Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord

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BILAN MUSICAL 2008

In Ce que j'écoute on décembre 31, 2008 at 11:16

Chaque année c’est la même chose, on regarde la liste des albums écoutés, des concerts vus, des chroniques écrites ou lues… et on se dit que c’est débile de vouloir établir un classement des meilleurs albums de l’année. Et pourtant on ne peut pas s’en empêcher, on recommence…

Alors voilà mes impressions concernant les disques et concerts qui ont été infligés à mes oreilles pendant un an. L’année derrière j’ai décerné trop de médailles, alors cette fois je suis un peu plus stricte. Il n’y aura pas de Top 10, mais 10 coups de cœur, et bien entendu je vais vous expliquer pourquoi.

N.B : Occasion ici est donnée comme chaque année de remercier tous les professionnels de la musique qui me font l’honneur et la faveur de me laisser entrer dans leurs salles et /ou écouter leurs albums. A ceux qui me font aussi confiance pour la personne que je suis. Merci.

MON TOP DISQUES

Metronomy – Nights Out (Because) : mon coup de cœur des Transmusicales 2007. L’album a atterri dans mes mains en mars mais n’est sorti qu’en août. Du talent sur scène, du talent sur disque, un condensé de tubes, trois anglais nonchalants (cf. interview) qui ne se prennent pas au sérieux sauf lorsqu’il s’agit de jouer correctement.

Syd Matters – Gost days (Because) : et dire que j’ai failli les oublier dans mon palmarès ! Lorsqu’on parle de groupe parisien, selon moi cela devrait ressembler à la magnifique folk pop-rock épurée et mélancolique de Jonathan Morali.

Noah and the WhalePeaceful the world lays me down (Young and lost club Records) : la pépite, découverte inattendue au cœur de l’hiver froid et pluvieux de Paris. Sorti en août, estampillé « Pépite » par moi-même trois mois plus tard.

Of Montreal Skeletal Lamping (Polyvinyl) : novateur, on quitte la pop sixties et ses cœurs mielleux pour un panaché d’influence plus contemporaines. Paradoxalement c’est surtout un retour aux sources des premiers albums, on approche la perfection, que va t’il inventer la prochaine fois ?

The Do A mouthful (Cinq 7) : The Do, je les suivais depuis un an lorsque leur album a enfin vu le jour en janvier. Eclectique, drôle et poignant, un premier album de grande qualité qui a connu le succès qu’il méritait (prédit dès mars 2007).

Mgmt – Oracular Spectacular (Columbia) : Brooklyn produit chaque année son lot de jeunes talents. Un EP en 2006 nous avait mis l’eau à la bouche, deux ans plus tard le charme de Mgmt a opéré comme il se doit (sur disque, la scène appelle encore à quelques progrès).

Vampire WeekendVampire Weekend (XL Recordings) : un nom digne d’un film de la Nouvelle Vague, des sonorités largement empruntées à l’afro-beat… Brooklyn a encore frappé et fort. Est-ce en partie grâce à cette mode de la musique sud-africaine qu’un Obama pourra être élu Président des Etats-Unis quelques mois plus tard ?

Hot ChipMade in the Dark (EMI) : Quand l’électro réconcilie nerds coincés et accros du dancefllor… c’est peut-être fait dans le noir, mais c’est loin d’être réalisé à tâtons !

Grampall Jookabox Ropechain (Asthmatic Kitty records) : voilà la découverte qu’on a vu venir de nulle part ! Lorsqu’on passe son temps à écouter des disques et qu’on trouve quelque chose qui ne ressemble à rien de ce qui se fait en ce moment, on exulte. C’est le cas avec David Adamson qui nous entraine dans son univers fantastique et paranormal. Enregistré en une semaine, cet opus est un peu abrupt au départ, mais après quelques écoutes c’est de la poudreuse…

The NotwistThe Devil, You + Me (Coopérative Music) : ils sont allemands et ils ne font pas de l’electro. On a attendu la sortie de la sixième perle pendant cinq ans, et on n’est pas déçus, non, tout simplement subjugués par la complexité des arrangements, la pureté des lignes des voix, la beauté de l’objet. Un sans faute !

Mentions spéciales (car il fallait se limiter à 10 mais j’en aurais bien mis plus)

Sébastien Tellier Sexuality (Record Makers) : J’aimais l’album avant l’Eurovision rassurez-vous. Sébastien Tellier fait des albums concepts, il s’est attaqué à l’électro cette année et tout le monde attendait une bombe du dancefloor. Que neni, du retro-ringard à souhait, qui est jouissif lorsqu’on le prend au 3e ou 4e degré, pari réussi pour Sexuality !

TV on the Radio Dear Science (Interscope) : bon, j’aurais pu le mettre dans mon classement, mais j’ai découvert Grampall Jookabox entre-temps. J’ai raté leur concert (sans quoi ils m’auraient conquis).

Ez3kielBattlefield (Jarring Effects) : Roméo et Juliette version électro-rock et jeu vidéo ? vous avez frappé à la bonne porte ! Après le délicieux et suave Naphtaline, Ez3kiel reprend les armes et attaque fort. En concet c’est encore plus impressionnant.

