Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord

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What’s up pour 2010 ?

In des disques... on janvier 3, 2010 at 9:25

D.R.

Après avoir fait le bilan de l’année et le bilan de la décennie, il est temps de regarder ce que nous réserve l’année à venir.

Les disques qui font un peu saliver :

Menomena : Ramona Falls n’est qu’un side project, Ramona Falls n’est qu’un side project, Ramona Falls n’est qu’un side project…

Final FantasyHeartland : leur seul défaut a toujours été d’avoir un nom de jeux vidéos… et de sortir trop peu de disques. D’accord ça fait deux défauts :)

The Strokes : cette fois il parait que c’est pour de vrai, les side projects sont si mauvais qu’il nous faut ce retour…

Hot ChipOne life Stand : quand les binoclards prennent le contrôle du dancefloor…

Les disques attendus :

Midlake - The courage of others : ils ont fait quelques faux pas mais cet album risque de faire pleurer dans les chaumières.

EldiaYayaya (sortie 22 février 2010) : des français qui font de la pop rock correctement, ça existe et je me suis échinée durant 2009 à vous le démontrer. ALors après avoir reçu l’EP qui swingue, je peux déjà affirmer que leur disque sera dans pas mal de platines… Chronique imminente !

My Girlfriend is Better than Yours : après l’EP et le concert, il faut boucler la boucle de ce projet mignon tout plein !

Of MontrealFalse Priest : comme d’habitude, ça promet !

Born RuffiansSay ItBand of HorsesNight RainbowsFleet Foxes ; Four TetThere is love in you ; The National ; Vampire WeekendContra ; YeasayerOdd Blood ; Syd MattersMina Tindle ; Gush

Les disques dont on se fiche un peu :

Cat Power : arrête de pleurer Pénélope, on a trouvé d’autres filles avec ta voix (cf. Marie Flore)

Arcade Fire : leur dernier disque était mauvais, le nouveau peu-il être pire ?

Interpol : Stop ! les come-backs ne sont jamais bons ! (enfin j’écouterai quand même, juste pour rire, hahaha)

MgmtCongratulations : Revus à Rock en Seine, les pauvres jeunes sont bons pour retourner travailler… ils auraient dû suivre l’exemple des Yeasayer !

2000 – 2009, manuel des années 2000 à l’usage des vieux et des plus jeunes

In Ce qui m'amuse, des disques... on janvier 1, 2010 at 3:30

2000 – 2009, manuel des années 2000 à l’usage des vieux et des plus jeunes

Allez c’est parti, nous allons décompter ensemble de 9 à 0 en honneur à la première décennie d’un nouveau millénaire.  Les plus jeunes pourront y trouver quelques éléments de culture qui leur aurait échappé parce qu’ils ont le nez dedans et ne peuvent pas se souvenir de ce qu’était la vie sans mp3. Les plus vieux pourront se remettre à la page question vocabulaire et arrêté de penser que c’était forcément « mieux avant ».

9 concerts… ou presque (c’était parfois trop difficile de trancher alors j’en ai indiqué 2)

2000 : Herman Düne + At the Drive In + De la Soul + Simian @ Transmusicales – Rennes

2001 : Starsailor @ La Maroquinerie & Tool @ Zenith

2002 : Interpol @ Route du Rock

2003 : David Bowie + The Dandy Warhols @ Bercy

2004 : Air + Sébastien Tellier @ Zenith

2005 : Lou Reed @ Grand Rex & The Strokes @ Trabendo

2006 : TV on the Radio @ Rock en Seine & Battles @ Sous la Plage

2007 : Acoustic Ladyland @ Nouveau Casino & Art Brut @ Maison de la Radio

2008 : La Maison Tellier + Syd Matters & Poni Hoax @ EMB – Sannois

2009 : Toy Fight @ Café de la Danse & Turzi + Koudlam @ Elysée Montmartre

8 disques sitôt écoutés, sitôt adoptés

The Strokes – Is this It – 2001

Apparat Organ Quartet – s/t – 2002

Joakim – Fantômes – 2003

Franz Ferdinand – s/t – 2004

Camille – Le fil – 2005

Sébastien Tellier – Sessions – 2006

Caribou – Andorra – 2007

Syd Matters – Gost Days – 2008

Aufgang – s/t – 2009

7 pochettes de disques gravées dans ma mémoire

Thomas Fersen – Pièce montée des grands jours – 2003

Philippe Katerine – Robots après tout – 2005

Of Montreal – Hissing Fauna, are you the destroyer ? – 2007

Chicros – Sour Sick Soul – 2007

Noah and the Whale – Peacefull the world lays me down – 2008

Turzi – B – 2009 (vinyle)

et…

Mauve – Kitchen love – 2008 :)

6 horreurs dont on se serait passé

Les Star Ac’ et tout ce qui va avec (les shows, les sous-artistes…)

U2 (sa vie son œuvre…)

La pochette d’Animal Collective – Strawberry Jam – 2005 (Il existe malheureusement des centaines de disques dévalorisés à cause de leur pochette, Animal Collective gagne le pompon…)

La pochette de Metronomy – Night’s out – 2008

Superbus en première partie : il fut une époque où aller à un concert quel qu’il soit (Stéréophonics, Weezer…) ne pouvait pas se faire infliger l’ignoble Superbus en première partie, on se réjouie de ne plus les voir !

Pete Doherty, sa drogue, sa pauvre life et ses Babyshambles : circulez, y’a rien à voir…

5 enrichissements de notre vocabulaire :

  • Téléchargement : terminé le cd et la queue chez le disquaire. A l’aube de la décennie 2010, la Fnac Bastille, unique enseigne dédiée à la musique, vient de mettre la clé sous la porte. La musique se fait numérique. On a tous commencé avec nos « cd gravés », rapidement remplacés par la clé USB, on a tous fréquenté Emule ou Soulseek et on s’est tous équipé de la FreeBox (tout comme l’Oréal parce qu’on le vaut bien, on a free, on a tout compris).
  • Mac : La bataille Mac/pc existait avant les années 2000, mais avec l’utilisation massive d’Internet, devoir updater des mises à jour anti-virus, anti-bug, anti-plantage anti-anti tape sur les nerfs de tout geek qui se respecte. Et donc, logique, on switche. Internet Explorer se fait raccompagner à la frontière pour Firefox et la suprématie iPod, iPhone finit de bouter les derniers reliquats de Macroshit hors de notre univers. Décennie 2010 celle de l’Empire contre-attaque pour Pc (cf. les mini-pc) ?
  • Myspace : avant lorsqu’on parlait de découvertes musicales, on donnait une démo ou on faisait écouter un disque à ses amis. Les années 2000 ont offert un nouveau tic de langage « T’as un Myspace ? / T’as son Myspace ? / Je vais checké son Myspace » En réalité cet outil a toujours été un peu pourri, ramait sévère entre chaque changement de page, sautait entre les titres… Mais le Myspace pour un groupe des années 2000, c’est un peu comme la Rolex en politique, si t’en a pas t’as raté ta vie. Le même raisonnement est valable pour la vidéo et l’apparition de Youtube et Dailymotion comme mot de vocabulaire à part entière. Et pour Wikipédia comme alternative au Petit Robert.
  • Facebook : l’invention du réseau social virtuel qui fonctionne… Chaque jour, chacun s’est créé une nouvelle dépendance en allant discuter, regarder des photos/vidéos, et raconter la moindre miette de ses activités, le tout virtuel bien entendu. Twitter est passé à la vitesse supérieure en ne permettant de s’expriment qu’en 140 caractères. Ainsi, chacun sait tout ce que chacun fait. George Orwell n’avait pas imaginé un Big Brother si puissant…
  • Blog : en terme de lecture, donc de loisirs, avant on avait les abonnements aux magazines, les fanzine voire les webzine. Après 2000, le Blog fait un boum. Chacun veut raconter les choses comme bon lui semble, marre des lignes éditoriales auxquelles il faut se plier, des deadlines à respecter, chacun veut faire comme il veut quand il veut. C’est ainsi que les Blogueurs ont pris une place considérable dans notre panel de lectures. C’est un mouvement tellement nouveau qu’on ne sait toujours pas comment orthographier les choses : bloggeur, blogueur, blogger… ? Au départ les journalistes ont vu ça d’un mauvais œil, les « sans carte » contre les « avec carte » de presse. Puis très vite ils se sont mis à avoir leur propre blog au sein de la rédac ! Tout comme il y a des mauvais magazines, il existe des mauvais blogs, mais la réciproque est aussi vraie :)

