Un mardi soir, le théâtre du Chatelet entièrement réservé pour fêter le lancement de la nouvelle formule des Inrockuptibles. Ze plèce tou bi pour tout ce que Paris compte de branchouillé zique/mode/téloche.
Et où je me suis royalement ennuyée à mourir (ce qui reste un euphémisme énoncé poliment).
Donc j’attrape un exemplaire du mag en question et je rentre bien au chaud en prenant soin d’écraser quelques pieds avec mes talons de 12 (gniark). Et je commence ma lecture le lendemain, fraîche comme la rosée – étant donné qu’il n’était même pas possible d’avoir un verre de Perrier à leur open-bar.
La charte graphique a été revue pour l’occasion. Pas vraiment à leur honneur d’ailleurs. Cet orange Modem est insupportable, il pique les yeux et hypnotise. Avoir l’impression d’être restée ché-per sous acide à sept heure du mat’ j’aime très moyen. A l’intérieur cette nouvelle mode de laisser sortir le texte des cadres colorés structurant la page est parfaitement ridicule, d’autant plus qu’il aurait au moins fallu justifier le texte pour l’occasion, histoire de ne pas laisser croire à un oubli de mise en page… Quand à la couv’ sur le Brésil, alors même que le Monde Diplo’ vient également de le faire, je n’aime pas l’idée pataude du nouveau propriétaire d’imposer sa marque.
Ouverture de la chose. Ours long comme le bras pour pas grand-chose, ce qui saute aux yeux est évidemment le manque de femmes dans l’équipe. Elles restent reléguées aux postes de « secrétaire de bureau docile » ou « graphiste à exploiter au maximum ». Au mieux, on leur a confié la rubrique « News », qu’on pourrait directement rebaptiser « Articles riquiquis ne laissant pas place au développement structuré qui risquerait de laisser apparaitre des qualités rédactionnelles et d’analyse ». Ainsi le papier sur le mouvement de prise de stup’ chez les jeunes marins aurait mérité deux pages alors que cette connerie d’article vide de contenu sur Twitter (une page pour ne rien dire, ne rien analyser, citer ses copains et oublier de conclure) ne devait pas même figurer dans les brèves de comptoir.
Que dire des dossiers sinon qu’ils sont rédigés à la va-vite, déjà lus sur le web et esthétiquement rebutants ?
Côté promo, les magazines féminins peuvent en prendre de la graine : Un tiers des pages (46/146) est de la publicité.
La partie cinéma reste intéressante, même si leur hommage à Chabrol donne la nausée (préférez l’article du Monde sur le sujet). L’éclat de rire final allant tout de même à la rubrique musique où l’on trouve maintenant des notations des disques… Ces mêmes Inrocks qui se foutaient de la gueule des blogs parce qu’ils se permettaient parfois de noter des disques… Haha.
Toujours ces mêmes Inrocks voudront bien nous expliquer en quoi Monarchy est le nouveau groupe fétiche des blogueurs étant donné que j’ai découvert leur existence avec ce (mauvais) article et n’ai jamais vu passer un seul mot à leur sujet sur la toile.
Il y a quelques mois, Musique Info Hebdo a choisi de synthétiser ma vision de la presse musicale d’un « Lorsqu’on ne trouve plus de plaisir à lire ce qui existe, on commence à écrire soi-même »… Ca ne m’étonnerait pas de m’être aussi mal exprimée vu que mes idées sont aussi limpides pour moi qu’une flaque de mazout. Je préciserais simplement que, dans le cas des Inrocks, ce n’est pas loin d’être la vérité. Déguiser son journal en organe du Nouveau Centre (ah non pardon le Modem, mais d’ailleurs c’est quoi la couleur du Nouveau Centre ? peu importe… même combat, d’où cette confusion abstraite et volontaire) n’a jamais permis de camoufler son absence d’intérêt.
Episodes précédents :
Fluide Glacial #1 : Alison Mosshart (par Mr Olivier)
Fluide Glacial #2 : Edith Piaf (par Catnatt)
Fluide Glacial #3 : U2 (par Sand)


Where the Wild Things are, traduit en français par Max et les Maximonstres, a une résonnance particulière dans ma famille. Livre de chevet, base de nombreux déguisements, idée de mon premier roman à 5 ans (Les Monstres, en 5 actes, évidemment largement inachevé), ce livre m’a été raconté, mimé, théâtralisé, dansé… par l’intégralité des membres des personnes m’ayant bordé une fois. Maxime était aussi un de mes meilleurs amis lorsque j’étais enfant, et il ressemblait tellement au petit garçon de l’histoire que j’étais persuadée qu’on avait écrit le livre en se référant à lui.
Quiconque me connaît bien sait que jamais je n’aurais délibérément acheté un livre de ce vieux schnoque de Philippe Manœuvre (pour des raisons que, par décence, je ne vais exposer ici). Donc la personne qui me faisait ce cadeau à Noël savait pertinemment qu’elle prenait un risque. C’est bien, j’aime les gens audacieux, alors du coup je l’ai lu le bouquin. Et bien, c’est comme dans la chanson « Non non rien a changé, tout a continué… ».
Dalek – Gutter Tactics
Franz Ferdinand – Tonight
Micachu and the Shapes – Jewellery
Grizzly Bear – Veckatimest
Gossip – Music for Men
St Vincent – Actor


Esser – Braveface
Pour la première fois depuis des années, j’ai passé un Joyeux Noël, réellement. Même enfant j’ai toujours détesté cette période, sauf allumer les bougies, décorer la maison et faire la cuisine pendant des heures…
Il y a trois ans, je plongeais avec délectation dans l’univers chic et raffiné de Diving with Andy et
Diving with Andy c’est au départ un malentendu téléphonique. Le nom de ce jeune trio devait être « Dining with A », en référence à une nouvelle américaine, mais cela a été compris de travers et c’est resté : inutile de se parer de pseudo-références lorsqu’on a du talent, cela parle de soi-même. Cela explique aussi en partie leur signature chez le label Dièse, fraîchement fondé sous la direction d’artistes comme Benjamin Biolay ou Kerenn Ann.
Quelques mois seulement après la sortie de leur EP From the Cliff, revoilà nos drôles d’oiseaux multinationaux Guillemots. Avec ce nouvel album, brillant, le groupe réaffirme en à peine une heure qu’il ne faut jamais prendre la musique au pied de la lettre. Ainsi Through The Window Pane pourrait être une version européenne d’une bande originale d’un film de Bollywood.
Formé il y a dix ans, le Spinto Band tient son nom de Roy Spinto, grand-père du guitariste Nick Krill. Ce groupe d’outre-atlantique a déjà sept albums autoproduits à son actif, bien que ses six membres n’ont tous qu’entre 19 et 24 ans. Reste alors à vérifier si ce court opus de 35 minutes est à la hauteur de son titre provocateur.
Guillemots
