Mobile Disco et Dan Deacon, on découvre plus original… 
Metronomy s’active sur scène avec une rigueur implacable, actionnant leurs petits coeurs 
roses… heartbreakers !




 

Nouveaux albums attendus et/ou reconnaissances pour 2008


  • Rien (Radio Campus !!!!!!)

  • The Do (on peut déjà l’inscrire au Best of 2008)
  • Sébastien Tellier (tiens tiens encore Record Makers…)
  • Metronomy
  • Foreign Beggars

  • Jamie Liddle

  • Hindi Zahra (she really deserves it)

  • Apple Jelly

  • Fortune (oui Abstrakt Keal Agram c’est terminé, un meilleur accueil pour 
Fortune svp, on se concentre et on écoute sans à-priori, merci !)

  • Adam Kesher

  • Pokett