4 mots-clés à retenir en matière de tendances musicales (et tous les groupes cités méritent une attention particulière et constituent de ce fait mon Top 2000 – 2009) :

  • Retour : si l’on peut à jamais faire le deuil du R’n’B qui ne produit plus rien d’intéressant depuis les 70’s, le rock a fait son come-back flamboyant parmi les jeunes. On tient souvent pour responsables The White Stripes,  The Libertines et The Strokes qui ont eu le bon goût de (re)faire de la musique de leurs parents en ajoutant une touche contemporaine. Plus nerveux, plus rapides, aux paroles moins molles et plus réalistes et aux mélodies recentrées sur le minimalisme et l’efficacité, on a assisté à plusieurs déferlantes de « groupes en The » : The White Stripes (1999*), The Strokes (2001*), The Libertines (2002*), The Kills (2002*), The Rakes (2005*), The Spinto Band (2005*) ou plus récemment The Dead Weather (2009*). Lesquels se sont vu opposer l’autre tendance des « noms de derrière les fagots »: Phoenix (2000*), Yeah Yeah Yeahs (2002*), Franz Ferdinand (2004*), Clap Your Hand Say Yeah (2005*) ou Artic Monkeys (2006*). L’Electro est l’autre grand courant à bénéficier d’un joli succès. Alors qu’on pensait que les Djs allaient mal vieillir et devenir les ploucs en survêtements bling-bling, non seulement (à quelques mauvais exemples près dont on ne prendra pas la peine de parler ici) les quarantenaires ont encore de la ressource (Etienne de Crécy, Zdar, Alex Gopher…) mais en prime les relèves ont bel et bien assuré. On va d’ailleurs très vite distinguer deux types d’électro : la musique à (j)ouïr et l’électro intello. A la première catégorie les mélodies sitôt écoutées –sitôt dansées – sitôt oubliées à la Ed Banger** (SebastiAn, Justice, Yuksek, Uffie…) s’identifient les plus jeunes en manque de culture musicale et adeptes de la surconsommation en tout genre. Génération mal-être aussi qui achète sans compter et se vide la tête chaque semaine sur des rythmes binaires. A la seconde branche électro on retrouve des mélodies aux pieds beaucoup plus travaillés, de la musique moins accessible de prime abord : Arnaud Rebotini, Yvan SmaggheEllen Allien… De l’électro qu’on peut écouter en se concentrant dans son salon, pas forcément sur un dancefloor.
  • Mélange : La vraie caractéristique des années 2000 est cette beaucoup plus grande mixité des sonorités. La mondialisation et l’accélération vertigineuse des transmissions des données via l’informatique auront véritablement permis l’émergence de mélanges assez inédits. St Germain (2001) et Gotan Project (2002) ouvrent la voie en popularisant l’électro-jazz et l’électro-tango. L’électro-rock suivra rapidement avec des formations comme Cansei de Ser Sexy (2004*), Klaxons (2006*), Boys Noise (2007*), Midnight Juggernauts (2007*) ou Foals (2008*). Métissage qui s’accompagne aussi de mélanges intercontinentaux. Certains groupes de pop ont d’ailleurs créé une tendance consistant à usurper son identité : I’m From Barcelona (2006*) sont suédois, Architecture In Helsinki (2004*) sont australiens ou encore Of Montreal (1997*) sont américains On a vu un renouveau de la soul et de la funk, du jazz tant bien que mal. La dernière tendance (Obamania oblige ?) est à l’afrobeat d’Hémisphère Nord. Ainsi Ezra Koenig semble se spécialiser dans le domaine avec Vampire Weekend (2008*) et The Very Best (2009*). Nombre de groupes de Brooklyn suivent la même tendance (Mgmt, Yeasayer…).
  • Extrême : Dans la prolongation de la veine des Mélanges, certains ont poussé les expériences à leur paroxysme. Distorsions de sons, bidouillages de machines récentes et dinosaures, triturages d’instruments… tous les genres musicaux se font revisiter par des collectifs bien déjantés. La pop borderline d’Of Montreal, les mélodies entêtantes de GUiLLeMoTs (2006*), les textes acides du Klub des 7 (2006*), les expériences appartementales des sœurs Cocorosie (2004*), la dentelles de batterie de Battles (2007*) ou plus récemment le massacre de guitares à la perceuse par GaBlé (2008*) et la désinvolture des supporters de foot sous-tendu de musique classique de Koudlam (2009*) ont apporté une touche de fantaisie dans le paysage musical actuel qui crie à l’uniformisation des goûts et des labels. Ces artistes ont trouvé une parade très intéressante au piratage et ont su évoluer avec leur temps : certes leurs albums sont bons mais c’est surtout sur scène qu’il faut observer ces drôles de trublions. Et ça un concert, c’est une expérience unique, beaucoup plus difficile à pirater :) !
  • Avènement de la musique Nerd : Et oui, le gros boutonneux à lunettes n’est plus répulsif et reclus de la société. C’est devenu un sex-symbol de certains courants musicaux. Dans un premier temps, il y a eu le retour en force du Post-rock, certes pas sur toutes les ondes de radios (qui elles aussi subissent un formatage poussé), mais dans les cercles musicaux, continuer de cracher sur le post-rock aujourd’hui est presque un pêché capital. Si Tortoise (1994*) ou Godspeed You ! Black Emperor (1994*) étaient l’apanage de happy few, le post-rock des années 2000 est bien plus In, le dernier en date étant le splendide travail de Cougar (2007*). Autre courant qui connaît un beau revival nerd, le krautrock. Zombie Zombie (2007*) est l’exemple français le plus délicieux de cette nouvelle tendance où l’on prend plaisir à voir deux passionnés de musique produire des sonorités assez incroyables de machines bizarres. Etienne Jaumet (album solo 2009*) est à la fois l’ami et l’icône. Sur ces traces et tout aussi talentueux, on place beaucoup d’espoirs en Turzi (2006*) qui manie les machines aussi bien que les guitares. Enfin, les années 2000 sonnent la Grand-Messe pour les musiques scandinaves. Une déferlante de pop glacée et musiques planantes.
  1. Suédois (tendance pop) : The Hives (1997*), The International Noise Conspiracy (2000*), Peter Bjorn and John (2002*), Melpo Mene (2004*), Peter Von Poehl (2006*), Lykke Li (2008*), Fever Ray (2009*)…
  2. Islandais (tendance orchestrale) : Gus Gus (1995*), Sigur Ros (1997*),  Bang Gang (1999*),  Mùm (2002), Apparat Organ Quartet (2005*), FM Belfast (2009*)…
  3. Norvégiens (tendance belles finitions) : Röyksopp (2001*), King of Convenience (2001*), The Whitest Boy Alive (2006*)…
  4. Danois (tendance nerveuse) : The Raveonettes (2002*), Efterklang (2004*) Vincent Van Go Go

Voilà, je m’arrête là pour ce tour d’horizon des bouleversements musicaux des années 2000 et j’espère que vous ferez quelques découvertes :)

* : j’ai choisi de prendre en compte l’année du premier album et non de la formation du groupe.