SubtleExiting Arm (Lex) : troisième opus d’un sextet bien rodé, toujours aussi complexe et original.

Calvin Harris – I Created Disco (Cinq 7) : Parce qu’il est jeune et prometteur, parce qu’il a mon âge et fait de la musique qui s’adresse à ma génération… Un premier album qui tire souvent sur les mêmes ficelles mais terriblement efficace.

MON TOP CONCERTS

Janvier : La Caution et Beat torrent @ Nouveau Casino

Afin de fêter comme il se doit ses 10 ans d’existence et d’indépendance, Radio Campus Paris avait concocté deux soirées de qualité. Moi pour qui le rap et le hip-hop ne sont pas une prédilection, j’ai été subjuguée par La Caution (qui n’avait pas joué depuis deux ans à Paris). Beat Torrent a commencé à jouer au moment où je quittais la salle, du coup je suis restée deux heures de plus, tant leur travail est minutieux, de quoi faire pâlir 2 Many Djs.

Février : Syd Matters @ Café de la Danse

Qui n’a jamais écouté les disques de Syd Matters loupe quelque chose. Qui n’a jamais vu Syd Matters sur scène ferait bien d’y remédier. Poésie, magie, délicatesse des accords, une voix à vous faire pleurer les saules. J’ai vu 5 fois le spectacle en quelques mois, 5 spectacles différents.

Mars : Menomena @ Point Ephémère

Je ne pensais pas être aussi agréablement surprise par Menomena. Je pensais que tout était dans le disque. Eh bien une fois de plus, seuls les imbéciles ne changent pas d’avis. Une énergie à couper le souffle, un batteur un peu fou, un spectacle bien rodé… rien à ajouter.

Avril : Sébastien Tellier @ La Cigale

En février, je m’entretenais avec Sébastien Tellier et assistais au premier concert de son nouvel album d’électro-seventies ringarde. Les basses me rentraient dans le ventre, mon cœur faisait des bonds, Sébastien était trop stressé et le public était venu par curiosité plus que par intérêt pour que la soirée soit réussie.

Deux mois plus tard, on retrouve une salle de la Cigale comble et un show sans fautes. Sébastien est dans son élément, raconte 200 bêtises à la seconde, le son est bon (ce qui est plus que rare à la Cigale). S. Tellier se déhanche, masturbe son micro en plexiglas, se vautre sur le piano… On retrouve tout le second degré (voire deuxième, voire troisième) qu’il faut adopter pour adorer cet artiste.

Mai : Of Montreal @ Point Ephémère

Concert surprise un jour férié. En ce jour d’arrêt d’un des plus grands massacres du XXe siècle, Of Montreal déclenche les hostilités, partant à l’attaque d’une salle réceptive et survoltée. Mimes et acrobates, ballons, canons à confettis, Vj-ing déjanté, costumes foutraques (Kevin était torse nu, vêtu d’un short et d’un collant en lycra et des santiags bleu-turquoise ; Brian avait une djellaba…). Le spectacle est impeccable, la musique est géniale. A la sortie, rendez-vous est pris pour leur venue en octobre pour leur neuvième album, ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde (interview +spectacle à l’Elysée Montmartre), comme quoi ça sert les filtres audio !

Juin : Camille et I’m From Barcelona @ Le Rock dans tous ses Etats – Evreux

Je n’avais pas aimé le nouveau disque de Camille, je n’attendais donc rien de son spectacle. Aucun instrument mais un orchestre humain, une petite puce à l’énergie débordante et bourrée d’humour. Ca groove, le son est nickel, c’est mon coup de cœur spectacle de l’année.

Pour fêter ses dix ans d’existence, le RDTSE s’est offert une surprise party animée par I’m From Barcelona : ballons, chorales, musiques qui swingue, joyeux anniversaire le Rock !

Juillet : The Do et Iggy and the Stooges @ Garden Nef Party – Angoulême

Hasard (ou manque d’imagination) des programmations, après avoir vu The Do pendant tout 2007 dans des petites salles pour des spectacles toujours géniaux, j’ai assisté aux concerts de The Do sur plusieurs festivals  bondés (Evreux, Arras) pour des shows ultra-décevants. Reprise en main au splendide festival d’Angoulême. Le site est magnifique, les efforts en matière de préservation de l’environnement sont aboutis (gobelets consignés, toilettes sèches, nourriture et boissons bio, recyclage poussé des déchets), le soleil brille… et Olivia et Dan semblent soudain à nouveau heureux de jouer.

Sans Iggy Pop, the Stooges ne seraient rien : leur musique n’est pas fantastique, ils n’ont rien d’original dans leur jeu de scène et ils ne sont pas beaux. Iggy Pop lui, malgré son âge qui le rattrape doucement mais surement, est en pleine forme. Il se déhanche, grimpe sur les baffles, réaffirme sa joie d’être sur scène et assure un spectacle irréprochable.

