Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord

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LES SHADES @ Nouveau Casino

In des concerts... on mars 31, 2010 at 11:46

Groupe parisien / Rock / 30/03/2010

© FjLudo

Juin 2006, chaleur humide, je me jure de ne plus jamais accorder le moindre intérêt aux baby-rockers qui fleurissent les salles parisiennes. Tous ces noms de groupes pseudo-intellos dont les seuls noms me hérissent l’épine dorsale ne trouveront jamais grâce à mes yeux. Quatre ans plus tard, les Plasticines me donnent toujours autant de boutons, Second Sex déshonore la musique, Les Naast sont presque enterrés (oh joie !) et le nouveau disque des Parisians traine sur mon bureau sans que je sois encore capable de l’insérer dans la platine. Et si au milieu de tous ces ados-pantins connaissant mieux les marques de blousons de cuir en vogue que les capitales européennes, il y avait réellement un groupe tenant la route ?

A l’écoute il y a six mois du nouvel album des Shades, je me demande si je ne passe pas à côté de quelque chose. On ne m’aurait pas précisé que c’était les Shades, j’aurais d’ailleurs été plus indulgente. Et lorsque Technikart y va également de son reportage double page, le doute m’assaille. Bertrand Burgalat n’est pas un mauvais gars (on a les mêmes lunettes, il ne peux pas être foncièrement mauvais) et surtout je lui accorde plus de confiance qu’à cette loque de Manœuvre. Alors lorsqu’on m’invite au concert précédant la sortie de 5/5, ce disque entendu il y a six mois, je mets de côté ma fierté indie-exigeante et je m’y rends avec mon (gros) lot d’appréhensions mais aussi tout ce que j’ai pu rassembler de bonne humeur. “Dans la famille Baby-rockers, je demande les Shades, Bonne pioche !”

Premier constat univoque : les Shades ont fait de sacré progrès. Adieu les phrasés dégoulinants, exit les gosses ressemblant plus à un magazine qu’à des musiciens, terminée aussi l’époque « égo démesuré » avec mouvements de guitare surjoués (même s’il reste encore quelques progrès à faire de ce côté, les mauvaises habitudes ayant tendance à revenir au galop). Donc si le public a moins de 20 ans (ou plus de 45, entre les deux point de Salut) et pogote en poussant des hurlements pré-pubères, le groupe lui a su vieillir dans le bon sens du terme. Tel un bon alcool, les Shades ont été maturé entre des mains attentionnées et exigeantes (contrairement à leur flopée de collègues). Ce n’est pas encore parfait, mais ils sont jeunes et ont le temps de progresser.

Seconde bonne impression, les Shades ont un certain talent pour faire résonner comme il faut le français. Si les textes ne sont pas encore transcendants, ils sont simples et humbles : la famille, les angoisses de l’adolescence, les expériences douloureuses de la vie. Il est difficile de faire sonner le français et si l’on transposait le tout en anglais, je peux vous assurer que vous seriez aussi emballés que moi par ces mélodies rock classiques mais bien maîtrisées, qui sont vivantes comme il faut, la crispation du début se dissipant peu à peu pour laisser s’exprimer une batterie, trois guitare et des claviers electro-pop comme ils l’entendent. Et, force supplémentaire, lorsque le groupe entonne un seul titre en anglais, c’est le moins convaincant du lot. Qu’ils ne s’engagent pas dans cette voie/voix là, ce n’est pas la leur. Ce test permet de se concentrer uniquement sur les mélodies aux accords impeccables et démontre leur habileté musicale.

Enfin, et c’est un plaisir de pouvoir l’écrire ici, les cinq jeunes semblent prendre sur scène un tel plaisir de jouer, simplement jouer, que le sourire gagne nos visages assez facilement. Jubilation de voir que la persévérance a du bon lorsqu’elle est entourée comme il faut de professionnels de la musique attentionnés (car oui, ces gens là sont bel et bien indispensables au développement maximal du potentiel d’artistes, contrairement à ce que les temps modernes ont tendance à vouloir nous faire croire). Joie de se dire que les préjugés se démontent parfois : savoir reconnaitre ses torts fait aussi beaucoup de bien parfois.

La musique des Shades ne me retourne pas l’âme, non pas parce qu’elle est mauvaise mais bien parce que je préfère d’autres choses ; exactement comme Radiohead n’est pas un mauvais groupe mais ne trouve pas grâce à mes yeux. C’est indépendant de leur volonté et de la mienne. Je ne peux leur souhaiter qu’une belle continuation dans la lumière et réécouterais à l’occasion quelques titres avec plaisir sincère.