** : J’ai écrit à la Ed Banger, ils ne font pas forcément partie du label mais s’y assimilent (d’accord Pierre Emmanuel :) ?)

3 morts… On sait tous qu’il y a eu plus de décès que ça parmi les musiciens au cours de cette décennie mais j’en ai retenu trois par-dessus tout.

Au début des années 2000, nombre d’anciens rockers passent de l’autre côté et laissent ainsi s’exprimer une nouvelle vague d’artistes (décrite au numéro 4) : Joey (2001) et Dee Dee Ramones (2002, Ramones), Georges Harrison (2001, The Beatles), Joe Strummer (2002, The Clash), John Entwistle (2002, The Who) ou Nina Simone (2003) marquent la fin de la jeunesse de nos parents et nous laissent un peu respirer et voler de nos propres ailes. Le monde de la rétrospective pour les aînés, la scène pour les cadets.

D’une manière générale les morts violentes sont fréquentes dans le milieu du rock, c’est lié à leur mode de vie et ils l’ont bien cherché, pas besoin de s’apitoyer dessus plus que ça. Les trois décès qui m’ont marqué sont plus récents et d’une autre nature, me touchant de ce fait pour des raisons différentes :

  • Esbjörn Svensson s’en est allé en juin 2008, trop jeune et accidentellement (plongée sous-marine). Il lui restait beaucoup à apporter au jazz et ce milieu peine à trouver des successeurs qui sachent s’imposer.
  • Alain Bashung en a terminé du monde des vivants en mars 2009 et si son œuvre n’était pas totalement achevée (et reconnue à juste titre), le choc pour moi est venu du fait qu’il avait exactement l’âge de mon père… Ayant grandi avec mon papa sous les yeux et Bashung dans les oreilles, c’est un bout de mon équilibre naturel qui fichait le camp.
  • Vic Chesnutt enfin a choisi d’en finir à quelques jours d’une nouvelle décennie. Violence d’un choix qui rappelle la pendaison lointaine d’un très jeune Ian Curtis ; refus de continuer d’accepter de vivre dans certaines conditions (non pas matérielles mais psychologiques). Il n’y pas d’acte plus radical que sa propre mise à mort.

2 séparations de groupes mythiques qu’on ne regrettera pas… (ahahah bon débarras)

2000 : RIP Spice Girls & 2009 : NOasis

1 gros coup de vieux pour moi. Alors là vous riez, vous vous dites « ahah, ben comment donc, elle n’a même pas 25 ans et elle parle de coup de vieux. » Eh bien oui, car la décennie 2000- 2010 marque pour moi le passage à l’âge adulte. Je n’étais pas majeure en 2000. Je vivais dans une douce ville de province grise (où le granite qui recouvre le sol et parfois les bâtiments, une ville assortie au ciel pluvieux, j’ai nommé Rennes), j’habitais un appartement et une maison ultra-confortables (mon appartement parisien doit tenir dans ma chambre d’enfant) et j’étais à mille lieues de certaines préoccupations. Quand on est mineur, on peut assumer sans problème d’écouter Aqua, Britney Spears ou les Freestylers. Adulte il faut savoir argumenter pour pouvoir le clamer.  Il y a encore quelques années, dormir 3h par nuit ne me posait pas de problèmes alors que je restais tranquillement à la maison, maintenant que j’aimerais enchaîner les concerts toutes les nuits, je mets 3 jours à me remettre d’un écart au-delà de minuit ! Et par-dessus tout, argument ultime, en 2000 je n’avais pas de lunettes !

0 regret, il ne faut pas jouer les vieux cons, le standing de vie n’a jamais été si confortable même si l’on sait que, pour la première fois dans l’histoire de l’homme, le niveau de vie des générations futures sera inférieur au nôtre. Alors profitons de la vie et consommons de manière raisonnée, n’oublions pas d’aller voter, ne négligeons pas de sortir le nez dehors (aller voir ce qui nous entoure, les cités, les sdf, les rayons de soleil qui parviennent encore jusqu’à nous…) et puis arrêtons de nous plaindre, ce sera pire plus tard J !

Je vous souhaite que 2010 vous apporte autant de bonnes surprises et de joies que possible.

Avec ton mon amour et toute mon affection virtuels que je peux transmettre via les touches d’un clavier, votre dévouée V.

OF MONTREAL @ Bataclan

In des concerts... on février 2, 2009 at 4:13

Pop-psyché / USA / 31/01/2009

© Juliette – Le Hiboo

© Juliette – Le Hiboo

Une brève chronique alors qu’il s’agit d’un concert d’un de mes groupes préféré ? Curieux… tout simplement parce que c’est la première fois que je ressort déçue d’un spectacle d’Of Montreal. En octobre, Of Montreal avait donné un spectacle plein de vitalité et d’une puissante énergie communicative. Ce soir là, public fatigué, groupe visiblement sur les rotules, la salle est restée quasiment statique…

Il faut reconnaître que les tableaux des performers étaient un peu décevants car pour l’essentiel identiques à ceux de leur dernier concert (en France). Les visuels étaient eux aussi dépassés (ils avaient laissé celui où on ne sait pas si Obama ou Hillary Clinton seront élus). Et la seule grande nouveauté qui mettait en scène Kevin Barnes momifié par de la mousse à raser dans un sarcophage n’a pas suscité de grand enthousiasme dans la salle. Côté musique, Brian Poole et ses ailes mi-anges mi-démon assurent toujours autant, en revanche le reste des musiciens semblent fatigués, jouant un peu mollement parfois. La déception supplémentaire vient aussi du fait que le beau batteur afro qui nous avait été présenté la dernière fois n’est plus là, et force est de constater qu’il était un batteur bien plus efficace et talentueux… La reprise finale des Franz Ferdinand (Take me out) accompagné des Casiokids (que je me bouffe les doigts d’avoir loupé) et de tous les performers a tout de même fini par réveiller un peu le public.

Cependant je remarque que je n’ai encore jamais pleinement apprécié un seul concert dans cette salle. Peut-être que le problème est là finalement… J’espère que le niveau remontera la prochaine fois.

Note : 7/10

 

Crédits photos : Le Hiboo

BILAN MUSICAL 2008

In Ce que j'écoute on décembre 31, 2008 at 11:16

Chaque année c’est la même chose, on regarde la liste des albums écoutés, des concerts vus, des chroniques écrites ou lues… et on se dit que c’est débile de vouloir établir un classement des meilleurs albums de l’année. Et pourtant on ne peut pas s’en empêcher, on recommence…

Alors voilà mes impressions concernant les disques et concerts qui ont été infligés à mes oreilles pendant un an. L’année derrière j’ai décerné trop de médailles, alors cette fois je suis un peu plus stricte. Il n’y aura pas de Top 10, mais 10 coups de cœur, et bien entendu je vais vous expliquer pourquoi.

N.B : Occasion ici est donnée comme chaque année de remercier tous les professionnels de la musique qui me font l’honneur et la faveur de me laisser entrer dans leurs salles et /ou écouter leurs albums. A ceux qui me font aussi confiance pour la personne que je suis. Merci.

MON TOP DISQUES

Metronomy – Nights Out (Because) : mon coup de cœur des Transmusicales 2007. L’album a atterri dans mes mains en mars mais n’est sorti qu’en août. Du talent sur scène, du talent sur disque, un condensé de tubes, trois anglais nonchalants (cf. interview) qui ne se prennent pas au sérieux sauf lorsqu’il s’agit de jouer correctement.