Septembre : Turzi + Zombie Zombie @ Point Ephémère

Soirée Kraut-rock ! Programmés ici dans le cadre du festival Jazz à la Villette, les deux Zombies ont eu la magnifique idée d’intégrer des lignes de saxophone dans leur électro-batterie. Les titres en association de Turzi et Zombie Zombie était également bien trouvés. Enfin Turzi, le prodige qui a bien fait de ne pas attendre que les français reconnaissent son talent pour l’imposer au reste du monde, nous livre un mélange de A et B. La suite, la suite !

Novembre : Phoebe Killdeer @ Café de la Danse

Elle est belle, elle a du chien, elle est enceinte et une pêche d’enfer. Spectacle sans faute, on est sous le charme en quelques minutes. Quelle bonne idée d’avoir abandonné Nouvelle Vague !

Novembre : Poni Hoax @ EMB-Sannois

Honte à ceux qui n’ont pas daigné bouger leurs carcasses pour assister à un show déjanté, bourré d’humour et d’une qualité qui fait plaisir. On assiste à Poni Hoax et on reprend espoir dans les groupes français.

Décembre : GaBLé @ Ubu – Transmusicales – Rennes

Parce que je n’avais pas vu venir le buzz, parce que je n’avais écouté le disque avant, parce que ces trois jeunes là sont charmants et drôles, tout simplement parce que leur musique est éclectique, électronique et émérite.

MON TOP POCHETTES (un album bien décoré ne peut jamais être foncièrement mauvais)

John et Jehn : deux albums de cinq titres chacun, un garçon et une fille habilement dessinés par le tatoueur de John, le tout en noir et blanc. C’est beau, c’est classe, c’est rock n’ roll. J’aurais juste préféré qu’ils s’appellent Jehn et John, gentleman touch oblige…

Of Montreal : Le frère et la femme de Kevin Barnes réalisent toujours les graphismes des univers barrés d’Of Montreal. Cette fois, on pouvait même choisir entre plusieurs artifices supplémentaires (un lampion chinois par exemple).

Noah and the Whale : coloriage d’enfant, c’est coloré, c’est charmant comme leur album

The Notwist : regardez, ouvrez et délectez-vous de ce livret.

Pop Levi : un Pop en kimono rouge rehaussé d’or sur un fond noir, ombre et lumière splendide.

The Spinto Band : collage et bricolage sur kraft, simple comme leur musique.


Bilan des courses : j’ai été certes trop généreuse l’année dernière dans mon Bilan 2007, cependant le cru 2008 des disques est quand même moins extraordinaire que les années précédentes… ce n’est pas le cas des concerts, qui eux restent au top et se multiplient tant qu’il devient difficile de tout suivre

Mes attentes 2009 (to be continued…)

  • Le retour aux sources hip-hop d’Oxmo Puccino et ses Jazzbastards
  • Tucumcari de Sammy Decoster
  • B, la suite de A par Turzi
  • Le premier album des Naive New Beaters (Cinq 7)
  • La reconnaissance et le triomphe mérité pour Arch Woodman

METRONOMY – au QG Because – 9 avril 2008

In Papotages... on novembre 14, 2008 at 10:41

Mercredi 9 avril 2008, midi pilepoil, un rayon de soleil perce timidement.

 

Oscar Cash, Joseph Mount et Stebbing

Oscar Cash, Joseph Mount et Gabriel Stebbing

J’ai rendez-vous dans les locaux de Because Music avec Metronomy, le trio anglais dont le carton à venir ne fait pas l’ombre d’un doute. Parquets en chêne, triple moulures, belle hauteur sous plafond, jardin à la française… Joseph Mount, Oscar Cash et Gabriel Stebbing sirotent un café, de l’eau, et du lait, et regrettent de ne pas être encore des stars pour s’octroyer le droit de fumer sans devoir sortir. Sous les maquettes grandeur nature de James Deano et son père le commissaire, ils se lovent paresseusement dans de vieux canapés en cuir.

 

Soudain My heart rate (un peu trop) Rapid lorsque je me trouve seule avec eux, interview chic et cosy avec les mecs les plus cools de Paris ce mercredi.

 

Mauve : Salut Metronomy, ravie de vous rencontrer, Je m’appelle Mauve et je travaille pour la R.A.D.I.O. J’ai encore du mal à croire que je vous ai tous les trois pour moi toute seule !

Joseph Mount, Gabriel Stebbing, Oscar Cash : Hello Mauve ! Oh mon dieu c’est elle Radio Ladio !

M. : Bon donc j’ai quelques questions à vous poser. Peut-être que je vais commencer avec toi  Joseph Mount…

Tous : (rires) ouais !

M. : …parce que tu as écris et composé tous les titres du premier album, après tu as fait des remixes de plusieurs tubes d’autres groupes comme Architecture and Helsinki, ou Sébastien Tellier (J.M. : Oui) ou… je ne sais pas, Kate Nash !

Joseph M. : (rires)… ouais !

M. : …et pour ce nouvel album, c’est encore toi qui a composé toutes les pistes. Pourtant tu n’es pas seul, vous êtes 3 avec Oscar Cash et Gabriel Stebbing, donc tu dirais qu’il y a 2 Metronomy ?

Joseph M. : Il y a 3 Metronomy ahah… Hum, non il y a 2 facettes de Metronomy mais Metronomy c’est nous 3 maintenant : c’est moi pour les trucs de studio et nous 3 pour les trucs en live, ils peuvent m’aider !