5/5 – Les Shades – Sony : sortie le 5 avril

AUFGANG @ La Machine du Moulin Rouge

In des concerts... on mars 26, 2010 at 3:49

Groupe français / Electro-piano / 25/03/2010

Ayant passé une première partie délicieuse en compagnie de Mathieu Amalric (enfin c’était surtout en compagnie de Mathieu de Spoka parce que Amalric j’ai pas osé lui parler après être restée à côté de lui 25 minutes), venu assister comme moi au spectacle de Fortune (Nouveau Casino), encore un peu trop “jeune groupe qui se lance et qu’a pas encore l’habitude du public parisien parce qu’à Morlaix les bretons c’est vite bourrés donc toujours sympas” (copyright Claire)  mais en progrès, j’ai failli rentrer chez moi sans aller voir Aufgang… Quelle énorme bévue j’allais commettre…

Après deux chroniques de leur disque, une interview et un live report de leur dernière prestation au Café de la Danse je trouve encore le moyen de vous parler du groupe le plus intéressant depuis un an ? He oui, car le trio piano- batterie me surprend et subjugue encore. Bien loin du chic récital du Café de la Danse, Aufgang devait convaincre sur le dancefloor à un horaire bien plus tardif. L’équation « puissance d’Aufgang + sound system de la Machine » laissait présager du pire, mais le pari fut remporté haut la main, encore une fois.

Configuration laissant Aymeric Westrich et sa batterie plus en arrière de la scène, Francesco Tristano et Rami Kalifé ont des mines enjouées et des fringues plus simples. Oubliées les chemises de popeline de coton, place aux tee-shirts permettant de se démener comme il se doit pour démontrer qui sont les maîtres à bord.

Spectacle encore mieux rôdé qu’il y a quelques mois, les pianos ne mouftent pas, dociles bien comme il faut. Ce soir le public peut se déhancher à loisir et ce sont les samples et la batterie qui sont à l’honneur.

Si certains pouvaient reprocher au groupes quelques boucles trop nineties désuètes sur leur disque (et leurs premières prestations), tous les samples ont été retravaillés avec des textures moins oldies mais tout autant dangereuses, flirtant en permanence avec la variétoche internationale. Jubilatoire de voir ces excellents équilibristes ne jamais tomber du côté obscur de l’electro-techno mariée à des instruments plus classiques.

Si ce soir la batterie a repris un rôle plus conventionnel de rythmique d’accompagnement par des boucles quasi-automatiques, les pianos continuent d’être des substituts détournés de leur fonction d’instruments rois.

En particulier, comme promis d’ailleurs lors de leur interview, le trio livre un nouveau titre hypnotique où la fonction de chaque son n’a pour but que de vous faire perdre vos repères. Déstructuration maximale pour mélodie optimale, on ne sait plus où donner de l’oreille, génial…

Décidément, les petits prodiges d’Infiné sont en mesure de tenir tête à pas mal de préjugés et entretiennent les paradoxes : groupe élitiste et accessible, morceaux élaborés et simples, public exigeant et easy-listening… On rêve d’une collaboration féminine « pour voir » (au hasard, Clara Moto).

L’autre live-report chez Good Karma

HEALTH @ Nouveau Casino

In des concerts... on novembre 6, 2009 at 12:30

Groupe américain / Rock Expérimental – Noise – Post-hardrock / 31/10/2009

Ce soir là au Nouveau Casino, mieux valait ne pas avoir oublié de quoi vous protéger les oreilles sous peine de devoir vous racheter une paire de conduits auditifs. Le quatuor californien Health était déterminé à nous faire la démonstration en quarante-cinq minutes de set que leur musique n’est pas un classique parcours de santé.

Alors certes, au premier abord quarante-cinq minutes de set, c’est un peu court pour une tête d’affiche… Pas dans le cas de Health dont le nouvel album, Get Color, atteint à peine plus d’une demi-heure, et dont la puissante décharge sonore est si présente dans chaque seconde des morceaux qu’on ne demande pas notre reste.

Lorsqu’ils prennent place sur scène, on comprend immédiatement

1)   qu’on va sacrément déguster,

2)   que ce qu’on s’apprête à voir relève autant de la performance sonore que du concert,

3)   que le batteur (BJ) à l’intention de nous montrer qui est le plus balèze ce soir.

Fait étrange, les musiciens jouent la plupart du temps assis (du clavier sur les genoux notamment, imaginez l’état des rotules). Le guitariste central (John) passe autant de temps à jouer qu’à sauter dans tous les sens, agitant ses longs cheveux.

Les titres sont plus ou moins acides, les tempêtes soniques et chant obscurs accompagnent un martellement implacable du batteur imperturbable. Parfois les mélodies se font plus pop (Die Slow). On ressort de l’expérience éreinté et hébétés, complètement paumés dans ce brusque retour à la morne réalité ambiante (il fait froid, il y a des gens partout, il faut sortir de la salle…).

Health porte parfaitement son nom : ils vous rappelle que vous êtes vivants, que votre être est capable de ressentir simultanément une douleur aiguë et une excitation lancinante. Health est la meilleure des drogues (Death +), celle qui vous fait dévorer la vie à pleines dents (Nice Girls) tout en provoquant une petite mort (Die Slow). Après cela, vous vous sentez invincibles, plus agile qu’un tigre (Before Tiger), plus souple et fluide que l’eau (We are Water), prêt à bouffer votre propre chair (Eat Flesh).