Syd Matters – Gost days (Because) : et dire que j’ai failli les oublier dans mon palmarès ! Lorsqu’on parle de groupe parisien, selon moi cela devrait ressembler à la magnifique folk pop-rock épurée et mélancolique de Jonathan Morali.

Noah and the WhalePeaceful the world lays me down (Young and lost club Records) : la pépite, découverte inattendue au cœur de l’hiver froid et pluvieux de Paris. Sorti en août, estampillé « Pépite » par moi-même trois mois plus tard.

Of Montreal Skeletal Lamping (Polyvinyl) : novateur, on quitte la pop sixties et ses cœurs mielleux pour un panaché d’influence plus contemporaines. Paradoxalement c’est surtout un retour aux sources des premiers albums, on approche la perfection, que va t’il inventer la prochaine fois ?

The Do A mouthful (Cinq 7) : The Do, je les suivais depuis un an lorsque leur album a enfin vu le jour en janvier. Eclectique, drôle et poignant, un premier album de grande qualité qui a connu le succès qu’il méritait (prédit dès mars 2007).

Mgmt – Oracular Spectacular (Columbia) : Brooklyn produit chaque année son lot de jeunes talents. Un EP en 2006 nous avait mis l’eau à la bouche, deux ans plus tard le charme de Mgmt a opéré comme il se doit (sur disque, la scène appelle encore à quelques progrès).

Vampire WeekendVampire Weekend (XL Recordings) : un nom digne d’un film de la Nouvelle Vague, des sonorités largement empruntées à l’afro-beat… Brooklyn a encore frappé et fort. Est-ce en partie grâce à cette mode de la musique sud-africaine qu’un Obama pourra être élu Président des Etats-Unis quelques mois plus tard ?

Hot ChipMade in the Dark (EMI) : Quand l’électro réconcilie nerds coincés et accros du dancefllor… c’est peut-être fait dans le noir, mais c’est loin d’être réalisé à tâtons !

Grampall Jookabox Ropechain (Asthmatic Kitty records) : voilà la découverte qu’on a vu venir de nulle part ! Lorsqu’on passe son temps à écouter des disques et qu’on trouve quelque chose qui ne ressemble à rien de ce qui se fait en ce moment, on exulte. C’est le cas avec David Adamson qui nous entraine dans son univers fantastique et paranormal. Enregistré en une semaine, cet opus est un peu abrupt au départ, mais après quelques écoutes c’est de la poudreuse…

The NotwistThe Devil, You + Me (Coopérative Music) : ils sont allemands et ils ne font pas de l’electro. On a attendu la sortie de la sixième perle pendant cinq ans, et on n’est pas déçus, non, tout simplement subjugués par la complexité des arrangements, la pureté des lignes des voix, la beauté de l’objet. Un sans faute !

Mentions spéciales (car il fallait se limiter à 10 mais j’en aurais bien mis plus)

Sébastien Tellier Sexuality (Record Makers) : J’aimais l’album avant l’Eurovision rassurez-vous. Sébastien Tellier fait des albums concepts, il s’est attaqué à l’électro cette année et tout le monde attendait une bombe du dancefloor. Que neni, du retro-ringard à souhait, qui est jouissif lorsqu’on le prend au 3e ou 4e degré, pari réussi pour Sexuality !

TV on the Radio Dear Science (Interscope) : bon, j’aurais pu le mettre dans mon classement, mais j’ai découvert Grampall Jookabox entre-temps. J’ai raté leur concert (sans quoi ils m’auraient conquis).

Ez3kielBattlefield (Jarring Effects) : Roméo et Juliette version électro-rock et jeu vidéo ? vous avez frappé à la bonne porte ! Après le délicieux et suave Naphtaline, Ez3kiel reprend les armes et attaque fort. En concet c’est encore plus impressionnant.

SubtleExiting Arm (Lex) : troisième opus d’un sextet bien rodé, toujours aussi complexe et original.

Calvin Harris – I Created Disco (Cinq 7) : Parce qu’il est jeune et prometteur, parce qu’il a mon âge et fait de la musique qui s’adresse à ma génération… Un premier album qui tire souvent sur les mêmes ficelles mais terriblement efficace.

MON TOP CONCERTS

Janvier : La Caution et Beat torrent @ Nouveau Casino

Afin de fêter comme il se doit ses 10 ans d’existence et d’indépendance, Radio Campus Paris avait concocté deux soirées de qualité. Moi pour qui le rap et le hip-hop ne sont pas une prédilection, j’ai été subjuguée par La Caution (qui n’avait pas joué depuis deux ans à Paris). Beat Torrent a commencé à jouer au moment où je quittais la salle, du coup je suis restée deux heures de plus, tant leur travail est minutieux, de quoi faire pâlir 2 Many Djs.

Février : Syd Matters @ Café de la Danse

Qui n’a jamais écouté les disques de Syd Matters loupe quelque chose. Qui n’a jamais vu Syd Matters sur scène ferait bien d’y remédier. Poésie, magie, délicatesse des accords, une voix à vous faire pleurer les saules. J’ai vu 5 fois le spectacle en quelques mois, 5 spectacles différents.

Mars : Menomena @ Point Ephémère

Je ne pensais pas être aussi agréablement surprise par Menomena. Je pensais que tout était dans le disque. Eh bien une fois de plus, seuls les imbéciles ne changent pas d’avis. Une énergie à couper le souffle, un batteur un peu fou, un spectacle bien rodé… rien à ajouter.

Avril : Sébastien Tellier @ La Cigale

En février, je m’entretenais avec Sébastien Tellier et assistais au premier concert de son nouvel album d’électro-seventies ringarde. Les basses me rentraient dans le ventre, mon cœur faisait des bonds, Sébastien était trop stressé et le public était venu par curiosité plus que par intérêt pour que la soirée soit réussie.

Deux mois plus tard, on retrouve une salle de la Cigale comble et un show sans fautes. Sébastien est dans son élément, raconte 200 bêtises à la seconde, le son est bon (ce qui est plus que rare à la Cigale). S. Tellier se déhanche, masturbe son micro en plexiglas, se vautre sur le piano… On retrouve tout le second degré (voire deuxième, voire troisième) qu’il faut adopter pour adorer cet artiste.

Mai : Of Montreal @ Point Ephémère

Concert surprise un jour férié. En ce jour d’arrêt d’un des plus grands massacres du XXe siècle, Of Montreal déclenche les hostilités, partant à l’attaque d’une salle réceptive et survoltée. Mimes et acrobates, ballons, canons à confettis, Vj-ing déjanté, costumes foutraques (Kevin était torse nu, vêtu d’un short et d’un collant en lycra et des santiags bleu-turquoise ; Brian avait une djellaba…). Le spectacle est impeccable, la musique est géniale. A la sortie, rendez-vous est pris pour leur venue en octobre pour leur neuvième album, ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde (interview +spectacle à l’Elysée Montmartre), comme quoi ça sert les filtres audio !

Juin : Camille et I’m From Barcelona @ Le Rock dans tous ses Etats – Evreux

Je n’avais pas aimé le nouveau disque de Camille, je n’attendais donc rien de son spectacle. Aucun instrument mais un orchestre humain, une petite puce à l’énergie débordante et bourrée d’humour. Ca groove, le son est nickel, c’est mon coup de cœur spectacle de l’année.

Pour fêter ses dix ans d’existence, le RDTSE s’est offert une surprise party animée par I’m From Barcelona : ballons, chorales, musiques qui swingue, joyeux anniversaire le Rock !