M. : Donc vous êtes un groupe ?

Joseph M. : Oui nous sommes un groupe maintenant.

M . : Bien… donc votre second album Nights Out, ça ne parle que de vie nocturne ?

Joseph M. : Oui (rire), non vraiment, lorsque j’ai commencé à l’écrire, c’était vraiment à propos de la vie la nuit. Mais après j’ai ajouté des compos parlant de crash en voiture (rire) !

M. : Ouais, c’est l’ode du « vas-y danse toute la nuit et crashe-toi au petit matin » !

Joseph M. : Elle s’est crashée, pas moi (rires) !

M. : C’est pas une vision très optimiste de la vie nocturne quand même…

 Joseph M. : Si, c’est optimiste de dire que je pourrai rencontrer une fille (rires) et elle pourrait essayer et…

M. : (rire) se crasher ?

Joseph M. : …et se crasher (éclat de rire). Bon d’accord ce n’est pas très joyeux, mais je crois qu’un album joyeux pour Metronomy aurait été vraiment trop facile (rires de tous).

M. : Exactement, vous vous ennuyez sur le dancefloor mais votre album va faire un tabac sur le dancefloor !

Tous : (rires) exactement, voilà c’est exactement ça ! Vous allez écouter ça et apprendre de vos erreurs !

M. : …et on ne se crashera pas sur l’autoroute à la sortie !

Tous : (rires) C’est une sorte d’album de sécurité !

Gros éclats de rires, tout bien considéré on se marrait beaucoup, peut-être qu’ils n’avaient pas que du lait dans leurs verres…

M. : Sur ce nouvel album, il y a pas mal de nouveautés, notamment le fait que vous chantez beaucoup plus, est-ce parce que vous étiez trop timides auparavant ?

Joseph M. : Je pense que oui. Quand j’ai écris le premier album, j’étais en train de faire d’autres choses en même temps, j’essayais de chanter des trucs mais j’imaginais trop ce que les commentaires que les gens feraient. Et après quand on a commencé à jouer en live, on a commencé à chanter Radio Ladio et je crois que depuis qu’on chante tous les trois, ça nous a donné confiance.

M. : C’est aussi pour ça que vous avez des danseuses et des chorégraphies, pour vous donner confiance ?

Joseph M. : Oui oui exactement

M. : Une des mes chansons préférées est My heart rate rapid, vous pouvez m’en dire plus à propos de ce titre ? Parce que Because m’a donné une énorme bio mais il n’y a rien sur cette chanson !

Joseph M. : Ouh là en effet ! (rires) Mais en fait y’a pas grand chose à dire sur ce titre, il n’y a pas de paroles hormis le refrain (Oscar Cash : c’est un titre pour danser…) Oui c’est plutôt un titre dansant, j’ai lu que quelqu’un pense que c’est une bande son pour film de science fiction, genre rencontre du passé et du futur… (Mauve : Vraiment ?) ahahah c’est barge…

M. : Bon parlons de clips vidéos maintenant, ils sont barrés mais vraiment bons selon moi… et d’ailleurs c’est pour vous que je portais ces collants (vert turquoise ndr), je croyais que vous seriez habillés de couleurs mais vous êtes tous en noir ! (éclats de rires, tous : beau boulot ! oh c’est trop chou ! merci et pardon, on se fringue jamais comme il faut !) Vous voulez rendre vos clips les plus kitsh possible ?

Joseph M. : Pour Radio Ladio ce n’était pas notre intention, mais nous avons suivi les instructions du réalisateur du clip. On était vraiment crevés ! Quand on tournait le clip on ne comprenait plus trop ce qui se passait ! (crise de fou rire de Gabriel Stebbing) On faisait une pause dans une tournée très longue, donc on était un peu naze toute la journée (rire). Et ensuite on a réalisé qu’on avait tourné un truc avec une explosion de couleurs et super kitsh… Mais ça a marché au final, c’est bon.

Oscar Cash : Et après, on était tellement traumatisé par Radio Ladio que pour My Heart Rate Rapid on a décidé de ne pas apparaître dans le clip ! (rires de tous) Donc ça a été tourné à Vancouver, au Canada, de l’autre côté de la planète, le plus loin possible de nous, mais j’aime le fait que ce soit bizarre. Radio Ladio a des milliers de vues sur Youtube. On a des proportions égales de gens détestant le clip et l’adorant. Et je pense qu’il n’y aurait pas autant de gens à le regarder si ce n’était pas si bizarre et marginal. (rires)

M. : Comment vous viennent les idées, les sujets de vos albums ? Est-ce au hasard ?

Joseph M. : Oui, je crois que cela provient beaucoup des concerts, l’année dernière on a beaucoup joué toute la nuit dans des boîtes ou des clubs. L’idée c’est que quand je sors je passe du bon temps.