Note : 8/10

TURZI @ Nouveau Casino

In des concerts... on juillet 8, 2009 at 12:50

Artiste français / Electro Krautrock / 06/07/09

Turzi ou l'homme qui porte avec classe un tee-shirt souvenir de Paris et la Tour Eiffel

Lorsqu’on évoque l’univers du jeune Turzi, on pense à son premier album très abouti, A, mais aussi à ses collaborations avec Etienne Jaumet, mélange de krautrock, jazz et électro mystique. Turzi présentait ce soir là au Nouveau Casino et pour la seconde fois au public (après le 23 mai au Point Ephémère) son nouvel album attendu pour l’automne, B. Château Marmont et GRS Club (que je n’ai pas vu) se chargeaient de nous faire patienter avant l’arrivée de l’homme qui porte le mieux des tee-shirt ringards.

Que dire de Château Marmont si ce n’est que leur prestation était égale à eux-même : molle, répétitive et entièrement inspirée de leurs contemporains. En première partie de Ratatat, ils avaient su présenter une électro planante mal digérée mais pas désagréable, en première partie de Turzi, ils s’essayaient à l’electro-ringarde bonne pour accompagner les films de boules. Oui mais voilà, lorsqu’on vient d’avoir dans les oreilles le dernier album de Sébastien Tellier pour patienter entre les changements de plateau, leur musique fait bien pâle figure. Et lorsqu’ils poussent le vice jusqu’à s’essayer au chant en copiant Phoenix de manière mal-habile (jusqu’à la coupe de cheveux) et bourrée de fausses notes, on se demande si l’on ne va pas sortir prendre l’air. Bref, on désespère de voir ce groupe trouver un jour une véritable personnalité, ce qui est dommage car l’ensemble n’est pas spécialement mauvais, simplement sans âme ni originalité. Ce qui au final était un bon point pour Turzi puisque toute prise de risque paraîtrait intéressante après tant de platitude.

En dépit de plusieurs problèmes techniques au début du spectacle et passant outre la déconvenue d’un Vj-ing loupé (dû pour partie à des problèmes informatiques) censé nous faire visiter les villes-titres à l’aide de Google-Earth, les nouvelles créations de Turzi étaient à la hauteur de nos espérances. Sonnant beaucoup plus rock, l’effort de réduire le débit de paroles permettait de mieux apprécier le concert dans son ensemble. Plus Turzi dévoilait ses nouveaux titres, mieux ils sonnaient. La progression vers son univers krautrock spirituel était parfaitement amenée, les trois derniers titres proposés étant extraits de A et retravaillés pour être plus doux.

Turzi à lassault de la planète...

Turzi à l'assault de la planète...

N’ayant pas pu me procurer de Set-liste, sachant seulement que les premiers titres s’intitulaient Beijing et Bangkok, je proposerai donc une série de dénominations hypothétiques pour les morceaux suivants en fonction de mes impressions. Après un Beijing et un Bangkok très structurés, le Vj –ing indique trois points qui pourraient être « Bâle-Beauvais-Berlin », une invitation au voyage, on commence une descente vers le véritable travail de Turzi. Le titre qui suit, que j’appellerai « Bande de Gaza » apparaît nettement plus anarchique, laissant s’exprimer une batterie et une basse agressives, comme sur la défensive, prêtes à riposter aux attaques des clavier et guitare. On sent comme une ébullition des musiciens, ils demandent à s’exprimer plus fort, à se faire respecter. Et cela semble être le cas dans le morceau suivant (ou seconde partie du morceau précédent, je ne sais pas) que j’ai appelé « Beyrouth », les abcès sont crevés, les pourparlers s’installent, les sonorités orientales prennent le pas sur les impressions de musique bulldozer, les instruments s’observent, s’écoutent, s’entraident. Cela reste mon morceau favori de ce concert. La suite comprend beaucoup plus de chant, se rapprochant du travail du premier opus, l’univers musical se fait plus métallique (j’ai cru comprendre que ce titre s’intitule Baltimore). On reconnaît ensuite des titres en A, retravaillés de façon à se travestir en B, notamment Afghanistan qui pourrait être rebaptisé Bagdad – autre zone de conflit où les américains se sont illustrés pour n’avoir rien réglé d’ailleurs – un morceau d’apparence très structuré et maîtrisé qui laisse s’exprimer finalement chaque instrument et voix dans un chaos complet. Chacun s’exprime comme dans une bulle, n’ayant aucun souci de l’autre.

Voilà, après toutes ces élucubrations personnelles, je prend le risque de m’être complètement plantée sur les intentions des morceaux de Turzi et de faire rire beaucoup de monde, qu’importe je les apprécie comme cela, vivement l’album !

Note : 8/10

HJALTALIN @ Nouveau Casino

In des concerts... on avril 28, 2009 at 1:25

Groupe Islandais / Pop-rock / 21/04/2009

Pas facile de se faire une place dans le panorama de l’indie pop-rock venue d’Islande tant Sigur Rós époustoufle toujours et s’impose comme la référence en la matière. Pas évident non plus de sortir du lot de la musique pop-rock en général tant elle prolifère à travers les continents… Bref les Hjaltalin avaient du pain sur la planche pour satisfaire le public parisien. Défi remporté.

Après un départ un peu timide (guitare-voix du chanteur tout seul), les cinq membres présents (parmi 9) de Hjaltalin balancent la sauce. Ils ont le bon goût d’avoir demandé des renforts de cuivre pour leurs tubes. The trees don’t like the smoke est de ce fait particulièrement réussi. Le spectacle évolue entre pop-jazzy, grands mouvements rappelant symphonie classique et opéra, ou encore rock psyché pas très éloigné des Arcade Fire auxquels on les compare beaucoup trop et à tort.