Juillet : The Do et Iggy and the Stooges @ Garden Nef Party – Angoulême

Hasard (ou manque d’imagination) des programmations, après avoir vu The Do pendant tout 2007 dans des petites salles pour des spectacles toujours géniaux, j’ai assisté aux concerts de The Do sur plusieurs festivals  bondés (Evreux, Arras) pour des shows ultra-décevants. Reprise en main au splendide festival d’Angoulême. Le site est magnifique, les efforts en matière de préservation de l’environnement sont aboutis (gobelets consignés, toilettes sèches, nourriture et boissons bio, recyclage poussé des déchets), le soleil brille… et Olivia et Dan semblent soudain à nouveau heureux de jouer.

Sans Iggy Pop, the Stooges ne seraient rien : leur musique n’est pas fantastique, ils n’ont rien d’original dans leur jeu de scène et ils ne sont pas beaux. Iggy Pop lui, malgré son âge qui le rattrape doucement mais surement, est en pleine forme. Il se déhanche, grimpe sur les baffles, réaffirme sa joie d’être sur scène et assure un spectacle irréprochable.

Septembre : Turzi + Zombie Zombie @ Point Ephémère

Soirée Kraut-rock ! Programmés ici dans le cadre du festival Jazz à la Villette, les deux Zombies ont eu la magnifique idée d’intégrer des lignes de saxophone dans leur électro-batterie. Les titres en association de Turzi et Zombie Zombie était également bien trouvés. Enfin Turzi, le prodige qui a bien fait de ne pas attendre que les français reconnaissent son talent pour l’imposer au reste du monde, nous livre un mélange de A et B. La suite, la suite !

Novembre : Phoebe Killdeer @ Café de la Danse

Elle est belle, elle a du chien, elle est enceinte et une pêche d’enfer. Spectacle sans faute, on est sous le charme en quelques minutes. Quelle bonne idée d’avoir abandonné Nouvelle Vague !

Novembre : Poni Hoax @ EMB-Sannois

Honte à ceux qui n’ont pas daigné bouger leurs carcasses pour assister à un show déjanté, bourré d’humour et d’une qualité qui fait plaisir. On assiste à Poni Hoax et on reprend espoir dans les groupes français.

Décembre : GaBLé @ Ubu – Transmusicales – Rennes

Parce que je n’avais pas vu venir le buzz, parce que je n’avais écouté le disque avant, parce que ces trois jeunes là sont charmants et drôles, tout simplement parce que leur musique est éclectique, électronique et émérite.

MON TOP POCHETTES (un album bien décoré ne peut jamais être foncièrement mauvais)

John et Jehn : deux albums de cinq titres chacun, un garçon et une fille habilement dessinés par le tatoueur de John, le tout en noir et blanc. C’est beau, c’est classe, c’est rock n’ roll. J’aurais juste préféré qu’ils s’appellent Jehn et John, gentleman touch oblige…

Of Montreal : Le frère et la femme de Kevin Barnes réalisent toujours les graphismes des univers barrés d’Of Montreal. Cette fois, on pouvait même choisir entre plusieurs artifices supplémentaires (un lampion chinois par exemple).

Noah and the Whale : coloriage d’enfant, c’est coloré, c’est charmant comme leur album

The Notwist : regardez, ouvrez et délectez-vous de ce livret.

Pop Levi : un Pop en kimono rouge rehaussé d’or sur un fond noir, ombre et lumière splendide.

The Spinto Band : collage et bricolage sur kraft, simple comme leur musique.


Bilan des courses : j’ai été certes trop généreuse l’année dernière dans mon Bilan 2007, cependant le cru 2008 des disques est quand même moins extraordinaire que les années précédentes… ce n’est pas le cas des concerts, qui eux restent au top et se multiplient tant qu’il devient difficile de tout suivre

Mes attentes 2009 (to be continued…)

  • Le retour aux sources hip-hop d’Oxmo Puccino et ses Jazzbastards
  • Tucumcari de Sammy Decoster
  • B, la suite de A par Turzi
  • Le premier album des Naive New Beaters (Cinq 7)
  • La reconnaissance et le triomphe mérité pour Arch Woodman

OF MONTREAL – Square d’Anvers – 14 octobre 2008

In Papotages... on octobre 17, 2008 at 8:26

Hôtel qui ne paie pas de mine de l’extérieur, mais plein de charme une fois qu’on est dedans, square d’Anvers. Les membres d’Of Montréal ont raté leur avion et du coup leur comité d’accueil est plutôt fourni. Le temps que ce soit mon tour, je discute avec Brian Poole, tout d’orange et rouge vêtu, assumant pleinement son revival néo-hippie (non sans blague je ne pensais pas que ça existait encore : un pantalon rouge en velours à gros chevrons !).

Lorsque vient mon tour de poser mon micro et mes questions, Kevin Barnes est tout étonné que je tienne à interroger ensemble plusieurs membres du groupe, il n’a pas l’habitude et a l’air très content de ne pas devoir se taper seul la promo de 10 personnes pour une fois.

Interview pressée entre un shooting et une télé, du plus borderline et charmant des groupes US.

M : Salut Kevin, salut Brian, moi c’est Mauve, ou Violette si c’est plus facile pour vous.

Kevin Barnes et Brian Poole : Ah cool ! c’est sympa. Ah ah !

M : Dites-moi, je crois qu’en France on a un problème car on dit toujours « Of MonRéal » au lieu d’ « Of MonTRial », j’espère que ça ne va pas trop vous saouler pendant 2 jours !

K.B. : Ouais c’est pas grave, maintenant on sait dire « de Moneréal ».

M. : Donc, Of Montréal c’est 11 ans d’existence et 9 albums, vous vous considérez comme un vieux groupe ?

K.B. : Euh… eh bien…

B.P. : On a grandi tu sais, on a beaucoup évolué depuis les premières chansons de Kevin ou on l’on sortait des petits trucs, c’était plus influencé par les Kinks ou les Beach Boys ou… un tas de choses comiques qu’on ne va pas citer [K.B pouffe de rire]. Mais la façon d’écrire les titres a évolué, les influences ont été digérées et je pense le plus il écrit de titres, meilleures elles sont. Donc on a un peu grandi, plutôt que vieilli finalement.

M. : Kévin, tu écris encore toutes les paroles seul ou… ?

B.P. : Oui Kévin écrit encore tout seul tous les titres

M. : Dans Skeletal Lamping, on trouve selon moi beaucoup de nouveaux thèmes dans votre musique. J’aime par exemple la sorte de rap dans Wicked Wisdom, c’est très drôle [K.B pouffe à nouveau de rire, il lui ont donné de l’oxygène en barre dans l’avion ou quoi ?]. Diriez-vous que c’est un tournant dans votre carrière ? Est-ce que vous recherchez de nouvelles choses ?

K.B. : Oui exactement, je recherche en permanence des choses nouvelles, de nouvelles inspirations… et je le crache dans les studios. Pour moi c’est toujours comme ça, je découvre quelque chose, j’entends quelque chose, et je me dis « Je veux essayer quelque chose comme ça » tu vois ? Donc j’ai laissé trainé mes oreilles du côté de Curse Mayfield et dans différentes grandes villes, j’ai réécouté pas mal de funk et soul des années 70 et… oui ça été une grosse part d’inspiration du nouvel album… Tu sais, la plupart des titres sont beaucoup plus inspiré de ce genre musical. Il y a quelques années ce qui me m’intéressait c’était plutôt la pop sixties et tout ce qui pouvait s’y apparenter et je m’identifiais beaucoup à ce genre, et j’essayais de faire sonner les titres comme ça et maintenant c’est beaucoup plus funk et soul.

M. : Ok …euh…[là, j’étais pas certaine d’avoir tout saisi car il avait parlé à toute vitesse et je me mettais à comprendre pourquoi c’était mieux si Brian parlait , en réécoutant ça a été finalement !] Comparé à vos opus précédents, j’ai trouvé que sur le dernier, vous avez l’air beaucoup moins déprimé qu’avant. Etes-vous plus heureux, est-ce parce que vous comprenez mieux qu’avant la manière dont votre cerveau et vos émotions fonctionnent ?