Oscar Cash : Et quand on joue à 2 heures du mat’ ou 3 heures du matin, que tout le monde a des têtes de déterrés et tu dois jouer. A la Fabric de Londres (rires) on a joué plusieurs fois. La première fois c’était « Wow, tout le monde devient barjo » et lorsqu’on a arrêté la musique, tout le monde a continué de danser (rires) et on s’est aperçu que personne ne se souciait de nous ou de notre musique ! C’était juste du bruit ! Comme une vache qui meugle tu vois… Ensuite on a fait un tour dans le club, il n’y avait que toutes ces boissons très chères, et tu vois…

Joseph M. : Oui et le fait qu’on essayait de faire de la musique dans un endroit surpeuplé, où les gens ne savaient pas faire la différence entre les instruments – car on a un saxophone, un clavier ou ce genre de choses ça a beaucoup joué sur les thèmes. Mais sinon non, c’est plutôt au hasard…

M. : Dernière question classique, pourriez-vous me citer vos trois albums favoris de ces six derniers mois ?

Tous : Le premier c’est définitivement Mgmt, il est vraiment bon cet album. C’est difficile heu… c’est trois albums chacun ou à nous trois ? (rires) Ah oui, Mystery Jets, c’est très pop, de la pop mélodique, mais je crois que ça a dépassé les six derniers mois (rires). Moi je n’ai pas écouté d’albums… (M : Vous avez écouté Hercule and Love Affair ?) oui c’est pas mal… Ou si, Vampire Weekend… enfin non je ne peux pas dire ça car je n’ai pas acheté ce disque (rires)… Je n’aimerais pas l’acheter d’ailleurs !

 

On arrête là, les british m’expliquent qu’ils ont faim et comptent profiter de leur passage en France pour se nourrir correctement, ils me claquent la bise et me raccompagnent par le beau jardin. Yop yop, remballage, je file à la maison, écoute les bandes en croisant les doigts pour bien comprendre leurs accents, presque Ecossais parfois, et écoute Mystery Jets la tête encore un peu ailleurs…

METRONOMY +MINITEL ROSE @ Espace SFR

In des concerts... on octobre 9, 2008 at 8:20

Electro-rock / Grande Bretagne / 08/10/2008

Grâce à une attachée de presse dévouée, j’ai été invitée sans même l’avoir demandé au concert d’un de mes groupes préférés depuis un an, Metronomy (cf. chronique de Nights Out), trio anglais de talent (Joseph Mount, Oscar Cash et Gabriel Stebbing).

D’abord un mot sur cette salle de spectacle qui n’en est pas une. L’espace SFR est une boutique derrière la Madeleine, entre Hédiard et Fauchon, destiné à customiser votre téléphone portable afin de rendre unique une des objets les plus banal au monde. Pour l’occasion, vous pouviez faire graver les noms des groupes sur la coque de votre fidèle cellulaire. De l’inutile et du factice en somme…

Possibilité de manger et de boire alors que l’endroit ne possède pas de licence de débit de boisson, entrée gratuite et concert retransmis sur Internet, matériel sono flambant neuf et de qualité… de quoi essayer de couler toujours un peu plus les salles de concerts indépendantes.

Nous arrivons pendant le set de Minitel Rose. Pas grand chose à dire sur le sujet : boucles répétitives et peu originales, chant correct mais jeu de scène à revoir, mais surtout l’impression désagréable d’entendre le même titre décliné une dizaine de fois. C’est dansant, le nom un peu provoc’ était bien trouvé mais malheureusement la qualité ne suit pas… Pas grave, on n’était pas venu pour eux de toutes manières !

Une vingtaine de minutes plus tard, voilà les trois zozos que j’avais le plaisir d’avoir pour moi seule durant 20 minutes en interview quelques mois auparavant. Sex-symbols ? Non pas vraiment, on le comprend immédiatement, ces mecs font de la musique plutôt que du marketing et du dragage de minettes : chaussures bateau, pull tricoté par mamie (pas avec le poussin mais les torsades vous savez), veste de survêtement fluo des années 80. La classe de nerds fraîchement arrachés à leur ordinateur en somme.

Parce que de la bonne musique, ça oui, ils savent faire. De ce trio transparaît une forte complicité, ils jouent dans tous les sens du terme : clavier, guitare, basse, saxophone… On ne peut leur reprocher qu’une boîte à rythme qui mériterait d’être remplacée par une batterie. Peut-être cela vient-il du fait que Joseph Mount a composé entièrement seul les deux premiers albums de ce groupe, mais il m’a promis que ça allait changer.

Les trois britanniques ont enchaîné tubes sur tubes et ne se sont pas découragés devant un parterre de parisiens blasés (ou trop honteux de ne pas savoir danser). Lors du rappel, ils jouent deux titres de leur premier album, enchaînant différentes poses et chorégraphies de poitrine (je m’explique : ils portent pour chacun de leurs concerts des tee-shirts sur lesquels sont fixés des lampes qu’ils allument et éteignent tout au long de successions de poses figées).

Une excellente soirée, au delà de mes espérances, dont on ne peux que regretter qu’elle n’ait pas eu lieu dans une vraie salle de spectacle (le Nouveau Casino ou la Maroquinerie auraient été parfaites), pour laquelle on attendait une meilleure première partie que Minitel Rose et où une batterie aurait été bienvenue.