Après avoir pensé à traduire dans les grandes lignes de quoi parlent leurs chansons en islandais (parce que Sigur Rós on n’a pas encore tout saisi hein…) – et en français s’il vous plaît ! – les Hjaltalin ont démontré qu’ils n’ont pas volé leur succès naissant. Derrière ce joyeux bazar, il y a du travail, de la rigueur et du talent… et pas mal de charme. A suivre de près.

Note : 8/10

Crédits photos : Michaurel

MATT BAUER & TROY VON BALTHAZAR @ Nouveau Casino

In des concerts... on avril 21, 2009 at 5:27

Artistes USA / Folk / 17/04/2009

Après un interlude guitare-voix de 20 minutes de Benjamin Oak Goodman et Alina Hardin, respectivement batteur et choriste d’Alela Diane, qui remplaçait au pied levé Thos Hensley et sautaient dans un avion quelques heures plus tard, Matt Bauer a captivé la salle de sa seule présence et Troy Von Balthazar a fait le pitre pour le plaisir de nos oreilles et de nos zygomatiques…

Matt Bauer sur disque c’est génial, Matt Bauer en interview ça vous fait chavirer le cœur, mais alors Matt Bauer sur scène en acoustique tout seul avec un banjo, c’est encore plus fort. Il y a d’abord ce personnage très grand qui occupe la scène sans problème, dont les yeux bleus vous hypnotisent en moins d’une minute. Il y a ensuite ce moment où Matt ouvre la bouche et livre un chant d’une voix à la fois rauque et très douce qui rappelle l’enfance et les berceuses des parents attentionnés, qui vous donnent une confiance et une assurance incroyable auxquelles il faudra s’accrocher tout le reste de sa vie. Et puis ces mélodies folks simples mais efficaces, de celles qui vous font frissonner l’échine délicatement. Le Vj-ing préparé par Matt lui-même, mettant en scène différents éléments récurrents dans son dernier opus (l’eau, la pâleur livide de la peau, des faisceaux de lumière intimes et inquiétants…) accompagnait parfaitement l’ensemble. Lorsqu’il quitte la scène, on est encore bien loin de la salle de spectacle…


Il faut l’énergie et l’univers déglingué de Troy Von Balthazar pour revenir à la réalité. Doté d’un charisme à toute épreuve, l’homme joue avec tout ce qui l’entoure : le public, sa voix, sa guitare, son sampler… Sa folk-rock est toujours aussi amusante. Le Monsieur se permet même un interlude où il fait des claquettes, déguisé en lapin… Seul reproche, je crois que le bonhomme joue un peu trop de ses acquis, pas de grandes nouveauté là-dedans…

Une excellente soirée, concoctée par Pousse Elvis, une structure qui monte qui monte !

Retrouvez les concerts de Matt Bauer et Troy Von Balthazar dans Campus Live sur Radio Campus Paris

PETER BJORN AND JOHN @ Nouveau Casino

In des concerts... on mars 25, 2009 at 3:48

Groupe suédois / pop – électro / 24/03/2009

Concert de présentation du nouvel album de Peter Bjorn and John, la part belle était donnée aux nouvelles compositions. L’album m’avait laissé une excellente impression, le concert tout autant.

Habillage scénique sobre et graphique, plan de scène intimiste. Dresscode Noir et Blanc. Trio qui se change en quatuor pour leur tube Young Folks, les suédois occupent la scène avec entrain. Ils sont heureux d’être là, sourient de toutes leurs dents blanches, ça se voit et c’est vraiment agréable car les soupes à la grimace parisiennes sont parfois pénibles. Le public est très attentif donc calme, ce qui est agréable pour mieux pouvoir apprécier les toutes les petites subtilités du groupe : un clavier, 2 guitares, une batterie simplifiée (permettant de jouer debout comme les autres). Les titres faisant intervenir les 2 chants grave et aigu sont très réussies (J’aurais à ce titre aimé entendre Picasso). Les mélodies sont résolument pop et plus glacées que les opus précédents.

Comme je l’avais supposé, Nothing to worry about et Lay It Down sont les deux titres les plus dansants et entraînants qui ne vont pas tarder à succéder à Young Folks. Mais plusieurs autres titres sont tout aussi délicieux, notamment Living Thing qui a bien fait de donner son titre à l’album car un live de Peter Bjorn and John est réellement vivant, animé de cette ardeur calme (oui c’est un oxymore mérité) qui caractérise souvent les Suédois.

On ressort de là électrisé et apaisé à la fois, avec un sourire jusqu’aux oreilles et prêt à en découdre avec une piste de danse. L’abus de Peter Bjorn and John est recommandé pour la santé.