K.B : Oui exactement, beaucoup mieux.

M. : Au fait, nous les français avons un autre problème, celui de réussir à traduire correctement les titres de vos albums et chansons. Pour Skeletal Lamping, vous pouvez m’expliquer ?

K.B. : Ca peut vouloir dire un tas de choses, mais pour moi, j’ai pensé que ça voulait dire « Mets ton squelette à nu et allumes la lumière » tu vois ? Plein de titres évoquent des sujets tabous ou embarrassants qu’il est de bon ton de ne pas aborder, on les mets sur la table, on enquête, on fouille… Mais « Nonpareil (1)» ce n’est pas un mot français ?

M. : euh… si mais non, on ne pas l’utiliser comme ça, ce n’est pas la même construction, on dirait « pas pareil » et pour votre titre « un parfum sans pareil » ou quelque chose comme ça…

K.B. : ah ah ok zut… j’ai compris…

M. : Avez un morceau préféré sur ce nouvel album ?

K.B. : hinhin… peut-être justement le premier morceau, Nonpareil, c’est nouveau pour moi par rapport à ce qu’on avait l’habitude de faire, c’est plus facile, et il y a une sorte de composition intéressante car le début est totalement différent de la fin. Qu’est-ce que t’en pense Brian ?

B.P. : Heu… j’en sais rien, comme nous avons appris tous ces morceaux récemment et qu’elles fonctionnent en bloc, cela s’apparente plus à un élément d’un tout pour moi. Il faut que j’aille encore écouter l’album et je pourrais peut-être en extraire quelque chose et m’en souvenir ! Je veux dire, quand Kevin nous apporte des nouveaux titres, parfois je les aime tout de suite, parfois il me faut du temps pour me les mettre en tête… Mais pour quelques raisons, ma chanson favorite en ce moment est Beware our Nubile Miscreants.

M. : Bien… à propos de Paris maintenant, vous allez jouer demain à l’Elysée Montmartre, vous aimez bien cette ville ? Parce que là vous avez de la chance il fait beau mais… Vous trouvez un intérêt particulier à commencer votre tournée dans cette ville plutôt qu’une autre ?

K.B. : Je crois que c’est toujours excitant d’être à Paris ou Londres, ce sont des villes super. Quand on joue aux Etats-Unis il y a tellement d’endroits où jouer et la plupart du temps c’est amusant, mais les villes en elles-mêmes ont peu d’intérêt, peu d’histoire, nous on a une vue romantique de Paris. C’est ce que je pense, et toi Brian ?

B.P. : Ouais, j’aime beaucoup Paris, c’est probablement l’une des villes où l’on préfère aller. En fait on n’aime pas tant que ça aller en Angleterre parce que le climat est en général plutôt effrayant et la nourriture est plutôt effrayante… (rires) et je pourrais continuer ! Mais Londres est sympa, y’a plein de trucs à faire et le temps est meilleur ! J‘aime beaucoup Londres et j’aime beaucoup Paris aussi parce que a fait de bons spectacles. On se sent aimés ici

K.B : Et aussi, à Londres on va toujours au même endroit, pour quelques raisons les anglais pensent qu’on fait une All Star tour à l’américaine, mais je n’ai pas ressenti ça en France. En France, on se fout un peu d’où tu viens, enfin c’est mon expérience. Alors qu’en Angleterre, s’ils nous entendent, ils entendent notre accent et on peut passer un mauvais moment (rires) ! C’est pas cool !

M. : Dites-m’en un peu plus à propos de ce Georgie Fruit, est-ce que vous avez choisi ce nom ou il vous a été donné par quelqu’un… ?

K.B. : Je ne peux pas vraiment le dire… Georgie Fruit c’est quelque chose qui a grandi dans mon esprit, c’est une sorte de jeu de rôle que j’aimais jouer, un personnage. Et pour beaucoup de personnes, j’étais ce personnage fictif en dehors de ma vraie personnalité. Et j’ai lentement réalisé que c’est impossible d’être en dehors de soi-même en même temps que cela te définisse. Ca n’a pas d’importance, si ça vient de toi, alors c’est juste une composante de ton psychisme, et c’est une voix de cet autre aspect de ta personnalité que tu n’as n’avais jamais exploré jusque là… Donc maintenant, j’essaie de tuer cette histoire de Georgie Fruit car je n’ai pas envie que les gens pensent que l’album a été fait à des fins fictives, que si ce n’est pas réel alors cela ne vient pas du cœur. C’est pour ça que j’essaie de l’étouffer autant que possible.

Je ne sais pas d’où est venu le nom, Georgie Fruit a une connotation comique. Pour nous Georgie est un nom rigolo comme « Oh Georgie… ? » tu vois c’est un nom bizarre (rires) ! Et « Fruit » ça sonne un peu bizarre, un peu comme « Freaky », un peu naze, c’est un vrai « Fruit Cake ».

M. : Et qu’en est-il de vos dessins ? Vous dessinez toujours tout ?

K.B. : Ce ne sont pas mes dessins mais ceux de mon frère ! Je suis un très mauvais artiste et mon frère a beaucoup de talent (rires). Ma femme et mon frère ont fait tout ça ensemble, tous les trucs comme les objets offerts avec le dernier album (2).

M. : Et sur scène vous avez des genres de mimes, des performers qui exécutent des fresques ou des tableaux, vous planifiez aussi ce qu’ils font ou ils sont libres de s’exprimer comme ils veulent ?

K.B. : Un peu une combinaison des 2, d’habitude on a plutôt des concepts mal dégrossis de ce qu’on veut et les artistes font comme ils veulent. Mon frère a cette fois dirigé les choses en ayant telle ou telle idée, en leur désignant les costumes et en leur expliquant que c’étaient les personnages qu’ils joueraient dans les différentes scènes. Mais parfois les coupures dans les morceaux sont tellement franches que les personnages n’ont plus rien à voir avec la musique. Par exemple dans She’s a rejector (3) les 4 sont déguisés en cowboys et s’assoient à table pour jouer aux cartes, l’un d’eux en a marre et comme dans les films d’Hollywood il commence à fracasser la bouteille sur les autres. Et là j me suis dit « d’accord on va avoir une grosse bagarre et tout le monde va se mettre à poil sur les tables et se bastonner et même en dehors de la scène. Mais c’était une vision barjo et on l’a finalement fait sous forme d’images statiques.

 

  1. : Nonpareil of flavour, premier morceau de Skeletal Lamping.

  2. : Vous pouvez au choix avoir un lampion chinois, des décalcomanies…

  3. : album précédent

OF MONTREAL @ Elysée Montmartre

In des concerts... on octobre 16, 2008 at 10:51

Pop psyché / USA / 15/10/2008

Après un show époustouflant à guichet fermé le 8 mai 2008 au Point FMR, Of Montreal ouvrait la tournée de son nouvel album avec une date à Paris (date unique en France). Après onze années d’existence et neuf albums, le groupe opère à un virage dans sa discographie avec Skeletal Lamping, pour notre plus grand plaisir.

 

Of Montreal, c’est un peu comme un problème de maths à l’ancienne : ils sont 10, parmi lesquels 6 jouent de la guitare, 3 jouent du clavier, 4 chantent, 4 sont mimes, 2 sont batteurs et 1 est VJ… retrouvez qui fait quoi !