LATE OF THE PIER – Fantasy Black Channel

In des disques... on septembre 28, 2008 at 10:22

Electro-rock anglais / 2008 / Because

Le mois de septembre rime avec « rentrée ». Quelle soit scolaire, littéraire ou musicale, c’est le moment où l’on fait le tri dans l’avalanche de nouveautés qui s’offrent à nous. Late Of the Pier fait partie de ces petites pépites qui nous consolent d’être rentré, de s’enfermer dans un bureau toute la journée et d’affronter le mauvais temps (quoique, on n’a pas eu d’été en France, donc ça…). Un premier album qui nous vient de l’autre côté de la Manche et qui est loin d’être maladroit : simple, varié, efficace, maîtrisé, ces jeunes là n’ont pas les deux pieds sur la même pédale !

Les quatre anglais clament qu’il n’y a rien de meilleur que les Beattles, mais pourtant leur musique respire surtout leurs contemporains rock et électro. Aphex Twin, Wire, the Strokes, the Libertines ou Metronomy, ces derniers étant d’ailleurs également signés chez Because Music et leur ayant prédit à raison un avenir radieux. On notera l’allusion aux Franz Ferdinand dans Whitesnake, clin d’œil à leur parrain Erol Alkan (rendu célèbre par son célèbre remix). Et ce n’est pas tout car Late of the Pier remet à l’honneur le krautrock et le post-punk.

Mais une autre influence transparait nettement, celle des Klaxons. Car les membres de Late of the Pier sont plus jeunes, moins fluos et nettement plus doués que leurs aînés de quelques années seulement. Comme  s’ils avaient voulu leur montrer qu’avec le potentiel de sonorités que les Klaxons avaient effleurés, il y avait matière à faire beaucoup mieux.

Alors non, la relève du rock se situe bien outre-manche et non en France, et si vous n’êtes pas de mon avis, mettez-vous au bout de la jetée et ouvrez grand vos oreilles…

Un jeune groupe talentueux, prometteur, à suivre de très près donc… seul progrès majeur à faire : la pochette, si seulement tous les groupes pouvaient se targuer de n’avoir que ça à revoir ! Note : 9/10

METRONOMY – Nights out

In des disques... on septembre 11, 2008 at 11:11

Electro / Grande Bretagne / Because / 2008

Si vous avez eu un clavier BONTEMPI dans votre enfance, alors vous devez écouter le nouvel album de Metronomy. On attendait ce second album depuis deux ans et les nombreux apéritifs (Heartbreaker, Radio Ladio, My heart rate rapid) nous faisaient méchamment saliver. En mars je reçois donc la petite bombe (dévoilée au grand public en septembre seulement) et je constate avec joie que je ne m’étais pas trompée : ces mecs ont du talent, du vrai, pas de la poudre de perlinpinpin qu’on nous sert ces dernières années (Klaxons par exemple).

Presque une heure de musique, oscillant entre 2’37 et 4’45, on se dit d’emblée que cet album a été directement calibré pour la scène et la radio, pour le fric quoi… Détrompez-vous immédiatement, il s‘agit d’un petit ovni dans le monde de l’electro !

Ils sont trois, ils ne sont pas spécialement beaux, ils ne font pas envie, ils ne cherchent pas à mettre les nénettes dans leur lit, ils se contentent simplement de jouer de la musique et de le faire bien. Chacun son clavier, chacun sa guitare, chacun ses instruments bizarres (piano à bouche, triangle…). Des chants où une voix légèrement caverneuse fricotte avec une voix fluette et aigue… La progression est très sympa, les petites histoires sont marrantes (Heartbreaker est la chanson pour l’ami qui vient vous casser les pieds car il s’est encore fait larguer ; A thing for me parle des fantasmes qu’on peut se faire avant de revoir une fille rencontrée en boîte ; On dancefloors se moque des ambiances de fin de nuit sur la minimal où plus personne ne s’amuse vraiment mais reste parce que c’est in).

Que ce soit les claps de mains old school (Radio Ladio), les sons de Bontempi déglingués (My heart rapid), les portes qui couinent (Heartbreaker) ou les guitares désaccordées (Back on the motorway) ou les chœurs qui rappellent Dépêche Mode, on n’a qu’une envie, se déhancher toute la nuit avec eux !

Gros bémols : la pochette définitive qui est infâme (un peu d’efforts que diable, surtout que les clips et pochettes des singles étaient mortels) et la batterie remplacée par une boîte à rythmes ! Pour les avoir vu sur scène plusieurs fois, je sais qu’ils ne vous décevront pas. Un volontaire talentueux pour aller les rejoindre à la batterie ?

Note : 8,5/10

BILAN MUSICAL 2007

In Ce que j'écoute on janvier 15, 2008 at 10:30

Bon allez, j’ai mis un peu de temps à me motiver pour le rédiger, 
mais voici mon bilan musical pour 2007.
Au menu : meilleurs albums, jolies pochettes et chouettes concerts… 
Cela n’engage que moi bien entendu et puis je n’ai pas tout écouté, 
tout vu, tout lu… Il y a des différences de niveau et de maîtrise, 
pas d’ingéniosité.
Ce sont donc les albums que j’emporterai de 2007 si j’avais à m’exiler
sur une île déserte. Ils sont à peu près classés par ordre de 
préférence…
Parlant de classement, le plus chouette apport des années 2000 reste 
l’éclatement de ces classifications rigides et contraignantes : 
le mélange est à l’honneur, pour le bonheur des zoreilles. J’ai donc 
classé comme bon me semblait :-) .