Note : 9/10

 

Set-liste :

1) Just the past

2) The Feeling

3) Lay It Down

4) It Beats Me Every Time

5) Nothing To Worry About

6) I Want You

7) Living Thing

8) Loosing my Mind

9) Let’s Call It Off

10) Objects Of My Affection

——

Fa Si La

Young Folks

Up Against The Wall

PASSION PIT @ Nouveau Casino

In des concerts... on mars 13, 2009 at 2:06

Groupe américain / électro, pop psyché / 02/03/2009

Fraîchement débarqués de Boston, les cinq jeunes hommes de Passion Pit donnaient leur premier concert à Paris le 2 mars dernier. Malheureusement, malgré un titre hot de film porno vieux comme moi (curieusement traduit par 39°5 en France), leur musique n’a ni le physique, ni l’endurance du film….

Synthés saturés, guitares bien rôdées, voix supra-aiguës… dès la première écoute, Passion Pit avait tous les atouts susceptible de faire frémir mes… oreilles. Sauf que… entre le premier et le second titre je n’avais déjà pas saisi qu’on avait changé de chanson, simplement cru qu’ils nous faisaient un Edit…

Après plusieurs titres très similaires pour ne pas dire identiques, qui donnaient envie de tout sauf de faire monter la température, Passion Pit commence à livrer des sons plus originaux et inédits, subtil mélange de Of Montreal des débuts qui aurait rencontré Daft Punk, Ratatat et Chopin (oui cela n’engage que moi mais il y avait un fugace aspect des mélodies de piano assez Nocturnesque)… sauf que c’était la fin du concert ! 35 minutes ! De qui se fiche-t’on ? Venir de Boston pour proposer 3 titres intéressants, ça n’en valait pas spécialement la peine…

Passion Pit a quelques atouts dans les mains, notamment l’apport de la voix du chanteur, il s’agirait de ne pas les gaspiller. Il est inutile de se lancer dans une tournée internationale lorsqu’on n’en a pas la carrure, arrêtons de propulser des artistes trop tôt sur scène, laissons-leur le temps de s’épanouir un peu… car sinon Passion Pit risque de ne se cantonner qu’aux éjaculations précoces.

Note : 6/10

JOHN ET JEHN @ Nouveau Casino

In des concerts... on décembre 9, 2008 at 10:21

IndieRock / France-Londres / 08/12/2008

John & JehnGrâce aux joies de la SNCF, j’avais raté le concert de John et Jehn aux Transmusicales jeudi dernier… Voilà qui est réparé avec la bonne idée du Nouveau Casino de maintenir la dernière date de l’année d’un duo déjanté, dont le talent était d’autant plus mis en valeur que la première partie était atroce.

Duke Garwood « assurait » la première partie de soirée. Alors oui c’est un des quatre membres d’Archie Bronson Outfit, mais non ça ne fait pas de lui quelqu’un de valable seul sur scène. Chiant à mourir, je n’ai rencontré personne ce soir là capable de me dire l’inverse. Surtout que la salle avait déjà une forte tendance à l’assoupissement liée aux Nuits Blanches des jours précédents. Donc ce fut de la folk pure et dure, mais également super inintéressante.

John et Jehn étaient également un peu fatigués de leurs dates précédentes, juste ce qu’il fallait pour un show rocambolesque et passionnant.

Côté « je raconte n’importe quoi sur scène car je suis aussi à l’aise que dans mon salon », on avait été servi avec Poni Hoax, mais John et Jehn sont en bonne position également : par exemple « J’ai une corde qui e casse les couilles » puis « Oh merde ça va péter ! » – « Quoi donc ? ta corde ? » ou « Merde j’ai pas de médiator, c’est pas une vie… tu peux m’en filer un John ? » – « Nan vas te faire voir, c’est mes médiators ».

Coté musique, le duo fonctionne parfaitement. Car au delà d’un duo, John et Jehn sont un couple. Ils jouent l’un en face de l’autre, s’écoutent, s’entendent, s’accordent, se défient… De cette joute se dégage une puissante énergie, notamment sexuelle sur Fear fear fear ou 20L07. On a beaucoup comparé ces deux français exilés à Bonnie and Clyde, ce soir là on aurait plutôt pensé à Pulp Fiction. John garde sa guitare (il est le côté Joy Division), Jehn alterne les claviers, l’harmonica ou la basse (elle est le côté Doors). Les titres s’enchainent, sont loin d’être ennuyants.  C’est certes le dernier concert de l’année et les deux musiciens sont objectivement fatigués, mais cela ne les empêche pas de jouer trois nouveaux titres. Le premier, Sunny Boy, est d’ailleurs particulièrement dansant.

Un excellent concert, surtout pour un retour de gros festival. Il est à parier que le couple ira loin : un batteur serait bienvenu pour remplacer les boucles, un second album ne devrait pas tarder vu le nombre de nouveaux titres qu’ils ont à dévoiler, l’année 2009 se profile d’ors et déjà avec un groupe à suivre…

Note : 8,5/10

RATATAT +CHATEAU MARMONT @ Nouveau Casino

In des concerts... on novembre 25, 2008 at 3:42

Electro / Brooklyn – France / 24/11/2008

Ratatat ne passe pas souvent à Paris et depuis l’opus Classics, l’envie de les voir sur scène se faisait forte. Le Nouveau Casino nous faisait la joie de rendre possible la chose, pourquoi s’en priver ? Bravant le mauvais temps et mon otite, c’est parti. Entrée en matière avec Château Marmont avant le grand plongeon pour l’électro vintage de Ratatat.