Une fois de plus, le show de ce groupe s’appréhendait dans sa globalité, une heure et demi de musique sans interruption. Il s’agit d’une histoire en trois ou quatre actes. On assiste à des saynètes alternant avec des fresques burlesques. On a donc croisé ce soir là un tigre, un cochon, un cacatoès, deux bonhommes dorés, 2 ninjas, 3 morts mexicains, un éléphant et son dompteur… une joyeuse ménagerie. Kevin Barnes (leader et compositeur) termine en slip jaune asymétrique, le corps entièrement barbouillé de peinture rouge !

Le répertoire musical dévoile quasiment l’intégralité du nouvel album, avec quelques reprises de Hissing Fauna, are you the destroyer ? L’ajout du second batteur (grand gaillard afro qui termine de donner la touche funk au groupe) est une très bonne idée, le plan de scène était intelligemment pensé, les personnages pouvant se déplacer à loisir entre les éléments (2 batteries surélevées en vis-à-vis et les claviers également en hauteur en front de scène à gauche avec le VJ en contrebas, le reste au sol pour s’amuser). Les styles musicaux ont eux aussi beaucoup évolué, revenant à une pop psyché plus épurée, comme à leur début. L’introduction à petite dose de hard rock, rap, hip-hop, folk et électro produisent des mélanges détonnant extrêmement dansants : funk, twist, britpop… On en redemande !

Si Kevin est un leader ultra-charismatique, il accorde de plus en plus de place aux autres membres du groupe. En particulier à Brian Poole, guitariste à la tignasse rouge et blonde, en plein revival néo-hippie. Brian, qui avait rejoint le groupe dès ses débuts, est à présent au même niveau de Kevin sur scène, et sait aussi le remplacer. Kevin m’en avait parlé lors de notre entretien (cf. Interview Of Montreal), il souffre du personnage de scène qu’il a créé : Georgie Fruit. Dans ce nouveau spectacle, on assiste à la mise à mort de Georgie (par le cacatoès et le cochon, sur l’ordre de Kevin). Brian et Kevin sont à présent plus proches l’un de l’autre que Kevin et Georgie Fruit.

Malgré toutes ces qualités, l’ambiance n’était pas totalement au rendez-vous. D’abord la salle était un peu trop grande pour eux (remplie aux trois-quarts seulement). Ensuite le public parisien n’a pas subitement changé pendant l’été, il reste toujours aussi blasé, statique et morose. Enfin le public ne connaissait pas suffisamment le dernier opus pour se sentir capable de danser, ils étaient donc immobiles la plupart du temps et se déchainaient dès qu’un ancien titre était joué… Du coup, pas de cotillons, pas de ballons, pas d’euphorie aussi importante qu’au Point FMR…

Une excellente prestation scénique et musicale entachée par un public bougon, dommage ! J’ai dansé toute la nuit dans mon lit, vivement qu’ils reviennent !

Note : 8,5/10

OF MONTREAL – Skeletal Lamping

In des disques... on septembre 28, 2008 at 8:20

Electro-pop borderline / USA / 2008 / Polyvinyl

Chassez le borderline, il revient au galop !

La folle équipe du groupe Of Montreal, qui comme son nom l’indique nous vient des Etats-Unis, nous propose un onzième album ! Une heure de musique en quinze titres.

Onzième album d’un genre très restreint consistant en une explosion de sons dans tous les sens, de voix suraigües, de synthé déglingué… ils vont se répéter allez-vous penser. Que neni, Kevin Barnes se surpasse une fois encore, il garde toujours le même thème – la déception amoureuse et la dépression qui suit – mais explore d’autres genres musicaux en petites touches si courtes qu’elles ne dénaturent pas l’originalité mélodique du groupe.

Les titres oscillent entre 1’’26 et 7’’12 créant une dynamique surprenante, il est courant de penser qu’un titre vient de se terminer alors qu’on en est seulement au milieu. L’exemple le plus significatif du tournant pris par le groupe est probablement atteint dès la huitième minute (Wicked Wisdom) : une longue série d’insulte dont les genres musicaux passent des cœurs sixties mielleux aux variations des australiens d’Architecture in Helsinki, en passant par du rap ou une pop acidulée… Kevin connaît ses classiques (Beattles, Flying Pickets, Beach Boys…), observe ses contemporains (Just Jack, We are from Barcelona, voire une pointe de Block Party et Franz Ferdiand), sait les parodier aussi, terminant An Eluardian Instance par un « Don’t you pimp up my heart » qui semble tout droit sorti des tubes des gangstas-rapeurs US.

Dans un monde où l’économie libérale s’entraîne à la chute libre, dans une société où l’on vous demande de rentrer dans le rang, où l’on prône la « normalité » voire la « normalitude », Kevin envoie une fois de plus un violent coup de pied dans cette fourmilière qui implose :

« …Don’t be affraid little [world] of violence, I’m only poisoning you, cause i can’t shoot you / Don’t be affraid little man of my trouble mind, I’m just poisoning you a little every day… » (Death Is Not A Parallel Move).

Note : 9/10

BILAN MUSICAL 2007

In Ce que j'écoute on janvier 15, 2008 at 10:30

Bon allez, j’ai mis un peu de temps à me motiver pour le rédiger, 
mais voici mon bilan musical pour 2007.
Au menu : meilleurs albums, jolies pochettes et chouettes concerts… 
Cela n’engage que moi bien entendu et puis je n’ai pas tout écouté, 
tout vu, tout lu… Il y a des différences de niveau et de maîtrise, 
pas d’ingéniosité.
Ce sont donc les albums que j’emporterai de 2007 si j’avais à m’exiler
sur une île déserte. Ils sont à peu près classés par ordre de 
préférence…
Parlant de classement, le plus chouette apport des années 2000 reste 
l’éclatement de ces classifications rigides et contraignantes : 
le mélange est à l’honneur, pour le bonheur des zoreilles. J’ai donc 
classé comme bon me semblait :-) .



I. ALBUMS



20 Pop, rock, et assimilés : Bon, c’est mon domaine de prédilection 
alors forcément il y en a plus qu’ailleurs… l’année a commencé 
très fort, elle n’a pas aussi bien terminé. En choisir seulement 20 
m’a demandé des efforts de concentration, j’en ai réécouté quelques-uns pour les départager…


  • !!!Myth takes
(tout le monde les attendait au tournant, le virage est réussi !)

  • Of MontrealHissing Fauna, are you the Destroyer ?
(perle du borderline psyché depuis 10 ans, lorsque la dépression 
nerveuse sentimentale devient un jeu …)

  • KlaxonsMyths of the near future
(un album, un style, un coup de jeune !)

  • RatatatClassics
(oui il y a d’excellentes choses provenant d’Amérique… 
Brooklyn évidemment)
  • Ez3kielthe Naphtaline Songs
(l’avenir du cd est compromis ? Pas sûr… achetez l’album, 
vous comprendrez de quoi je parle…)

  • The NationalBoxer
(offert par ma grand-mère :-) , album de bien meilleure qualité 
que n’importe quel sous-vêtement…)

  • Los ChicrosSour sick soul
(Les mecs Too cool for school sont toujours aussi bons…sur bande 
uniquement)

  • La Maison TellierSecond Souffle
(oui oui oui j’aime ces cowboys français, non non non ça ne fiche 
pas le cafard ! De très belles interventions de The Elektrocution 
et Lippie)

  • M.I.AKala
(mélange explosif venu de la Grande-Bretagne indienne)

  • Menomena – Friend and foe
  • Acoustic LadylandSkinny Grin
(bon oui c’est 2006 normalement, mais je les avais loupés, ils 
méritent mieux que ce qu’on leur offre actuellement…)

  • Band of HorsesCease to begin

  • Battles - Mirored
(oui le post-rock a sa place dans ce classement)

  • Fiery FurnacesWidow city
(pari réussi pour le frère et la soeur… New York touch)

  • The NoisettesWhat’s the time Mr Wolf
(la voix et l’énergie…)

  • VoxtrotVoxtrot
  • Hey Gravity Risen
(lorsqu’on a pas de Yeah Yeah Yeahs sous la main…)

  • CaribouAndorra
(vive les maths)
  • FeistThe_reminder
  • TunngGood Arrows
(spéciale dédicace maman :-) )


 

5 Electro : non ça ne fait pas beaucoup, oui j’ai peut-être été 
un peu radicale…



  • TurziA 
(Record makers a toujours des bijoux…)

  • ApparatWalls
  • Simian Mobile DiscoAttack decay sustain release
(they really deserve it)

  • DigitalismIdealism
  • Justice – †
(j’ai hésité pour celui là, mais après tout…)



Mais aussi (funk, hip-hop, rap, world…): 6 supplémentaires pour 
le plaisir.