I. ALBUMS



20 Pop, rock, et assimilés : Bon, c’est mon domaine de prédilection 
alors forcément il y en a plus qu’ailleurs… l’année a commencé 
très fort, elle n’a pas aussi bien terminé. En choisir seulement 20 
m’a demandé des efforts de concentration, j’en ai réécouté quelques-uns pour les départager…


  • !!!Myth takes
(tout le monde les attendait au tournant, le virage est réussi !)

  • Of MontrealHissing Fauna, are you the Destroyer ?
(perle du borderline psyché depuis 10 ans, lorsque la dépression 
nerveuse sentimentale devient un jeu …)

  • KlaxonsMyths of the near future
(un album, un style, un coup de jeune !)

  • RatatatClassics
(oui il y a d’excellentes choses provenant d’Amérique… 
Brooklyn évidemment)
  • Ez3kielthe Naphtaline Songs
(l’avenir du cd est compromis ? Pas sûr… achetez l’album, 
vous comprendrez de quoi je parle…)

  • The NationalBoxer
(offert par ma grand-mère :-) , album de bien meilleure qualité 
que n’importe quel sous-vêtement…)

  • Los ChicrosSour sick soul
(Les mecs Too cool for school sont toujours aussi bons…sur bande 
uniquement)

  • La Maison TellierSecond Souffle
(oui oui oui j’aime ces cowboys français, non non non ça ne fiche 
pas le cafard ! De très belles interventions de The Elektrocution 
et Lippie)

  • M.I.AKala
(mélange explosif venu de la Grande-Bretagne indienne)

  • Menomena – Friend and foe
  • Acoustic LadylandSkinny Grin
(bon oui c’est 2006 normalement, mais je les avais loupés, ils 
méritent mieux que ce qu’on leur offre actuellement…)

  • Band of HorsesCease to begin

  • Battles - Mirored
(oui le post-rock a sa place dans ce classement)

  • Fiery FurnacesWidow city
(pari réussi pour le frère et la soeur… New York touch)

  • The NoisettesWhat’s the time Mr Wolf
(la voix et l’énergie…)

  • VoxtrotVoxtrot
  • Hey Gravity Risen
(lorsqu’on a pas de Yeah Yeah Yeahs sous la main…)

  • CaribouAndorra
(vive les maths)
  • FeistThe_reminder
  • TunngGood Arrows
(spéciale dédicace maman :-) )


 

5 Electro : non ça ne fait pas beaucoup, oui j’ai peut-être été 
un peu radicale…



  • TurziA 
(Record makers a toujours des bijoux…)

  • ApparatWalls
  • Simian Mobile DiscoAttack decay sustain release
(they really deserve it)

  • DigitalismIdealism
  • Justice – †
(j’ai hésité pour celui là, mais après tout…)



Mais aussi (funk, hip-hop, rap, world…): 6 supplémentaires pour 
le plaisir.


  • Chin Chin Chin Chin

  • Cinematic OrchestraMa fleur

  • Mark RonsonVersion

  • Wax TailorHope and Sorrow

  • Amy WinehouseBack to black

  • Tumi and the Volume -
Tumi and the Volume 

 

II. POCHETTES



5 Mention spéciale pochettes d’albums : un album à la belle pochette 
ne peut pas être complètemement mauvais…


  • Cinematic OrchestraMa fleur

  • Chin ChinChin Chin
  • Of MontrealHissing Fauna, are you the destroyer ?

  • So So Modern Friendly Fires

  • TurziA


 

II. CONCERTS

Toute ma reconnaissance, mon estime et ma gratitude vont aux employés 
des salles, des labels, des managers et des tourneurs qui me permettent 
d’entrer souvent gratuitement.
Un concert dépend de trop de conditions pour qu’on puisse le juger 
impartialement. C’est une opération à double tranchant pour les groupes 
qui doivent composer avec nombre d’aléas personnels, mais aussi indépendants
 d’eux-mêmes (techniques, sanitaires, climatiques, psychologiques…). 
On perd rarement le goût de l’album si la prestation scénique est mauvaise, 
on peut en revanche facilement être surpris par la qualité d’un spectacle 
et avoir envie de réécouter l’album…



  • Sammy Decoster @ EMB – Sannois, janvier 2007
Sammy Decoster ça a d’abord un visage d’angelot sur du papier glacé, 
ça a ensuite été une très belle surprise sur scène. Touchant par sa spontanéité 
et sa qualité, petit homme fébrile accroché à sa guitare. 
Ca a surtout été la découverte d’une des plus belles salles d’Ile de France, 
tant par la qualité de sa programmation que par l’accoustique proposée 
ou la gentillesse de ses habitués. 
Non, toute la musique n’est pas à Paris… 
à 20 minutes de transilien, il y a bien mieux.