Château Marmont est un groupe français, un groupe parisien et cela se sent un peu trop. Mélange de Air, Daft Punk et Jean-Michel Jarre des débuts, les quatre membres de Château Marmont n’ont pas encore d’univers qui leur est propre. Toutes les boucles semblent entendues chez d’autres contemporains de la scène électro parisienne. Notamment chez Turzi et Kavinsky. Sauf que ces deux là sont les poulains de Record Makers, un label parisien à l’origine co-fondé par Air. Château Marmont s’inspire donc beaucoup des autres sans réussir à le digérer suffisamment pour que ce soit vraiment excitant. Cependant j’ai cru reconnaître leur remix de Midnight Juggernauts dans le générique du Grand Journal de Canal + où cela passe très bien, peut-être ont-ils plus d’avenir de ce côté. Une première partie courte (27 minutes) qui, sans être très intéressante, n’était pas désagréable pour autant.

setlist_ratatat1Le duo de Ratatat semble un groupe carré, un peu trop même. S’ils se sont un peu fait prier pour rejoindre la scène, ils ont finalement joué 1h10 exactement, comme prévu. Enchaînement de leur gros tubes issus de leurs trois albums (là aussi on remarque cette rigueur horlogère, 3 opus en 6 ans, sortis chacun à deux ans d’intervalle). Référez-vous à la Set-Liste pour vérifier mes dires.

Côté musique, une fois de plus c’est carré, maîtrisé, et ça vibre comme il faut : Boîte à rythmes essoufflée, guitare slide, synthétiseur vintage, basse ronflante et mélodies imparables. Côté son, il aurait fallu souvent baisser de 15 dB pour réellement pouvoir apprécier les titres. Côté scénographie en revanche, on pourrait quasiment leur pointer un zéro : du Vj-ing au rabais, des personnages ultra-statiques et muets, habillés comme des nerds sortant de derrière leurs écrans (vieux pantalons noirs sans formes et chemises bleu marine, les gars vous avez jamais lu qu’on ne met pas ces deux teintes ensemble sauf dans le cas de rayures fines ?).

En conclusion, vous pouvez vous contenter d’écouter tranquillement les disques de Ratatat plutôt que de devoir affronter les températures glaciales extérieures et la sono qui fait pleurer les oreilles. Une bonne soirée où l’on reste néanmoins un peu sur sa faim…

Note : 7/10

THE WEDDING PRESENT +ARCH WOODMAN @ Nouveau Casino

In des concerts... on novembre 10, 2008 at 2:37

Folk - IndieRock / France, Grande-Bretagne / 07/11/2008

Une fois n’est pas coutume, j’étais plus intéressée par la première partie de soirée que par la tête d’affiche proposée par le fraichement né collectif Pousse Elvis (notamment un Maume très bien).

On ne l’avait pas vu venir avec ses lunettes à grosses montures et sa chemise à carreaux. A 20h pétantes, Archie empoigne sa guitare et, accompagné de son batteur, réussit à faire taire en 15 secondes chrono un public plutôt agité. La voix est claire et maîtrisée, les accords vacillent légèrement, un clin d’œil au public et… c’est parti, Archie se met à filer entre les accords et glisser dans les mélodies folk et pop de ses ainés (Beck, Feist, Uzi and Ari…). Parce que le bonhomme fait de la folk, mais pas que ! Les titres sont parfois plus dynamiques, la voix fluette sait prendre du coffre.

Soudain, sans demander l’avis de personne, se sentant peut-être un peu seul sur une scène qui lui va pourtant à ravir (l’éclairage était particulièrement réussi ce soir là au Nouveau Casino), Archie et son acolyte descendent dans la fosse et rejoignent le reste des membres du groupe « rencontrés au cours de scénographie de Nanterre » pour entamer à capela All parades and marches. Sans micro ils luttent un peu pour imposer leurs voix, mais la magie ne cesse d’opérer. Sur scène ou au milieu du public, Arch Woodman est un jeune homme qui a déjà tout d’un grand.

The Wedding Present eux, n’avait pas besoin d’assurance supplémentaire pour tenir  la scène. Nez-à-nez avec un groupe formé en 1985, je ne me reconnais pas du tout dans ce rock efficace et indie classique de Leeds, sorte de Gang of Four en moins bien (sauf Always the quiet one qui a réussi à me sortir du jeu auquel je jouais sur l’Iphone…). Parce qu’eux aussi sont quatre, dont une fille (ce qui change),  eux aussi sont heureux de jouer sur scène, mais après la délicatesse d’Arch Woodman, on a l’impression de vieillir de 20 ans avec ce rock en gros godillots…

Une excellente première soirée pour Pousse Elvis, dont l’objectif de faire découvrir leurs coups de cœur musicaux en les plaçant en première partie d’une tête d’affiche qui ramène du monde, semble largement rempli. Il ne reste qu’à leur souhaiter une longue vie ! 