  • Chin Chin Chin Chin

  • Cinematic OrchestraMa fleur

  • Mark RonsonVersion

  • Wax TailorHope and Sorrow

  • Amy WinehouseBack to black

  • Tumi and the Volume -
Tumi and the Volume 

 

II. POCHETTES



5 Mention spéciale pochettes d’albums : un album à la belle pochette 
ne peut pas être complètemement mauvais…


  • Cinematic OrchestraMa fleur

  • Chin ChinChin Chin
  • Of MontrealHissing Fauna, are you the destroyer ?

  • So So Modern Friendly Fires

  • TurziA


 

II. CONCERTS

Toute ma reconnaissance, mon estime et ma gratitude vont aux employés 
des salles, des labels, des managers et des tourneurs qui me permettent 
d’entrer souvent gratuitement.
Un concert dépend de trop de conditions pour qu’on puisse le juger 
impartialement. C’est une opération à double tranchant pour les groupes 
qui doivent composer avec nombre d’aléas personnels, mais aussi indépendants
 d’eux-mêmes (techniques, sanitaires, climatiques, psychologiques…). 
On perd rarement le goût de l’album si la prestation scénique est mauvaise, 
on peut en revanche facilement être surpris par la qualité d’un spectacle 
et avoir envie de réécouter l’album…



  • Sammy Decoster @ EMB – Sannois, janvier 2007
Sammy Decoster ça a d’abord un visage d’angelot sur du papier glacé, 
ça a ensuite été une très belle surprise sur scène. Touchant par sa spontanéité 
et sa qualité, petit homme fébrile accroché à sa guitare. 
Ca a surtout été la découverte d’une des plus belles salles d’Ile de France, 
tant par la qualité de sa programmation que par l’accoustique proposée 
ou la gentillesse de ses habitués. 
Non, toute la musique n’est pas à Paris… 
à 20 minutes de transilien, il y a bien mieux.


  • Guillemots @ La Maroquinerie, février 2007
Après les avoir vu 3 fois en 2006, je plonge à nouveau avec délice dans les 
volutes sonores du plus cosmopolites des groupes de pop. 
Avec Antoine et Déborah, notre trio infernal est au complet, le délire peut 
commencer.
Et quelle joie de voir apparaître un Fyfe Dangerfield sapé en damiers assortis à 
son clavier, interprêtant ses dernières créations avec un tournant résolument
électro-rock…


  • Acoustic Ladyland @ Nouveau Casino février 2007
Salle un peu vide, personne n’est venu voir ces anglais, qui interprêtent 
un jazz-punk épuré et impeccable. Première véritable discussion avec Benoît, 
un Maume génial sous bien des coutures…


  • The Do @ La Maroquinerie, avril 2007 
Ah Ah, alors pour une fois, je venais pour la première partie de trois groupe. 
Retrouvailles avec un autre fan de la première heure, Skalap, 
et dès le premier titre, nous sommes certains de ne pas nous être trompés. 
Ce sera LE groupe de 2007. La suite m’a prouvé que oui, et j’ai été les écouter 
à cinq reprises avec toujours autant de plaisir : casseroles, guitares, bruitages 
divers, et une voix qui vous laisse muet… 
Le même soir la tête d’affiche était Pop Levi, reconverti de l’electro, 
maquillage noir, vêtement psychés impression vitrail… Un show réussi mais 
finalement presque conventionnel à côté de Dan, Olivia et Jérémie…
  • !!! @ Bataclan, avril 2007
Bataclan, 800 personnes, la jauge limite pour réussir à apprécier le spectacle. 
Nous sommes venus, nous les avons vus, ils nous ont vaincu…
Alchimie parfaite, sur scène et dans la salle. Même Antoine se met à danser :-) .


  • Terry Poison @ Paris Paris, mai 2007
Jamais je n’ai vu des minettes plus droguées qu’elles, capables d’assurer leur 
spectacle sans faux pas. Elles commencent vers 2h (deux heures de retard), 
euphorie générale, les coincés du PP se laissent aller…


  • Architecture In Helsinki @ La Flèche d’Or, mai 2007
Une file d’attente de plus de 30 mètres pour un des premiers concerts parrainé 
par Motorola (les télécoms, avenir de la subvention culturelle ?), 
alors que presque personne ne sait qui ils sont. Recroquevillée et pressée 
comme une sardine, j’écoute et me délecte. Comme en boîte (de conserve), 
la foule oscille lentement pendant plus d’une heure en regardant, médusée, 
la troupe australienne déjantée se jouer de ses nombreux instruments.


  • Art Brut @ Maison de RadioFrance, juin 2007
Comment oublier ce concert en petit comité, à l’occasion de la sortie du second 
et tout aussi bien réussi album de ces anglais complètement allumés ?
Comment oublier ce chanteur en vieux jacquard rouge Lacoste et chaussettes 
sur la moquette ?
Comment ne pas aimer avoir une anti rock-star à genoux devant soi ?
J’étais avec Déborah, qui exultait autant que moi, je soutenais mon mémoire 
le lendemain…


  • Chin Chin @ La Maroquinerie, octobre 2007
A force de les rater, j’ai fini par les attraper. Impeccables sur toute la ligne, 
un spectacle magnifique d’une heure et demi, ambiance survoltée, chaises musicales, 
hystérie pour du funk… ça fait un bien fou !


  • So So Modern @ BBMIX (Boulogne-Billancourt), octobre 2007 
Attention tornade ! Ils viennent de Nouvelle-Zélande, sont habillés en pandas, 
dansent divinement bien, et réussissent le pari de faire lever et danser un public 
engoncé dans des fauteuils de conservatoire. A suivre…


  • La Maison Tellier @ Le Zêbre de Belleville, novembre 2007
Lorqu’on plonge dans l’univers de 5 normands, plus que touchants, on en oublie que 
le temps passe… vite. Presque deux heures de show, de la folk mélancolique et épurée 
aux reprises rock. Ils font honneur à leur nom. After au Wepler après une épopée 
rocambolesque dans le gros camion blanc…


  • Metronomy @ Transmusicales (Rennes), décembre 2007
Lorsqu’on vient écouter Simian Mobile Disco et Dan Deacon, on découvre plus original… 
Metronomy s’active sur scène avec une rigueur implacable, actionnant leurs petits coeurs 
roses… heartbreakers !




 

Nouveaux albums attendus et/ou reconnaissances pour 2008


  • Rien (Radio Campus !!!!!!)

  • The Do (on peut déjà l’inscrire au Best of 2008)
  • Sébastien Tellier (tiens tiens encore Record Makers…)
  • Metronomy
  • Foreign Beggars

  • Jamie Liddle

  • Hindi Zahra (she really deserves it)

  • Apple Jelly

  • Fortune (oui Abstrakt Keal Agram c’est terminé, un meilleur accueil pour 
Fortune svp, on se concentre et on écoute sans à-priori, merci !)

  • Adam Kesher

  • Pokett