  • Guillemots @ La Maroquinerie, février 2007
Après les avoir vu 3 fois en 2006, je plonge à nouveau avec délice dans les 
volutes sonores du plus cosmopolites des groupes de pop. 
Avec Antoine et Déborah, notre trio infernal est au complet, le délire peut 
commencer.
Et quelle joie de voir apparaître un Fyfe Dangerfield sapé en damiers assortis à 
son clavier, interprêtant ses dernières créations avec un tournant résolument
électro-rock…


  • Acoustic Ladyland @ Nouveau Casino février 2007
Salle un peu vide, personne n’est venu voir ces anglais, qui interprêtent 
un jazz-punk épuré et impeccable. Première véritable discussion avec Benoît, 
un Maume génial sous bien des coutures…


  • The Do @ La Maroquinerie, avril 2007 
Ah Ah, alors pour une fois, je venais pour la première partie de trois groupe. 
Retrouvailles avec un autre fan de la première heure, Skalap, 
et dès le premier titre, nous sommes certains de ne pas nous être trompés. 
Ce sera LE groupe de 2007. La suite m’a prouvé que oui, et j’ai été les écouter 
à cinq reprises avec toujours autant de plaisir : casseroles, guitares, bruitages 
divers, et une voix qui vous laisse muet… 
Le même soir la tête d’affiche était Pop Levi, reconverti de l’electro, 
maquillage noir, vêtement psychés impression vitrail… Un show réussi mais 
finalement presque conventionnel à côté de Dan, Olivia et Jérémie…
  • !!! @ Bataclan, avril 2007
Bataclan, 800 personnes, la jauge limite pour réussir à apprécier le spectacle. 
Nous sommes venus, nous les avons vus, ils nous ont vaincu…
Alchimie parfaite, sur scène et dans la salle. Même Antoine se met à danser :-) .


  • Terry Poison @ Paris Paris, mai 2007
Jamais je n’ai vu des minettes plus droguées qu’elles, capables d’assurer leur 
spectacle sans faux pas. Elles commencent vers 2h (deux heures de retard), 
euphorie générale, les coincés du PP se laissent aller…


  • Architecture In Helsinki @ La Flèche d’Or, mai 2007
Une file d’attente de plus de 30 mètres pour un des premiers concerts parrainé 
par Motorola (les télécoms, avenir de la subvention culturelle ?), 
alors que presque personne ne sait qui ils sont. Recroquevillée et pressée 
comme une sardine, j’écoute et me délecte. Comme en boîte (de conserve), 
la foule oscille lentement pendant plus d’une heure en regardant, médusée, 
la troupe australienne déjantée se jouer de ses nombreux instruments.


  • Art Brut @ Maison de RadioFrance, juin 2007
Comment oublier ce concert en petit comité, à l’occasion de la sortie du second 
et tout aussi bien réussi album de ces anglais complètement allumés ?
Comment oublier ce chanteur en vieux jacquard rouge Lacoste et chaussettes 
sur la moquette ?
Comment ne pas aimer avoir une anti rock-star à genoux devant soi ?
J’étais avec Déborah, qui exultait autant que moi, je soutenais mon mémoire 
le lendemain…


  • Chin Chin @ La Maroquinerie, octobre 2007
A force de les rater, j’ai fini par les attraper. Impeccables sur toute la ligne, 
un spectacle magnifique d’une heure et demi, ambiance survoltée, chaises musicales, 
hystérie pour du funk… ça fait un bien fou !


  • So So Modern @ BBMIX (Boulogne-Billancourt), octobre 2007 
Attention tornade ! Ils viennent de Nouvelle-Zélande, sont habillés en pandas, 
dansent divinement bien, et réussissent le pari de faire lever et danser un public 
engoncé dans des fauteuils de conservatoire. A suivre…


  • La Maison Tellier @ Le Zêbre de Belleville, novembre 2007
Lorqu’on plonge dans l’univers de 5 normands, plus que touchants, on en oublie que 
le temps passe… vite. Presque deux heures de show, de la folk mélancolique et épurée 
aux reprises rock. Ils font honneur à leur nom. After au Wepler après une épopée 
rocambolesque dans le gros camion blanc…


  • Metronomy @ Transmusicales (Rennes), décembre 2007
Lorsqu’on vient écouter Simian Mobile Disco et Dan Deacon, on découvre plus original… 
Metronomy s’active sur scène avec une rigueur implacable, actionnant leurs petits coeurs 
roses… heartbreakers !




 

Nouveaux albums attendus et/ou reconnaissances pour 2008


  • Rien (Radio Campus !!!!!!)

  • The Do (on peut déjà l’inscrire au Best of 2008)
  • Sébastien Tellier (tiens tiens encore Record Makers…)
  • Metronomy
  • Foreign Beggars

  • Jamie Liddle

  • Hindi Zahra (she really deserves it)

  • Apple Jelly

  • Fortune (oui Abstrakt Keal Agram c’est terminé, un meilleur accueil pour 
Fortune svp, on se concentre et on écoute sans à-priori, merci !)

  • Adam Kesher

  • Pokett