Note : 8/10

BILAN MUSICAL 2007

In Ce que j'écoute on janvier 15, 2008 at 10:30

Bon allez, j’ai mis un peu de temps à me motiver pour le rédiger, 
mais voici mon bilan musical pour 2007.
Au menu : meilleurs albums, jolies pochettes et chouettes concerts… 
Cela n’engage que moi bien entendu et puis je n’ai pas tout écouté, 
tout vu, tout lu… Il y a des différences de niveau et de maîtrise, 
pas d’ingéniosité.
Ce sont donc les albums que j’emporterai de 2007 si j’avais à m’exiler
sur une île déserte. Ils sont à peu près classés par ordre de 
préférence…
Parlant de classement, le plus chouette apport des années 2000 reste 
l’éclatement de ces classifications rigides et contraignantes : 
le mélange est à l’honneur, pour le bonheur des zoreilles. J’ai donc 
classé comme bon me semblait :-) .



I. ALBUMS



20 Pop, rock, et assimilés : Bon, c’est mon domaine de prédilection 
alors forcément il y en a plus qu’ailleurs… l’année a commencé 
très fort, elle n’a pas aussi bien terminé. En choisir seulement 20 
m’a demandé des efforts de concentration, j’en ai réécouté quelques-uns pour les départager…


  • !!!Myth takes
(tout le monde les attendait au tournant, le virage est réussi !)

  • Of MontrealHissing Fauna, are you the Destroyer ?
(perle du borderline psyché depuis 10 ans, lorsque la dépression 
nerveuse sentimentale devient un jeu …)

  • KlaxonsMyths of the near future
(un album, un style, un coup de jeune !)

  • RatatatClassics
(oui il y a d’excellentes choses provenant d’Amérique… 
Brooklyn évidemment)
  • Ez3kielthe Naphtaline Songs
(l’avenir du cd est compromis ? Pas sûr… achetez l’album, 
vous comprendrez de quoi je parle…)

  • The NationalBoxer
(offert par ma grand-mère :-) , album de bien meilleure qualité 
que n’importe quel sous-vêtement…)

  • Los ChicrosSour sick soul
(Les mecs Too cool for school sont toujours aussi bons…sur bande 
uniquement)

  • La Maison TellierSecond Souffle
(oui oui oui j’aime ces cowboys français, non non non ça ne fiche 
pas le cafard ! De très belles interventions de The Elektrocution 
et Lippie)

  • M.I.AKala
(mélange explosif venu de la Grande-Bretagne indienne)

  • Menomena – Friend and foe
  • Acoustic LadylandSkinny Grin
(bon oui c’est 2006 normalement, mais je les avais loupés, ils 
méritent mieux que ce qu’on leur offre actuellement…)

  • Band of HorsesCease to begin

  • Battles - Mirored
(oui le post-rock a sa place dans ce classement)

  • Fiery FurnacesWidow city
(pari réussi pour le frère et la soeur… New York touch)

  • The NoisettesWhat’s the time Mr Wolf
(la voix et l’énergie…)

  • VoxtrotVoxtrot
  • Hey Gravity Risen
(lorsqu’on a pas de Yeah Yeah Yeahs sous la main…)

  • CaribouAndorra
(vive les maths)
  • FeistThe_reminder
  • TunngGood Arrows
(spéciale dédicace maman :-) )


 

5 Electro : non ça ne fait pas beaucoup, oui j’ai peut-être été 
un peu radicale…



  • TurziA 
(Record makers a toujours des bijoux…)

  • ApparatWalls
  • Simian Mobile DiscoAttack decay sustain release
(they really deserve it)

  • DigitalismIdealism
  • Justice – †
(j’ai hésité pour celui là, mais après tout…)



Mais aussi (funk, hip-hop, rap, world…): 6 supplémentaires pour 
le plaisir.


  • Chin Chin Chin Chin

  • Cinematic OrchestraMa fleur

  • Mark RonsonVersion

  • Wax TailorHope and Sorrow

  • Amy WinehouseBack to black

  • Tumi and the Volume -
Tumi and the Volume 

 

II. POCHETTES



5 Mention spéciale pochettes d’albums : un album à la belle pochette 
ne peut pas être complètemement mauvais…


  • Cinematic OrchestraMa fleur

  • Chin ChinChin Chin
  • Of MontrealHissing Fauna, are you the destroyer ?

  • So So Modern Friendly Fires

  • TurziA


 

II. CONCERTS

Toute ma reconnaissance, mon estime et ma gratitude vont aux employés 
des salles, des labels, des managers et des tourneurs qui me permettent 
d’entrer souvent gratuitement.
Un concert dépend de trop de conditions pour qu’on puisse le juger 
impartialement. C’est une opération à double tranchant pour les groupes 
qui doivent composer avec nombre d’aléas personnels, mais aussi indépendants
 d’eux-mêmes (techniques, sanitaires, climatiques, psychologiques…). 
On perd rarement le goût de l’album si la prestation scénique est mauvaise, 
on peut en revanche facilement être surpris par la qualité d’un spectacle 
et avoir envie de réécouter l’album…



  • Sammy Decoster @ EMB – Sannois, janvier 2007
Sammy Decoster ça a d’abord un visage d’angelot sur du papier glacé, 
ça a ensuite été une très belle surprise sur scène. Touchant par sa spontanéité 
et sa qualité, petit homme fébrile accroché à sa guitare. 
Ca a surtout été la découverte d’une des plus belles salles d’Ile de France, 
tant par la qualité de sa programmation que par l’accoustique proposée 
ou la gentillesse de ses habitués. 
Non, toute la musique n’est pas à Paris… 
à 20 minutes de transilien, il y a bien mieux.


  • Guillemots @ La Maroquinerie, février 2007
Après les avoir vu 3 fois en 2006, je plonge à nouveau avec délice dans les 
volutes sonores du plus cosmopolites des groupes de pop. 
Avec Antoine et Déborah, notre trio infernal est au complet, le délire peut 
commencer.
Et quelle joie de voir apparaître un Fyfe Dangerfield sapé en damiers assortis à 
son clavier, interprêtant ses dernières créations avec un tournant résolument
électro-rock…


  • Acoustic Ladyland @ Nouveau Casino février 2007
Salle un peu vide, personne n’est venu voir ces anglais, qui interprêtent 
un jazz-punk épuré et impeccable. Première véritable discussion avec Benoît, 
un Maume génial sous bien des coutures…


  • The Do @ La Maroquinerie, avril 2007 
Ah Ah, alors pour une fois, je venais pour la première partie de trois groupe. 
Retrouvailles avec un autre fan de la première heure, Skalap, 
et dès le premier titre, nous sommes certains de ne pas nous être trompés. 
Ce sera LE groupe de 2007. La suite m’a prouvé que oui, et j’ai été les écouter 
à cinq reprises avec toujours autant de plaisir : casseroles, guitares, bruitages 
divers, et une voix qui vous laisse muet… 
Le même soir la tête d’affiche était Pop Levi, reconverti de l’electro, 
maquillage noir, vêtement psychés impression vitrail… Un show réussi mais 
finalement presque conventionnel à côté de Dan, Olivia et Jérémie…
  • !!! @ Bataclan, avril 2007
Bataclan, 800 personnes, la jauge limite pour réussir à apprécier le spectacle. 
Nous sommes venus, nous les avons vus, ils nous ont vaincu…
Alchimie parfaite, sur scène et dans la salle. Même Antoine se met à danser :-) .


  • Terry Poison @ Paris Paris, mai 2007
Jamais je n’ai vu des minettes plus droguées qu’elles, capables d’assurer leur 
spectacle sans faux pas. Elles commencent vers 2h (deux heures de retard), 
euphorie générale, les coincés du PP se laissent aller…


  • Architecture In Helsinki @ La Flèche d’Or, mai 2007
Une file d’attente de plus de 30 mètres pour un des premiers concerts parrainé 
par Motorola (les télécoms, avenir de la subvention culturelle ?), 
alors que presque personne ne sait qui ils sont. Recroquevillée et pressée 
comme une sardine, j’écoute et me délecte. Comme en boîte (de conserve), 
la foule oscille lentement pendant plus d’une heure en regardant, médusée, 
la troupe australienne déjantée se jouer de ses nombreux instruments.


  • Art Brut @ Maison de RadioFrance, juin 2007
Comment oublier ce concert en petit comité, à l’occasion de la sortie du second 
et tout aussi bien réussi album de ces anglais complètement allumés ?
Comment oublier ce chanteur en vieux jacquard rouge Lacoste et chaussettes 
sur la moquette ?
Comment ne pas aimer avoir une anti rock-star à genoux devant soi ?
J’étais avec Déborah, qui exultait autant que moi, je soutenais mon mémoire 
le lendemain…


  • Chin Chin @ La Maroquinerie, octobre 2007
A force de les rater, j’ai fini par les attraper. Impeccables sur toute la ligne, 
un spectacle magnifique d’une heure et demi, ambiance survoltée, chaises musicales, 
hystérie pour du funk… ça fait un bien fou !


  • So So Modern @ BBMIX (Boulogne-Billancourt), octobre 2007 
Attention tornade ! Ils viennent de Nouvelle-Zélande, sont habillés en pandas, 
dansent divinement bien, et réussissent le pari de faire lever et danser un public 
engoncé dans des fauteuils de conservatoire. A suivre…


  • La Maison Tellier @ Le Zêbre de Belleville, novembre 2007
Lorqu’on plonge dans l’univers de 5 normands, plus que touchants, on en oublie que 
le temps passe… vite. Presque deux heures de show, de la folk mélancolique et épurée 
aux reprises rock. Ils font honneur à leur nom. After au Wepler après une épopée 
rocambolesque dans le gros camion blanc…


  • Metronomy @ Transmusicales (Rennes), décembre 2007
Lorsqu’on vient écouter Simian Mobile Disco et Dan Deacon, on découvre plus original… 
Metronomy s’active sur scène avec une rigueur implacable, actionnant leurs petits coeurs 
roses… heartbreakers !




 

Nouveaux albums attendus et/ou reconnaissances pour 2008


  • Rien (Radio Campus !!!!!!)

  • The Do (on peut déjà l’inscrire au Best of 2008)
  • Sébastien Tellier (tiens tiens encore Record Makers…)
  • Metronomy
  • Foreign Beggars

  • Jamie Liddle

  • Hindi Zahra (she really deserves it)

  • Apple Jelly

  • Fortune (oui Abstrakt Keal Agram c’est terminé, un meilleur accueil pour 
Fortune svp, on se concentre et on écoute sans à-priori, merci !)

  • Adam Kesher

  • Pokett